Guidé par un hasard…

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La vie est un voyage qui prend du temps.

Un voyage sous toutes sortes de vent

Les uns vous poussent, d’autres vous retiennent.

Et parfois il semble qu’il n’y ait plus de vent.

C’est à ce moment là qu’on s’arrête,

Qu’on réfléchi, qu’on regrette, qu’on rêve, qu’on espère… (Jo Hoestlandt Delphine Grenier)

 Guidé par un hasard

 Tu étais venu te poser sur ma page

.Je me souviens très bien de ce jour 

Il faisait si gris dans ma vie.

Tu m’as proposé de devenir mon ami.

Ma réponse fut catégorique :

Qu’il te fallait voir ailleurs

Que pouvais je bien faire de ton amitié?

L’amitié dans ma vie j’en étais pourvue,

Écouter mon refus,

C’était beaucoup trop te demander !

Puis un jour j’ai fini par te céder

Ne sachant plus refreiner ton insistance.

Ma vie si triste, si simple,

Prenait soudain de l’importance,

Elle portait en elle une folie et de si jolies couleurs.

Entre des mots qui font rêver

Entre délires, et projets,

Une année depuis c’est écoulée.

Notre rencontre fut exceptionnelle.

J’avais oublié mes cheveux gris

Que m’avait donnés les années.

Ta jeunesse m’a surprise.

Il y a des frontières à ne pas franchir.

Parfois il m’arrive de voir

ton passage sur  mes pages

alors

Sache que mes plus beaux écrits

C’est ton amitié qui me les a dictés.

(Poésie Roberte Colonel) (Photo Mario Colonel)

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Mélancolie…

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La mélancolie se compose d’une suite de semblables oscillations morales dont la première touche au désespoir et la dernière au plaisir: dans la jeunesse, elle est le crépuscule du matin; dans la vieillesse, celui du soir. (Honoré de Balzac

 Tu sais ce que c’est la mélancolie? Tu as déjà vu une éclipse? Eh bien c’est ça : la lune qui se glisse devant le cœur, et le cœur qui ne donne plus sa lumière. (Christian Bobin)

 Avec la fin de l’amour, apparaissent les rois mages ; la mélancolie, le silence, et la joie. (Christian Bobin) 

Mélancolie

Mélancolie, c’est fluide, c’est doux

Mais quand, parfois elle est en nous,

On aime presque la sentir

En nous venir et puis s’enfuir.

 Elle est pour nous comme une amie

Qui, si bien remplit notre vie

Elle nous effleure de son souffle

On ne peut pas dire que l’on souffre

 On peut la chasser, mais en vain

Tout doucement, elle revient

Et puis vite nous envahit

Comme une étoile dans la nuit.

Roberte colonel   ( toile d’ Emmanuel Grant)   

              

Mais chaque Souvenir, amené dans le rayon de lumière …

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Mais chaque souvenir, amené dans le rayon de lumière, projette une ombre qui est à la fois l’ombre de l’objet lui-même, mais aussi l’ombre de l’oubli; chaque chose produite et nommée ouvre une porte sur la pièce vide de la perte. (Robert Finley)
Il faut bien un jour ouvrir la porte la porte d’ombre, s’avancer vers les premiers degrés, chercher une lumière pour se reconnaître dans des ténèbres si anciennes que la chair humiliée en a déjà l’habitude. (Michel Serres)
On a raison de penser que la lumière et la vue sont semblables au soleil mais tort de croire qu’elles sont le soleil. (Platon)
Que le poète obscur persévère dans son obscurité, s’il veut trouver la lumière. (Jean Paulhan) doc, peinture, sur le blog lali tout simplement

*toile Hendrick ter Brugghen 1588-1629

Hendrick ter Brugghen est allé en Italie à l’âge de quinze ans, après un apprentissage dans Utrecht sous Abraham Bloemaert, un peintre de scènes d’histoire. A Rome, Ter Brugghen vu des photos du Caravage, qui travaille encore à l’époque. Il était fasciné par dramatiques effets de lumière et d’ombre de ce dernier et son usage des gens ordinaires comme modèles. Une dizaine d’années plus tard, il est retourné à la République un caravagesque confirmé, en travaillant en étroite collaboration avec Dirck van Baburen depuis plusieurs années dans le même style. Ter Brugghen peint des scènes de genre de musiciens et de buveurs, ainsi que des scènes bibliques et mythologiques. Les premiers travaux daté par Ter Brugghen est de 1616. Comme compatriote Caravaggists Van Baburen et Gerard van Honthorst, il a perfectionné l’art du clair-obscur et la représentation réaliste.

