poèsie

J’ai le coeur en fête…

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Aujourd’hui …

J’ai le cœur en fête …Rien ne m’est  plus agréable que de rire…. De tout , de rien, simplement de la pluie qui fait flip… flap… flop …des feuilles d’automne qui tournent en farandoles . Oui je vois bien que vous vous demandez ce qui m’arrive? Vous allez me répondre:  » paroles ..paroles… et encore des paroles ! »

Et bien essayer vous aussi de trasformer votre journée en rire et vous verrez la joie que vous en éprouverez! 

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Je choisis de rire.

Le fou rire de la vie,

Le monde en un sourire.

 L’essence de l’éclat,

Ou bien l’excentrique,

On en fait tout un plat,

Au bord de la panique,

Quand on veut du tangible

Quand on cherche le réel,

Le rire devient irascible,

Un peu caractériel.

Il est insaisissable

 Parfois indépendant.

Il prend naissance

La ou on ne l’attend pas

 Il est incontrôlable.

Il  peut nous échapper

Il se moque bien des règles

Et du bien ordonné

Il est le rire.

Parfois il prend naissance

Et se rit du gentil,

Dans son insouciance

Prouvera qu’il existe

Dans les délires du tendre

La ou il prend naissance.  

(Roberte Colonel)

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citation

Bob Marley a dit…


Bob Marley a Dit
Tu n’es peut -être pas son premier amour, ou pas son dernier, ou l’unique. Elle a aimé avant et elle pourrait aimer quelqu’un d’autre. Mais si elle t’aime maintenant, quelle est l’importance? Elle n’est pas parfaite. Tu ne l’est pas non plus, et vous ne le serez pas. Mais si elle peut te faire réfléchir à deux fois, si elle admet n’être qu’un être humain et commettre des erreurs, ne la laisse pas s’en aller et donne lui le meuilleur de toi-même.
Elle ne va pas te réciter des poèmes, elle ne pense pas a toi à chaque instant, mais elle te donnera une partie de sa personne en sachant que tu pourras la briser. Ne la blaisse pas, ne la change pas, et n’attends pas d’elle plus que ce qu’elle peut te donner. N’analyse pas. Sourie quand elle te rend heureux, crie quand elle t’énerve et ressens son manque quand elle n’est pas là.
Aime avec tout ton être quand tu recevra son amour. Parceque les femmes parfaites n’existent pas, mais il y aura toujours une femme qui sera parfaite pour toi…  (Bob Marley)

– « Une de mes amies a publier cette citation ce matin sur facebook j’ai aimé d’où ce plaisir ce soir de le partager avec vous. »

« Plus de trente ans après sa mort, Bob Marley reste toujours d’actualité. Dépassant le seul cadre musical, il est devenu une référence culturelle.» 
Bob Marley et le groupe qui l’a accompagné, en l’occurrence The Wailers, constituent presque deux entités. Après Peter Tosh et Bunny Wailer, il faut citer Aston Familyman Barrett… 
Bob Marley et The Wailers ont beaucoup œuvré à la connaissance du reggae dans le monde. Le surnom de pape du reggae, collé à Bob, n’est pas usurpé, tant il fait cause commune avec cette musique, qui a contribué à la décolonisation du continent africain (Zimbabwe). Bob reste un grand parmi les grands …  

citations

L’espérance dure longtemps…

 

L’espérance dure longtemps tant qu’on y croit : c’est une déesse trompeuse, mais bien utile. (Ovide)

La saison d’automne remplit nos sens avec des couleurs audacieuses !. 

Te voilà enfin
évadé provisoire
d’un automne si prompt
que ma vigilance contournée
a perdu ses assises

mais oui je résiste
témoin assidue
du convoi exubérant
où je n’ai nulle part

comment le retenir
je perds pied dans ces ténèbres
où tu me presses

il doit être possible
de régénérer l’ultime présence
de ton sommeil étrange
j’écarte toute rupture
et la peur abhorrée
dors
les mots et les gestes assouplis
font déchanter les visiteurs importuns
qui balisent ton repos

(Nicole Desrosiers)

(Peinture Léonard Diane) 

Diane Leonard est l’un des impressionnistes contemporains les plus respectés de l’Amérique. Elle est l’un des vingt-cinq membres de la Société d’impressionnistes américains. Un artiste autodidacte, son travail est exposé dans le monde entier, y compris son premier one-woman show à Nagano, au Japon. 

 

poésie

L’Automne…

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Pour le Poète, dans quel mesure la poésie permet-elle le dépassement d’une épreuve?

