Publié dans Ecrivain

Tu étais une jeune fille bien née…

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Tu étais une jeune fille bien née…

De tes parents tu fus aimée Jusqu’à ce jour maudit 

Où la maladie emporta la vie de ta maman.

Tu n’étais alors, qu’une toute petite fille de huit ans.

A cet instant, tout s’est effondré autour de toi  te laissant orpheline.

Ton papa décida de t’élever. Pour que toi, sa fille chérie,

Soit unique à son cœur et dans sa vie.

Vous trouviez votre bonheur oubliait vos pleurs,

Priant pour qu’aucun abîme jamais ne vous sépare.

Mais le destin ce malin en avait décidé autrement.

  Se jouant de vous il mit sur votre chemin une femme

Qu’immédiatement tu t’empressa de refuser.

Vint pour toi l’adolescence,

Période de révoltes, de désobéissance.

Tes quinze ans où éprise aux larmes de la vie,

Ton inconscient dérapa pour un jeune garçon.

Tu t’offris à l’interdit.

Pendant ce temps les allemands arrivaient aux portes de Paris.

Prise aux jeux de tes délires tu iras jusqu’à te faire arrêter

Dans un bar en compagnie de l’ennemi.

Ton papa sera averti

Mais il ne viendra pas te chercher.

Moi, pendant ce temps, je grossissait dans ton ventre

Jusqu’à ce jour de début mars où tu me donnas naissance.

Je fus ton enfant unique. La guerre nous a séparées.

Des événements que tu n’as su prévoir

M’ont privée de toi, j’étais ton bébé Maman.

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 Lorsque mon âme s’échappe

Au large d’un sourire,

Mon inconscient dérape

Sur les mots pour la dire.

Toutes ces choses inscrites,

Aux larmes de la vie,

Paroles inédites,

Faux fuyants à l’ennui

Se livrent à l’envie.

(Roberte colonel)

 Cet hommage à maman. Je ne retourne pas dans mon passé comme il m’est dit parfois, mais lorsque arrive la date de mon anniversaire il y a  un souvenir précis en moi, un vœux que fit maman. Elle souhaitait que me soit remis un cadeau préparé à mon intention pour mon anniversaire. Ce cadeau ne me fut jamais remis. Je ne peu  m’empêcher de penser à son désespoir de ne pas avoir été entendue. Une raison parmi beaucoup d’autres qui font que cette période d’anniversaire m’attriste.

(Toile de Steve Henderson)

 

Auteur :

Auteur de six livres : Livre document « Où es tu maman » « Editions Michel de Maule » et, « Grand Caractère". Un roman " Le Sac à Dos" aux éditions « Grand Caractère ». Le déroulement de l'histoire se situe en montagne plus précisément à Chamonix. Livre Récit : « Rêves enfouis» Editions Ed2A Roman : « Passion sur Internet » « Equinoxe » « Sophie la clé du Bonheur» de Roberte Colonel- coauteur Charef Berkani. Editions Ed2A Mes loisirs : J'aime me promener au bord de la mer de Valras-Plage et faire de belles ballades dans les sentiers de ma région du Languedoc Roussillon. J'aime passionnément l'écriture et l’échange de lecture sur les billets de mes amies blogueuses.

41 commentaires sur « Tu étais une jeune fille bien née… »

  1. il y a toujours ce manque en nous quand nous perdons celle qui nous a mise au monde
    quelques tristesses ici dans tes mots mais je te comprend
    bises Roberte

    1. Dany, Je n’avais jamais fait un poème à maman. Je suis heureuse d’avoir réussi à lui clamer mes mots… un cadeau que je lui envoi dans son petit coin de ciel.
      Bonne soirée. Bises

      1. Comment faire je n’arrive pas à oublier le mal qu’il lui fut fait. Ce n’est pas du radotage je t’assure. Celui qui n’as pas vécu pareil situation ne peut comprendre. Bien sure que je vie comblée par un tas d’événements, bien sure que je suis optimiste, heureuse de mon sort, mais je ne peu oublier maman.

  2. Comme tout est bien dit; avec le coeur.Elle a un cadeau ce jour… On ne peut oublier, je pense même qu’il ne faut pas oublier.Avec toute mon affection; Je vais allumer une bougie ..

    1. Merci Marie.Ce soir je suis heureuse d’avoir passé du temps avec elle comme si elle avait assisté à mes côtés à l’élaboration de ce poème que je lui destiné…Maman à temps manqué à ma vie.
      Amitié.

