J’ai dans mon cœur…

J’ai dans mon cœur

J’ai dans mon coeur, dont tout voile s’écarte,
Deux bancs d’ivoire, une table en cristal,
Où sont assis, tenant chacun leur carte,
Ton faux amour et mon amour loyal.

J’ai dans mon coeur, dans mon coeur diaphane,
Ton nom chéri qu’enferme un coffret d’or ;
Prends-en la clef, car nulle main profane
Ne doit l’ouvrir ni ne l’ouvrit encore.

Fouille mon coeur, ce coeur que tu dédaigne
Et qui pourtant n’est peuplé que de toi,
Et tu verras, mon amour, que tu règnes
Sur un pays dont nul homme n’est roi !

Théophile GAUTIER (1811-1872)

Ce soir l’inspiration n’arrivant pas  je vous offre ce poème que je viens de découvrir. 

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Une romance comme au cinéma!

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Les amoureux qui se bécotent

Sur les plages publiques,

Plages publiques on des petits

Becs bien sympathiques. 

 susurrant de doux mots

 D’amour face à la mer.

Les pattes dans l’eau

Il faut savoir  souffrir car

 L’amour c’est du sérieux

Pour vivre à deux.

 Jusqu’au  jour du mariage

Ils se jouent une jolie musique

Et se content fleurette

Se faisant mille promesses.

 Les flamands volent toujours groupés

Sous le soleil de la méditerranée.

S’adonnant irrégulièrement

A des ébauches nuptial

 Obéissent à un rituel précis

Mais rien n’est interdit. (Poésie roberte colonel)

Une fois encore je remercie Pascal Rebillard photographe amateur à Valras-Plage qui à su si bien photographié ces flamands roses avec leur tête en crochet, qui se prêtent à toutes les parodies et à ce que je puisse m’en inspiré pour les faire se parler d’amour.
Il y a, chez les flamants roses, un drôle de mélange de majesté et d’inaccessible secret qui en fait malgré eux des animaux burlesque. Le contraste entre leur couleur rose bonbon et l’expression unique que dame nature leur a donné leur donne parfois des airs de vieille américaine peinturlurée, comme une Barbie qui aurait mal tourné.
Avec leur tête en crochet, ils se prêtent à toutes les caricatures. Pourtant, on reste sans voix quand une centaine d’entre eux goûte une eau fraîche au bord des marais salant où l’eau les reflète à l’infini. Quand ils prennent leur envol d’un seul mouvement, dans une harmonie à faire pâlir d’envie le corps de ballet le plus prestigieux…
Les flamand s’éclaboussent au fil bleuté du courant ; Rose crevettes brindilles de couleurs à  dormir debout il y a leur démarche, aussi, gracieuse et hésitante ; leur façon touchante de s’endormir sur une patte et ce merveilleux froufrou de plumes chaque fois que l’un d’entre eux entreprend de faire une toilette, on donnerait tout pour avoir la permission d’enfouir le visage dans sa ouate rose duveteuse. 

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La vie du flamant

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Poésie de(Rainaire maria Rilke)

Dans des miroitements comme Fragonard
Il n’est donné, de leur blancheur rosée
Rien de plus que si tel te disait
De son amie : elle était encore

Très douce de sommeil. Car dans la verdure
Dressées, légèrement tournés sur leurs tiges rosées,
Groupés, comme un parterre en fleurs, ils se séduisent
Plus séduisants encore que Phryné,

Eux-mêmes ; puis dans un fléchissement du col,
La pâleur de leurs yeux s’enfouit dans leur duvet
Où se cachent le noir et le rouge pulpeux.
La jalousie soudain hurle dans la volière ;
Mais eux, surpris, vont vers l’imaginaire. (Rainaire maria Rilke)