L’automne

Salut ! Bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

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Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux. 

Alfonse De Lamartine (1790-1869)

et poèsie

La poésie et la vie…

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La poésie est à la vie ce qu’est le feu au bois. Elle en émane et la transforme. (Pierre Reverdy)

Rêverie

Lorsque l’esprit se perd,

La pensée vagabonde,

C’est le poète, en expert

Qui recrée le monde.

La vie que vous rêvez,

il peut la transcendez

Il sait réinventer

Les rêves que vous formez.

Suivez donc ses écrits

Voyez ou il vous conduit,

Et regardez la vie.

A travers le regard

D’un poète qui crée,

Il n’y a plus de hasard,

Tout ce qu’il écrit est poésie.

Quand vos pensées dérivent,

voyez les couleurs

Dans un monde que ravive

le poète et ses humeurs.

(Roberte Colonel) (toile de Lenz Geerk)

Amitiés

Toi le poète…

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Si l’âme, souvent enferme ses émotions la poésie sait ouvrir leurs prisons. R.C
Ces quelques lignes pour Charef  mon ami de blog.  La sortie de son  premier recueil de poésie 
« Zoulika »
« La soeur que je n’ai pas eu »  édition Edilivre  parait  aujourd’hui. 
Et c’est ainsi que le poète trace ses lignes dans le silence de la nuit.. Il ne voit pas le temps passer. Même si tous les quinze minutes, l’horloge lui rappelle que la nuit avance. Même si le silence est de plus en plus profond. Il ne voit que les mots qu’il écrit avec avidité comme si sa vie en dépendait, comme si ni le temps ni la raison n’avaient plus cours. Et les mots se bousculent. Et les mots le troublent. Et il continue, parce qu’il ne sait pas comment abandonner sa page il y a des heures qu’il écrit. Parce qu’il ne sera rassasié que quand il aura écrit le dernier vers de sa poésie. Et encore, ce n’est pas sûr. Il restera peut-être un doute. Parce que certains vers ont une fin ouverte qui laissent entendre ce que chaque lecteur veut bien lire. Roberte Colonel

poésie

Deux saisons… Printemps… Eté

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 Printemps 

J’ai vécu d’adorables moments

Entre rêves et sentiments,

Amour et poésie.

J’ai partagé avec toi

De beaux instants !

Rien d’autres n’existait.

Je reprenais goût au plaisir

Aux rires et à tous nos délires.

Les roses que tu me cueillais

Avaient un parfum enivrant

Nous étions tout feu, toute flamme,

Nos cœurs à l’unisson

Partageaient leurs secrets.

Et si tu te souviens c’était bien !

Il y eut entre nous un orage,

Des éclaires dans le ciel,

Ça ne dura qu’un instant.

Puis, j’ai vécu  le sublime,

Le bonheur sans  tourments.

Eté,

Il fut brûlant… parfois désespérant.

J’ai connu des joies

A me couper le souffle.

Puis, descendu des pentes

Où le chagrin ravine le coeur

J’ai vécus des rancœurs

A détester la vie.

Puis, j’ai espéré

Et vu resurgir

Des lendemains d’amour.

Fin d’été,

ce n’est plus la clarté

Mais un feu électrique

Qui  semble vouloir

Brulé mes illusions.

Une pluie de larmes glacée

Coule sur mes joues

D’avoir trop espéré

Des jours plus doux. 

(Roberte Colonel)

(Peinture Johan-Mussely-couleurs-du printemps)

chaïnes, corps, nuits, rêve, souvenirs

Le chemin qui mène à toi

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Le chemin qui mène à toi
Je ne sais d’où il vient, ni comment il mène à toi,
Comment y pénétrer et me transformer en festin pour tes désirs
Je me demandais
Vais-je peut-être y revenir?

Une image
Ne peut désormais se raconter
Elle s’est oubliée
Elle s’est engouffrée dans le mirage du souvenir. Qui étais-je
Où suis-je maintenant? Dans
Ce qui fut au début? Ce qui fut à la fin? Resserrée entre les deux
Peut-on rendre ses pas au passant?
L’identité serait-elle cette question?
Une boule dans l’espace de la mutation
Un signe de la main et départ

Je ne voyage qu’entre
Un rêve et un rêve
Nos corps et leurs deux visages
Flux de lumière de deux chansons
Je ne voyage que pour m’éclairer
La face de la vérité dans nos corps
Rêve et réalité sont deux enfants :
Celui-ci est espace
L’autre est temps

Hier lors de notre rencontre
Je libérais mon âme de la nuit de ses chaînes
J’apprenais à ses cils
Comment te regarder


Regarde-la voilà qui coule entre nous
La nommerais-tu vague?
La nommerais-tu rose? Prends-la
Émiette-la sur tes lèvres

Qui suis-je? Tu demandes
La réponse est mon corps
Tu connais ses légendes
Mon corps ce voyageur
Dans un nuage de terre.