  3. Quel beau poème et comme je vous comprends. Votre maman repose dans un joli village au pied de la montagne. Je suis sûr que de la haut elle veille sur vous. Votre maman serait fière de ce que vous êtes devenue. Pour avoir été à vos côtés à un certain moment je sais que votre coeur saignera encore longtemps. Amitiés et continuez
    Marie-Anne

    1. Marieanne vous seule savait ce que fut ma détresse lors de la relève du corps de maman. Vous étiez là présente et témoin de mon chagrin. je n’oublierais jamais ces instants. vous avez toute mon amitié.Je vous embrasse. Roberte

  4. Ah ! Oui, comment ne pas y penser, en effet ! Cet hommage, Roberte, il vient du cœur, du tien, il est superbe et si touchant !
    Douce soirée,
    Gros bisous♥

    1. C’est fou comme le temps passe et me laisse avec mes manques de ne l’avoir connue, aimée, de nous être chamaillée, nous n’avions que 17 ans de différence. Te rends tu compte. Peut être que nous aurions été comme des soeurs et non comme mère fille. Que c’est injuste.
      mais la vie est cruelle parfois et malgré cela il faut continuer son chemin.
      Bisous Colette.

    1. Je lui en tant écrit des mots … je ne savais a peine écrire que déjà je lui traçais des mots sur tout papier qui me tombait sous la main.
      Mais par bonheur elle aussi a beaucoup écrit et son courrier fut archivé? ces lettres m’ont été remises ce qui m’a permis de découvrir sa vie, son désespoir de n’avoir pu me reprendre et bien d’autres choses encore.
      Bisous gyslaine

  5. Ton histoire est émouvante. J’ai perdu maman en Septembre dernier. Je suis le benjamin des trois garçons qu’elle a eu. J’ai en projet un recueil de poésie. Son titre: Zoulikha , le prénom qu’elle destinait à la fille qu’elle n’a jamais eu. Nous avons tous une dette envers .nos parents. Pensée…
    Charef

    1. Charef, Il me semble que tous les deux nous avons quelques points commun en plus de notre grande sensibilité. Bien évidement je ne parle pas de ce qui concerne la vie de nos mamans.

      Maman fut absente de ma vie et pourtant je n’ai eu de cesse de l’attendre et de l’aimer.Il n’y a qu’une dizaine d’années que j’ai appris son histoire.
      Je ne sais si tu a eu l’occasion d’aller sur mon blog d’écrivain là tu y découvriras qui je suis en te promenant sur les billets des années 2009,2010, et suivants.
      Voici les adresses de mes blogs:

      ♥♥ ROBERTE COLONEL ..♥♥ http://mariliane.wordpress.com/

      http://alexandra20ans.wordpress.com/ MES LIVRES et MES MOTS

      Amicalement. Roberte

    1. J’ai tant écrit pour maman. J’ai même publier un livre regarde sur le billet de la première page de mon blog marieliane.
      Mais aujourd’hui j’ai voulu ce cadeau en poésie. Il y a très peu de temps que j’ai commencé à écrire de la poésie. Je m’en croyais incapable. Un ami m’a encouragé et j’ai suivit ces conseils. Aujourd’hui je suis heureuse de ce que j’ai écrit pour ma maman qui est tout la haut dans son petit coin de ciel.

      1. Marguerite j’irais lire tes pages..et vois tu je crois au destin qui parfois nous joue de sales tours et à d’autres moment place sur notre route des êtres de bonté et de gentillesse. Tu fais parti de cette dernière. Cet après midi je vais te lire. Amitié.

  6. ton poème est émouvant roberte avec ces mots venant du fond de ton cœur ….ta maman doit être fière de toi ♥

    1. Merci Liliane d’être venue lire ce poème ci.
      Merci aussi d’être la gentille amie que tu es pour moi . Et, merci d’avoir été avec moi pour la soirée rencontre/Satsang en compagnie d’Acharya Shree Shankar sur l’expérience de la non-dualité.
      A cet après midi pour le cours de Yoga. Bisous

    1. Merci Georges, il est difficile de trouver de nouvelles formules pour remercier mes ami(es) de blog. Dire combien je suis touchée par vos mots.
      je te souhaite une très belle journée. Bisous

  7. Un bel hommage que voilà à ta maman Roberte, c’est très émouvant…
    Je ne pense pas que d’évoquer le passé soit néfaste ; bien au contraire se référer au passé permet de se repositionner dans le présent. Ce qui est néfaste entre autre, est d’en rester prisonnier. C’est pour cette raison qu’il est bon d’accueillir ses émotions pour faire le deuil de ce qui n’a pas été. Tu sais Roberte, on peut avoir eu une maman, un papa, sans avoir reçu de leur amour pour se construire, et c’est très souffrant aussi.
    Continue d’écrire Roberte s’il te le faut encore.
    Bonne journée , bisous ♥

    1. Lucia,
      J’accueille ton message avec émotion.
      Oui je vais continuer d’écrire ici et ailleurs. J’ai eu trop d’interdis pour que je m’empêche aujourd’hui de le faire. J’ai reçu de l’amour de maman sans le savoir mais mon ressenti pour elle était si fort qu’il ne pouvait en être autrement que celui de l’amour qu’elle m’envoyait et que je percevait au fond de mon coeur.
      Bien oui le passé est loin derrière moi… mais mes manques eux sont toujours bien réelles. Merci de me permettre de partager cela avec toi. Bonne journée. Bisous