Toi l’ami…

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Tu es là dans ma vie, en marge de mes jours,

Ce que je sens pour toi, c’est une grande amitié

Tu vis là à coté, il faut que je te rêve,

Il faut que je récrée le puzzle de ta vie.

Je t’invente toujours sur le sable d’une grève

Où repousse parfois la fleur de l’ennui.

Il y a des mois déjà que tu es dans mon cœur,

Tu nages entre deux eaux, à coté de ma place,

Tu m’as appris souvent ce que veut dire le bonheur,

Et ta vie dans ma vie a imprimé sa trace.

Tu es là, inconnu toujours si présent,

Tes écrits ont laissés des traces

Je les ai imprimés au rythme

Des battements de mon cœur.

Ils resteront pour toujours présents

Ils resteront toujours les rêves de mes nuits.

Et le secret de mon âme qui tremble

A la pensée cachée de voir des lendemain

Où la vie te conduirait vers d’autres chemins.

Quand ces jours sont là et cette peur présente,

Je sais que je t’aime toi, alors je réinvente

Des jours où tu es là, installé pour toujours,

Avec,  tout à côté de toi et moi, l’amour.

(Robert Colonel)

 

L’accident…

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L’accident
Elle ne s’était plus promenée seule dans le parc depuis longtemps. Toute une année qu’elle n’avait pu admirer l’allée somptueuse bordée de rosiers odorants qui embaumés aux alentour de l’habitation.
Il y avait dans les yeux de Sophie tant de tristesse, ses joues étaient si pâles que même l’aire qu’elle respirait ne parvenait pas à les colorés.
Un an déjà que l’accident avait eu lieu. Un an qu’elle avait été transportée d’hôpitaux en maisons de rééducation sans espoir qu’un jour elle puisse être de nouveau autonome. L’accident avait eu lieu à quatre kilomètres de leur maison. Une voiture folle était venue s’encastrer à vive allure dans la voiture que conduisait Thibault ne lui laissant aucune chance de sortir vivant. de ce fracas de tôles encastrées les unes dans l’autres. Sophie entendait encore le bruit infernal du choc, leurs cris a tous les deux, puis la projection de son corps sur Le bas coté de la route, et tout ce qui s’en suivit… Les interminables minutes dans l’attente des premiers secours, les moments où elle dut s’imposer la prudence qui commandait à son corps de ne pas bouger, de rester inerte malgré des souffrances insupportables dans le dos et dans les jambes. Au moment du choc tout c’était embrouillé dans sa tête, rien ne paraissait réel ni l’accident, ni ce que disait les secouristes, seule l’ envie de disparaître, de couler doucement vers cet appel d’un autre ailleurs qui la retenait encore vivante. Elle voulait qu’on arrête ce tintamarre que l’on faisait autour d’elle, qu’on la laisse s’endormir! Elle ne pouvait exprimer quoi que se soit. A demi inconsciente aucun son ne franchissait ses lèvres. Après plusieurs mois de soins intensifs à l’hôpital elle avait finit par sortir de sa léthargie. S’en suivirent une longues période de rééducation nécessaire pour qu’enfin elle puisse se mouvoir à nouveau . Sophie ne pouvait oublier que Thibaut n’avait pas eu sa chance ; celle de pouvoir être éjecté de son siège. Thibaut lui manquait tant. Et puis, comme si la mort de son mari n’était pas assez douloureuse, elle avait dut faire face à d’infamantes rumeurs pendant qu’elle se trouvait à l’hôpital. Elle apprit qu’un bruit courait sur son mari et que de prétendues dettes de jeux n’avait pas été honorées par Thibaut . Le chauffard aurait volontairement foncé sur leur voiture voulant lui faire peur. Une enquête avait été diligentée sur place. Le chauffeur du s’expliquer sur les raisons de l’accident. Il avoua spontanément qu’il s’était trompé de voiture et que Thibaut n’était nullement mis en cause dans cette affaire.
Pourquoi évoquait-elle encore ces images ? Peut être pour se sentir liée à ce passé d’avant ou tout semblait leur sourire. Pour ce dire que Thibaut était toujours vivant ! Pour affirmer qu’il était toujours présent ! Qu’il avait, comme tous les vrais vivants sons amour, son irremplaçable provision de souvenir.
Elle sourit avec amertume. Comment avait on pu oser profaner de tels bruit, de tels mensonges, alors que son mari était décédé et pourquoi ? De ce fait, en cette belle première matinée de printemps elle se disait que si Thibault était encore là tout aurait été différent, malheureusement il y avait eu cet accident. Le regard fixe elle tourna les yeux vers le parc. De fines rides apparaissaient au coin de ses paupières, meurtrissures étranges, signes peut-être des nuits sans sommeil à l’extrême limite de la résistance. Puis, Le visage de Sophie changea d’expression, devint plus sombre elle ne pouvait oublier ses heures féerique passées dans le parc avec Thibaut. Ce merveilleux parc où ils avaient pris du temps a surveillé attentivement leurs plantations, et la végétation florissante dont ils étaient si fiers. Elle n’eut d’yeux que pour les allées sous les arbres, pour les haies de lauriers criblées de taches de soleil, pour la terrasse et la bordure bleue de la piscine. Elle se souvenait combien ils étaient proches, si heureux tous les deux. Une fulgurante pensée lui vint que quoi qu’il puisse arriver dans sa nouvelle vie… que rien dans ce parc ne changerait plus jamais, que le ciel venait de s’immobiliser pour toujours avec son soleil fou, emballé au-dessus des arbres, et sa lumière fixée pour l’éternité. (Nouvelle de Roberte Colonel)