  •  Vers la nuit des images
    Où nous partagions les rêves
    Et les voiles
    Des marins de l’amour
    Et que nous découvrions leurs rivages :
    Flux et reflux, nous nous élevons et nous descendons
    Mon corps voyageait dans un navire
    De nostalgie,
    Et mes chants dans un navire
    D’étincelles —

    Vers la nuit des images Comment rester racine pour ton amour
    Alors que je ne suis nu eau ni terre? À l’ombre
    Je me renie et au soleil
    Je me demande d’où je suis venu? Mais
    J’essaierai d’apprendre où et comment demeurer
    Un nuage pour ton amour

Rends-moi comme je désire
Comme j’étais, vagues
Chacune de mes veines
Est navire d’amour
Ne crois pas
Je n’ai jamais dit :
J’ai la nostalgie du rivage

(Adonis, La forêt de l’amour en nous)

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 Adonis parle de la musicalité de la langue arabe, puis récite l’un de ses poèmes que je traduis ici: L’enfant que j’étais m’est venu une fois d’un visage étranger Il n’a rien dit, Nous avons marché en se regardant avec curiosité; en silence. Nos pas sont une rivière qui court, étrangère; Au nom de cette feuille flottante dans le vent, les branches nous ont réunis; Et nous nous sommes séparés comme une forêt écrite par la terre et racontée par les saisons; Eh! Enfant que j’étais! Approche! Qu’est-ce qui nous rapproche maintenant et que dirons- nous?

citation

Evocation de L’hypocrisie…

Hypocrite

« L’hypocrisie cache, sous le masque de la piété et de la bonne foi, le punissable dessein de tromper.
Citation de Mirabeau ; Pensées et maximes (1749-1791) »

« Pour combattre l’hypocrisie les meilleures armes sont la franchise et la simplicité. » (St Vincent De Paul)

« L’hypocrisie est un mensonge timide et bas ; le mépris est sa punition. » (Jean-François de La Harpe)

 « Les hypocrites les plus doux sont les plus redoutables. » (Victor Hugo)

L’évocation de l’hypocrisie chez Molière

Qu’est ce qu’un personnage hypocrite ?

Le personnage hypocrite a des actes qui ne correspondent pas à sa pensée et il tient une parole trompeuse en dissimulent ses véritables sentiments. Il peut aussi faire preuve de vertus qu’il n’a pas.

Etude de deux œuvres de Molière : Tartuffe et Dom Juan

Tartuffe

Le Tartuffe ou l’Imposteur est une comédie que Molière écrivit en 1664. C’est la pièce de Molière qui a suscité le plus de scandales. Elle fut interdite quelques jours après la première représentation. Pourtant, Molière n’y renoncera jamais, contrairement à Dom Juan qui n’a pas été rejouée après avoir été interdite. Lorsqu’en 1669 on joue enfin librement Tartuffe, Molière y a tout de même ajouté une modification qui porte l’habit sur l’habit de l’hypocrite : celui ci n’apparait plus en petit collet. Cela met désormais l’accent sur l’hypocrisie du personnage plutôt que sur son rôle de directeur. Parmi les thèmes abordés dans la pièce, le thème principal est effectivement l’hypocrisie. Molière prend alors un risque en dénonçant un vice : « L’hypocrisie est dans l’État, un vice bien plus dangereux que tous les autres ».

Le personnage de Tartuffe : Tartuffe est un personnage à double facette, l’allégorie de l’hypocrite et sa morale peut se résumer dans sa célèbre citation « ce n’est pas pécher que de pécher en silence », Lorsque Tartuffe apparaît dans la pièce pour la première fois, le spectateur connait déjà la sournoiserie du personnage et se demande seulement comment « les honnêtes gens » vont réussir à mettre à jour sa supercherie. Pour arriver à ses fins (toucher un héritage), le personnage n’hésite pas à jouer de son talent d’hypocrite. Il parle sous le masque de la sincérité.

Don Juan

Molière écrit à partir d’août 1664, Dom Juan, destiné à remplacer Tartuffe à l’affiche : courageusement, il y reprend l’attaque contre l’hypocrisie ; Dom Juan fera à son tour l’objet d’une violente attaque des dévots. La pièce est jouée 15 fois, mais Molière ne la fait pas imprimer, et elle ne sera plus représentée de son vivant.