  8. Magnifique poésie, dédiée à une Rose Unique (la mère) sur le coeur et l’âme, celle d’un parfum que l’on n’oublie jamais et qui se diffuse à travers le temps…l’Amour que l’on a reçu, si infime présence, à ce temps qui nous est cher, n’est jamais oublié, c’est une goutte d’or éternelle, et dans le jardin de notre coeur, une empreinte gravée, en notre chair, notre sang…à travers ces vers exprimés, l’Amour inonde de grâce, ce souvenir qui vous est cher…il en est ainsi de la vie, « entre larmes et rires », je suis sûre que votre voix poétique, fût entendue parmi les limbes infinis de l’autre rive…Que la paix et l’Amour vous inspire toujours d’aussi beaux vers, et que cet amour, demeure toujours dans votre jardin intérieur, le plus divin des jardins, la seule richesse, qu’est le coeur, est dont notre mémoire, passée, ou présente, est souveraine, en notre âme, telle une Cathédrale, dont la nef porte sa plus belle lumière en Rosace. Merci pour ce magnifique écrit.
    Recevez ma rose poétique,
    Toute mon amitié,
    CorpsRimes.

    1. Merci CorpsRimes.
      Je m’attendais si peu à un message aussi beau, aussi chaleureux, que je suis émue aux larmes. Les mots que je pourrais vous écrire à l’instants ne seraient pas suffisants a décrire l’ émotion qui m’étreint. Merci pour votre beau message qui restera à tout jamais dans ma mémoire.
      Avec toute mon amitié .

  9. j’ai trouve ce texte tres beau et tres emouvant , et ta conclusion , qui est tres belle egalement , qui renforce le texte , pour finir encore plus fort , ca m’a emu , et ce n’est pas vraiment mon genre de m’emouvoir . ( le Feroce dans mon pseudo n’est pas la pour faire joli ) . C’est tout l’interet d’un texte ou d’un poeme , c’est quand il a un lien avec la realite , que ce ne sont pas juste des mots sur une page , pour impressionner les cretins ou faire son interressant sur son blog , comme certains . Je n’aime pas trop commenter sur les sujets graves et serieux . Mais sache que tu ne fait pas partie des gens a qui je met des likes de mepris , bien au contraire . Et si je ne commente pas , c’est par respect et pudeur , meme si la porte est ouverte , je ne suis pas chez moi , on ne se connait pas .

  10. Bonjour Roberte,
    Voilà bien longtemps que nous nous connaissons, suite à ton premier livre qui obtint auprès de moi autant d’échos pour ton histoire. La mienne est d’un autre monde.
    Comme ce poème est vrai, touchant, émouvant. Il laisse parler ton coeur, ton vécu qui t’appartient et qu’au moins personne ne peut t’enlever 🙂
    J’ai été très émue en lisant tes mots et cette nouvelle écriture qui te va si bien.
    Je voudrais te dire merci pour mon ancien blog filamots, nullement fermé, en jachères et de ta visite en ces lieux.
    Je ne puis que te conseiller de continuer dans la voie que t’inspire la poésie, elle te va si bien 🙂
    Avec toute mon affection sincère.
    Geneviève

    1. Merci Filamots… Effectivement il y a très longtemps que date notre premier échange. L’amitié ne s’arrête pas parce qu’il y a une absence. Nous avions tellement échanger ensemble que je suis heureuse de te retrouver aujourd’hui dans ma nouvelle forme d’écriture. Mais je te rassure si j’aime les rimes j’aime plus encore écrire des petites nouvelles que je nome mes petites roses tant je bichonne mes mes mots mais surtout mes personnages.
      A très vite de te retrouver. Bisous

  11. Il est cruel de voir partir nos proches, mais pire encore celle qui nous a donné le jour.
    L’oublier … oh non ce n’est pas possible, car on garde toute sa vie la blessure de l’avoir vue partir, parfois dans des circonstances difficiles que jeune, on ne comprends pas.
    Tu as su avec ce poème lui dire combien elle te manque et que tu ne l’oublieras jamais.
    Avec mon amitié.
    Peter.

    1. Merci Peter j’attendais de tes nouvelles. J’avais tant besoin que tu lises mon poème. Sais tu ce que cela représente pour moi d’avoir su écrire cette poésie pour maman . Grâce à tes encouragements j’ose maintenant faire des rimes.
      Je veux te dire aussi combien j’apprécie ton commentaire et ton amitié. Roberte

    1. Flipperine oui ce fut difficile…c’est surtout de ne rien savoir sur ce qui c’est passé pour que cela fut ainsi. Maintenant je sais et je suis apaisée.

Merci pour ce commentaire.

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