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Toujours en groupe même pendant les parades
Les flamants roses, dont l’existence est placée sous le signe de la communauté, restent toujours groupés en bandes plus ou moins importantes. et, tout au long de l’année, ils s’adonnent irrégulièrement à des ébauches de comportement nuptial qui peuvent durer toute une journée et dont la fréquence comme l’intensité augmentent au printemps, environ deux mois et demi avant le début de la nidification.
Un rituel visuel et sonore
Sans s’adresser à tel ou tel membre du groupe en particulier, les attitudes de chacun relèvent plutôt d’un rituel d’ensemble. Plusieurs figures ont été répertoriées.
Avec un étirement vertical du cou, les animaux poussent de brefs grognements rauques qu’ils accompagnent d’un mouvement rotatif et régulier de la tête. Lorsqu’ils cessent de grogner, les flamants entament une série de gestes dits « de confort » qui, en temps normal, ont une fonction bien précise : étirement, assouplissement, soins du plumage. Lors des parades, ces gestes perdent leur vocation utilitaire et deviennent des rites destinés avant tout à détourner l’agressivité latente. Aux brèves ouvertures d’ailes, le cou dressé, succèdent des « courbettes », des pseudos lissages des plumes du dessous des ailes, ou du dos, avec le bec.
Les manifestations occasionnelles d’agressivité se traduisent par des courses, aile à aile, sur de courtes distances, le cou incliné vers l’avant à 45°, tête baissée, le bec recourbé touchant presque le « menton ».
La formation des couples
Elle s’opère avec discrétion au milieu de ces parades collectives et ne se remarque pratiquement pas. On suppose qu’elle se produit lorsque les futurs partenaires donnent l’impression de se nourrir. Ceux-ci se tiennent alors côte à côte, le cou baissé, avançant au même rythme, s’interrompant parfois pour pousser quelques cris étouffés.
Une fois le couple constitué, les deux adultes restent souvent ensemble, se livrant aux mêmes occupations, mais continuent, dans un premier temps, à prendre part aux parades collectives. Ils finiront toutefois par s’écarter un peu du groupe, et, après quelques jours, s’accoupleront.
Là aussi, les flamants obéissent à un rituel précis. La femelle avance, le bec enfoncé dans l’eau, simulant la prise de nourriture, suivie par le mâle, cou allongé, qui lui touche le dos avec son bec. Sitôt qu’elle s’arrête, marquant ainsi son assentiment, le mâle grimpe sur son dos où il se maintient accroupi en battant des ailes. Sa partenaire l’aide en entrouvrent les siennes, un peu à la manière d’une nacelle, ce qui permet au mâle de placer ses doigts à la naissance des ailes de sa compagne pour garder l’équilibre. Après l’accouplement, le mâle se redresse et reste debout un court instant avant de sauter à terre. Les oiseaux accompagnent leurs ébats d’appels en sourdine et de gestes de toilettage du plumage. Dès que l’accouplement a eu lieu, le couple construit son nid.

En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/flamant_rose/178194#McAMTjAqQCFlGi0S.99

La vie est comme une légende…

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Quand deux blessures se rencontrent elles se referment l’une sur l’autre.
[ Mona Latif-Ghattas ]

Et si les deux blessures étaient deux êtres blessés par la vie qui s’étaient quelque temps refermés l’un sur l’autre pour être en mesure de vivre à nouveau? Et si l’un des deux, guéri, avait choisi de quitter le huis clos dans lequel ils s’étaient enfermés? Et si elle n’avait plus de repères encore une fois? (Blog Lali tout simplement)

Comment continuer a exister si l’un des deux guéri  n’est plus le même ? Elle, comment poursuivra t-elle seule son chemin ? Quand l’un rompe le pacte, l’autre se sent dépossédé, orphelin de ses habitudes. Il perd momentanément ses marques, sa joie de vivre et tout le bonheur qu’il avait eut dans cette relation fusionnelle.

Viendrait le jour où la blessure de l’autre aura cicatrisée. Et elle à ce moment sera t-elle en mesure de reprendre son destin en main.

Partira t- elle à la rencontre d’ horizons inconnu ? Elle seule peu prendre en main sa destinée.

Voici conter en quelques lignes le thème du livre que lie avec assiduité ma lectrice Bérengère.

Dans quelle aventure notre lectrice imaginera t’elle voir évoluer ces deux personnages ?

Quand à moi je m’interroge :

Faut-il leur permettre de vivre un destin hors du commun mais séparé l’un de l’autre? Où encore leurs donner la possibilité de vivre un destin commun.

Ils s’étaient refermés l’un sur l’autre dans un huit clos. Après avoir partagé une telle épreuve ils ont réussis à trouver la force de s’en sortir et de guérir c’est pour cela, que je choisirais de les voir vivre leur vie heureuse, toujours « collés serrés » l’un contre l’autre. Texte (Roberte Colonel) 

La vie est comme une légende, peu importe qu’elle soit longue, l’essentiel est qu’elle soit bien racontée. (Lucio Anneo Séneca)  

 

Un mot n’est pas une chose…

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Un mot n’est pas une chose, mais un éclaire à la lueur duquel on l’aperçoit (Denis Diderot)

Et le moindre mot la touche et trouve son écho en elle. Et la moindre virgule indique le souffle de l’autre sur la feuille, tout autant que sa respiration qu’elle imagine dans son cou quand s’il la tenait serrée contre lui. Même les points de suspension, dans ce qu’il ne dit pas et auxquels elle ne peut répondre que par les siens, évoquent le désir dans cette troublante correspondance qu’ils entretiennent avec passion.