La tirade de l’hypocrite: Dom Juan est connus notamment pour sa célèbre tirade sur l’hypocrisie récitée par Dom Juan lui-même:

Par : colutheanna.over-blog.com

Auteur

Douce fin d’été…

En cette fin d’été, Marie contemplait le doux roulis des vagues. Assise au bord de la mer elle a ouvert un livre. Mais elle ne le lit pas.  Plongée dans sa rêverie elle tente de se faire une raison. Et se faire une raison quand on cherche les raisons lui semble une tâche bien compliquée. D’ailleurs, elle a toujours trouvé curieux cette idée de se faire une raison là où aucune raison ne lui semble valable. Pour qu’elle raison  devrait elle alors se soucier de ce qui pourrait se produire demain alors qu’aujourd’hui lui semble si parfait. Elle ne savait pas s’il l’aimait le saurait elle jamais ? Ce qui lui arrivait, elle ne l’avait pas espéré. Est-ce si ridicule d’aimer à son âge ? Elle souriait et ce sourire la rendait heureuse. Elle s’était jurer de ne plus jamais aimé mais lorsqu’il était apparu dan sa vie il lui a avait fait oublié toutes ces résolutions. Elle se moquait bien de ce qu’on pourrait penser d’elle lorsque l’on apprendrait son attachement pour cet homme brillant si différent d’elle. Pour tout dire, elle se moquait bien que Dieu existe ou non, qu’il la juge où non, et tout en faisant couler le sable entre ses doigts, une subite rougeur colora ses joues. Elle s’était tournée vers les vagues, le sourire plus léger, plus tremblant, comme l’affleurement d’une émotion à la fois tendre et charnelle en pensant  qu’elle était amoureuse. Tandis qu’elle tentait de serrer sa pensée au plus près elle savait que rien ni personne la retiendrait d’aimer cet homme. Elle n’y pouvait rien. Et rien non plus ne lui paraissait inimaginable. Son regard ce fit mélancolique en suivant les vagues venues s’échouer près de ses pieds. Elle soupira, ferma les yeux et sourit de nouveau, non sans une certaine malice et la même tentation de son désir de lui s’empara de son corps. (Texte RoberteColonel) (peiture André.Deymonaz.)

poésie

Je t’avais attendu…


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 je t’avais attendu

mais jusque-là sans douleur
j’attendais aussi le poème véritable
tu me l’as donné
alors désormais je me tais
je te laisse ma dernière lumière
tu éteindras
tu m’embrasseras en quittant
car tu étais, depuis longtemps,
mon imprévisible douleur
et demain
mon silence malheureux

Normand de Bellefeuille, Un visage pour commencer

pensée

Dans la main d’un, d’une amie…

Partager l’amitié, aide à chasser la tritesse, apporte un baume sur les âmes en détresse. Même si elle n’est que virtuelle elle n’est pas moins réelle.

L’amitié est un trésor qui prend de la valeur avec le temps. C’est ce dire que quelque part un ami, une amie est là prête a répondre à vos urgences lorsque votre détresse ce fait trop  lancinante.

Un ami, une amie c’est tout celà, et bien plus encore ! … il y aura toujours un oiseau qui chantera pour nous, un enfant qui nous sourira, et un papillon qui nous fera cadeau de sa beauté.

– Mais si un jour tu vois que je ne marche pas, que je ne souris pas ou que je me tais alors approche toi de moi et donne moi un baiser, tiens moi dans tes bras, et offre moi un sourire, seulement un geste de ta part me fera retourner à mon chemin. Ne l’oublie Jamais… 

Billet paru en Janvier 2011 et retravailler aujourd’hui.

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Les galets que nous laissons derrière nous…

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Les galets que nous laissons derrière nous

Faisons-nous autres choses dans notre vie que de laisser quelques traces derrière nous ? Des pierres que d’autres ramasseront, parce qu’ils les jugeront précieuses ou qui seront abandonnées à leur sort parce que personne ne les verra ? Il y aura de l’un et de l’autre. On ne plaira jamais à tous et tous n’entreront pas dans nos vies. Et c’est très bien ainsi. Il faut savoir s’éclipser quand on est mal quelque part, privilégier les rencontres avec ceux qui nous stimulent, ne pas dire oui pour faire plaisir à l’autre, mais bien un vrai oui, significatif, un oui dont on ne se retirera pas.