 – NB : Une fois encore l’inspiration m’est venue en regardant la toile d’Eugène Grasset « Femme à la rose » fil conducteur  de cette nouvelle : « L’accident. »

La femme à la rose de Eugène Grasset (Lausanne, 1845 – Sceaux, 1917)

Femme à la rose, vers 1900
Aquarelle sur papier, 65 x 50 cm
Acquisition, 1984
Inv. 1984-034
© Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

 

Ces quelques fleurs

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Près de la lettre
de ce monde
aux dates printanières
on garde en soi
une émotion intime
de l’azur paisible
et de ses conséquences
à côté du vent
qui s’achève.

Henri Falaise, Les beaux miracles (blog Lali)  

Pour mes ami(es)

« La tendresse et la gentillesse ne sont pas des signes de faiblesse et de désespoir, mais des manifestations de résolutions.  » (Kali Gibran)

Ces quelques fleurs d’arbres fleuris pour vous souhaiter à tous un printemps bonheur. Roberte Colonel

De l’ombre à la lumière…

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De l’ombre à la lumière

Les fleurs à peine écloses

 Perdent ce bel éclat

Qui leur donne

Quelque chose d’irréel ici bas.

Sans bruit leurs pétales trépassent

Le temps fuit,  les jours passent

Mais quand le soleil luit,

On oublie très vite l’ombre

Toutes les couleurs

Sont dans la lumière

Les roses  aux teintes Abymes

Annoncent leurs couleurs

Et le peintre les dessine.

Son pinceau capte la nuance,

L’artiste à une nuance d’avance.

La peinture suit les méandres

Au gré de ses humeurs.

Et pour le peintre venu à l’heure

Il récrée la vie

Des fleurs, dans la lumière.

Après des détours,

Il suit avec amour

Les traits de la beauté,

Que la nature a inventé.

Tout ce qu’il fait est vrai.

Quand vos pensées dérivent

Voyez les couleurs

Dans le monde que ravive,

Le peintre et ses humeurs.

 Poésie ( Roberte Colonel)