Marie est une fois de plus plongée dans leurs mots à eux, dans tout ce qu’ils suscitent. Et le reste n’a plus cours en dehors de cet univers parallèle où ils s’appartiennent. Une lettre toute courte mais qui la fait se sentir bien.

Elle peut rêver. Il lui a donné les clés pour le faire.

Et peut-être rêve-t-elle ce soir. Et peut-être rêve-t-elle comme tous les soirs. 

rêve-t-elle à celui qui est entré dans sa vie un soir de de février et qui a bouleversé ce qu’elle savait d’elle. Sans savoir la place qu’elle a ou aura dans sa vie. Sans savoir celle qu’il tient dans la sienne.

Elle rêve. Et elle relit les mots qu’elle lui a écrits. Et elle sait que quoiqu’il arrive, il s’est déjà passé quelque chose. Et la lettre qu’elle espérait sans se l’avouer, sans l’attendre parce qu’elle n’y croyait pas, est arrivée. Et elle la lit, la relit, comme le plus beau des cadeaux. Mais ce qui la réjouit est qu’il ait pris le temps d’écrire. Et le fait qu’il pense à elle. Il n’en fallait pas plus pour elle qui n’attendait rien se trouve tout simplement réconfortée à la simple pensée qu’on ne l’oublie pas.

Et ces lettres qui arrivent, avec ces courtes phrases qui la font sourire ou quelquefois rougir la rendent radieuse. Le pouvoir des mots est souvent plus fort que tout.

Et peut-être que quand elle sentira qu’elle aime avec mesure, choisira de ne plus aimer, parce qu’elle n’est bien que dans la démesure, là où on ne compte pas, là où la tiédeur est absente.

Car peut-être qu’aimer ne peut se faire que sans mesure, puis qu’aimer, au fond, n’est ni rationnel, ni raisonnable. (Roberte Colonel) Toile de Schock-David

 

Les poètes sont il plus sensible ?…

 

jdf.jpgLes poètes sont il plus sensible ?

Une de mes amies écrivains, et auteur de poésies

 Sur sa quatrième de couverture  déposa ses « Mots  d’Ames. »

 – « A ceux que la vie a meurtris, quelques mots pour le dire. » (Joël Vincent)

 

– Notre âme qui sait tout, peine à rendre des comptes, mais lorsqu’elle consent à livrer ses secrets, c’est souvent au poète qu’elle raconte le vrai.

Pourquoi le raconte t-elle au poète plus spécialement ?

Parce que l’aptitude du poète  à éprouver l’émotion poétique qui émeut par la beauté, le charme poétique de sa création littéraire, par l’harmonie et l’image qu’il donne à la rime, rend plus forte l’émotion.

Les poètes sont ils plus sensible ?

Sans doute oui puisque de tout temps ils ont clamés leurs rimes au long des décennies.

Tous non pas connus la gloire, et pourtant, tous nous laissent de si beaux écrits.

Quelques grands poètes ont laissé leurs traités de poésie dans les écoles et les lycées

Ce qui  permet encore que l’on parle d’eux en des termes apologiques.

Ce petit livre de poésie est venu me faire un clin d’œil bien à propos pour rédiger mes écrits.

Si l’âme, souvent enferme ses émotions

La poésie sait ouvrir leurs prisons.   texte (Roberte Colonel)

 

Ma plus belle histoire d’amour…

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Pour me plaire a mon oreille

Tu me chantes  des chansons d’amour.

Et dans tes bras je me sens aimée.

 Nous eûmes bien des orages

Nous aurions dû vingt fois nous séparer.

Et puis le vent s’en est mêlé

Emportant nos querelles

Au loin dans le ciel azuré.

 C’est curieux l’amour,

C’est toujours moi qui te supplie

Et toi qui me pardonnes, et qui souris.

Je vis chaque jour auprès de toi,

Ma plus belle histoire d’amour.

 Nous avons fait ensemble

Un très long et beau voyage.

Nous eûmes des hivers,

Et des étés pour rêver.

Tu es toujours présent à mes côtés.

Tu t’inquiète, tu me protège, tu guètes 

Tu as peur de ce qui peut m’arriver.

 Dans tes bras

Je me blottie et te supplie

De rester longtemps

Encore celui que je chéri.

 Ma plus belle histoire

Mon plus beau roman

C’est toi que j’aime.

Tu es mon tendre mari. 

A l’automne de notre vie

éternellement enlacées

nos mains se rejoignent pour ne plus se quitter

 Car tu le sais notre parcours est infini.

(Roberte Colonel)

 

Mon mari et moi-même sommes sur cette photo qui fut prise chez des amis début septembre 2014.

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