Oui, je laisse des galets derrière moi. Quelques-uns les ramasse, d’autres pas. Ces galets, je les ai ramassés à mon tour, avant. Je ne les jette pas, je les partage. Ces galets, ce sont mes mots, mes lectures, mon enthousiasme, mes découvertes, mes amitiés. Galets trouvés, galets offerts, je les sème à mon tour. Guideront-ils quelqu’un ? Je ne sais pas. Je les laisse faire leur chemin jusqu’à ceux qu’ils toucheront. 

Ce sont des galets donnés. Je ne les reprendrai pas.

D’autres arriveront sur mes sentiers, loin des chemins tracés d’avance. Ils porteront des prénoms. Où ils me feront danser ou rêver. Ils m’entraîneront dans leur univers et je me laisserai porter. Car je suis toujours en quête de nouveauté. Et si un galet prometteur n’arrive pas à conserver mon intérêt, ou je laisse quelqu’un d’autre le trouver, où je le mets de côté temporairement.

Il y aura toujours des pierres au sol. Seuls ceux qui regardent droit devant eux, sans jamais poser les yeux plus bas, ne les verront pas. Et ne sauront souvent que, bien trop tard, ce qu’ils ont raté et à côté de quels trésors ils sont passés.

C’est dans les chemins de traverse que se trouvent souvent l’inespéré, la petite pierre anodine qui dégage pour soi une lumière pareille à aucune autre. Bonne promenade. Dehors. Dans une bibliothèque. Sur le net. Peu importe. Je sais qu’aujourd’hui une petite roche est là pour chacun d’entre nous.

Aujourd’hui j’éprouve du plaisir a partager avec vous ce texte pour ne pas laisser derrière moi de telles vérités.

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Une autre histoire se glisse…

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« Écrire à quelqu’un est la seule manière de l’attendre sans se faire de mal. » [Alessandro Baricco]

Chaque toile ouvre sur des histoires que je peux raconter ou inventer. Et quand je croirais avoir tout dit, une autre histoire se glissera à nouveau sur la page de mon manuscrit. Et la vie ne sera pas triste ? Facile, quand on passe sa vie à fabriquer des histoires, Facile, quand on a une imagination comme la mienne, de voir des indices à partir de détails non concluants ou significatifs. Facile, je vous dis. Et quel bonheur que de constater que  d’un secret peut naître une histoire qui me porte à imaginer son déroulement.

l5 À quoi rêve Marie penchée sur sa page blanche? Aux rendez-vous manqués ? Aux personnages qui ont croisé sa vie se jouant de ses sentiments ? À ceux qui lui ont menti plus d’une fois ? Aux eaux troubles desquelles elle est sortie parfois perturbée ?

À quoi rêve-t-elle ? Rêve-t-elle vraiment aux blessures dont on ne guérit jamais vraiment tout à fait ou se laisse-t-elle bercer par d’heureux souvenirs qui prennent le pas sur tout le reste ?

Je l’imagine triste, et pourtant sereine. On peut par moments être triste et heureux, l’un n’empêchant pas l’autre. Aux errances et aux quêtes effrénées, elle a choisi dans l’absence sa destinée. Et, dans le creux douillet de ses propres bras pour endormir la douleur, l’écriture d’un livre comme refuge. Il est là son bonheur, au moins pour ce soir. Demain, il y aura des sourires à nouveau. Elle aura levé l’ancre de l’eau grise où il lui fallait passer quelques heures pour apprécier à nouveau la beauté du monde. Elle lui a promis d’écrire, souvent. Elle le fera. Ce ne sera jamais une obligation. Il n’y a pas d’obligation entre eux. Que du bonheur, que du partage. Elle lui racontera la couleur du ciel, l’oiseau sur la branche, l’odeur du café, une fleur dont elle ne connaît pas le nom. Elle lui parlera de ces endroits où ils iront sans doute un jour.

Comme elle est belle, comme elle est belle, tandis qu’elle lui écrit. Mais n’est-elle pas d’une certaine façon en train d’attendre ? D’attendre une réponse, d’espérer une réponse?… Mais tout cela est tellement agréable, ce jeu de se redécouvrir. Et cette attente n’est pas douloureuse, mais stimulante. Elle n’attend plus quelqu’un, elle attend une lettre. Qui arrivera quand elle arrivera. Il n’y a pas d’urgence en elle. Juste un peu de curiosité.

Oui demain, elle verra revenir le soleil dans sa vie parce ce soir je l’imagine ainsi Marie. (Roberte Colonel) Peinture Mark Selter.