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J’ai dans mon cœur…

J’ai dans mon cœur

J’ai dans mon coeur, dont tout voile s’écarte,
Deux bancs d’ivoire, une table en cristal,
Où sont assis, tenant chacun leur carte,
Ton faux amour et mon amour loyal.

J’ai dans mon coeur, dans mon coeur diaphane,
Ton nom chéri qu’enferme un coffret d’or ;
Prends-en la clef, car nulle main profane
Ne doit l’ouvrir ni ne l’ouvrit encore.

Fouille mon coeur, ce coeur que tu dédaigne
Et qui pourtant n’est peuplé que de toi,
Et tu verras, mon amour, que tu règnes
Sur un pays dont nul homme n’est roi !

Théophile GAUTIER (1811-1872)

Ce soir l’inspiration n’arrivant pas  je vous offre ce poème que je viens de découvrir. 

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Une romance comme au cinéma!

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Les amoureux qui se bécotent

Sur les plages publiques,

Plages publiques on des petits

Becs bien sympathiques. 

 Se susurrant de doux mots

 D’amour face à la mer

Les pattes dans l’eau

Il faut savoir  y faire 

 L’amour c’est du sérieux

Pour vivre à deux

 Jusqu’au  jour du mariage

Ils se jouent une musique

 Se content fleurette

Se faisant mille promesses

 Sous le soleil de la méditerranée.

Les flamands volent toujours groupés

S’adonnant irrégulièrement

A des ébauches nuptial

 Obéissent à un rituel précis

Ou rien ne leurs est interdit.

Poésie roberte colonel)

Une fois encore je remercie Pascal Rebillard photographe amateur à Valras-Plage qui à su si bien photographié ces flamands roses avec leur tête en crochet, qui se prêtent à toutes les parodies et à ce que je puisse m’en inspiré pour les faire se parler d’amour.
Il y a, chez les flamants roses, un drôle de mélange de majesté et d’inaccessible secret qui en fait malgré eux des animaux burlesque. Le contraste entre leur couleur rose bonbon et l’expression unique que dame nature leur a donné leur donne parfois des airs de vieille américaine peinturlurée, comme une Barbie qui aurait mal tourné.
Avec leur tête en crochet, ils se prêtent à toutes les caricatures. Pourtant, on reste sans voix quand une centaine d’entre eux goûte une eau fraîche au bord des marais salant où l’eau les reflète à l’infini. Quand ils prennent leur envol d’un seul mouvement, dans une harmonie à faire pâlir d’envie le corps de ballet le plus prestigieux…
Les flamand s’éclaboussent au fil bleuté du courant ; Rose crevettes brindilles de couleurs à  dormir debout il y a leur démarche, aussi, gracieuse et hésitante ; leur façon touchante de s’endormir sur une patte et ce merveilleux froufrou de plumes chaque fois que l’un d’entre eux entreprend de faire une toilette, on donnerait tout pour avoir la permission d’enfouir le visage dans sa ouate rose duveteuse. 

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La vie du flamant

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Poésie de(Rainaire maria Rilke)

Dans des miroitements comme Fragonard
Il n’est donné, de leur blancheur rosée
Rien de plus que si tel te disait
De son amie : elle était encore

Très douce de sommeil. Car dans la verdure
Dressées, légèrement tournés sur leurs tiges rosées,
Groupés, comme un parterre en fleurs, ils se séduisent
Plus séduisants encore que Phryné,

Eux-mêmes ; puis dans un fléchissement du col,
La pâleur de leurs yeux s’enfouit dans leur duvet
Où se cachent le noir et le rouge pulpeux.
La jalousie soudain hurle dans la volière ;
Mais eux, surpris, vont vers l’imaginaire. (Rainaire maria Rilke)

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Toujours en groupe même pendant les parades
Les flamants roses, dont l’existence est placée sous le signe de la communauté, restent toujours groupés en bandes plus ou moins importantes. et, tout au long de l’année, ils s’adonnent irrégulièrement à des ébauches de comportement nuptial qui peuvent durer toute une journée et dont la fréquence comme l’intensité augmentent au printemps, environ deux mois et demi avant le début de la nidification.
Un rituel visuel et sonore
Sans s’adresser à tel ou tel membre du groupe en particulier, les attitudes de chacun relèvent plutôt d’un rituel d’ensemble. Plusieurs figures ont été répertoriées.
Avec un étirement vertical du cou, les animaux poussent de brefs grognements rauques qu’ils accompagnent d’un mouvement rotatif et régulier de la tête. Lorsqu’ils cessent de grogner, les flamants entament une série de gestes dits « de confort » qui, en temps normal, ont une fonction bien précise : étirement, assouplissement, soins du plumage. Lors des parades, ces gestes perdent leur vocation utilitaire et deviennent des rites destinés avant tout à détourner l’agressivité latente. Aux brèves ouvertures d’ailes, le cou dressé, succèdent des « courbettes », des pseudos lissages des plumes du dessous des ailes, ou du dos, avec le bec.
Les manifestations occasionnelles d’agressivité se traduisent par des courses, aile à aile, sur de courtes distances, le cou incliné vers l’avant à 45°, tête baissée, le bec recourbé touchant presque le « menton ».
La formation des couples
Elle s’opère avec discrétion au milieu de ces parades collectives et ne se remarque pratiquement pas. On suppose qu’elle se produit lorsque les futurs partenaires donnent l’impression de se nourrir. Ceux-ci se tiennent alors côte à côte, le cou baissé, avançant au même rythme, s’interrompant parfois pour pousser quelques cris étouffés.
Une fois le couple constitué, les deux adultes restent souvent ensemble, se livrant aux mêmes occupations, mais continuent, dans un premier temps, à prendre part aux parades collectives. Ils finiront toutefois par s’écarter un peu du groupe, et, après quelques jours, s’accoupleront.
Là aussi, les flamants obéissent à un rituel précis. La femelle avance, le bec enfoncé dans l’eau, simulant la prise de nourriture, suivie par le mâle, cou allongé, qui lui touche le dos avec son bec. Sitôt qu’elle s’arrête, marquant ainsi son assentiment, le mâle grimpe sur son dos où il se maintient accroupi en battant des ailes. Sa partenaire l’aide en entrouvrent les siennes, un peu à la manière d’une nacelle, ce qui permet au mâle de placer ses doigts à la naissance des ailes de sa compagne pour garder l’équilibre. Après l’accouplement, le mâle se redresse et reste debout un court instant avant de sauter à terre. Les oiseaux accompagnent leurs ébats d’appels en sourdine et de gestes de toilettage du plumage. Dès que l’accouplement a eu lieu, le couple construit son nid.

En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/flamant_rose/178194#McAMTjAqQCFlGi0S.99

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La vie est comme une légende…

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Quand deux blessures se rencontrent elles se referment l’une sur l’autre.
[ Mona Latif-Ghattas ]

Et si les deux blessures étaient deux êtres blessés par la vie qui s’étaient quelque temps refermés l’un sur l’autre pour être en mesure de vivre à nouveau? Et si l’un des deux, guéri, avait choisi de quitter le huis clos dans lequel ils s’étaient enfermés? Et si elle n’avait plus de repères encore une fois? (Blog Lali tout simplement)

Comment continuer a exister si l’un des deux guéri  n’est plus le même ? Elle, comment poursuivra t-elle seule son chemin ? Quand l’un rompe le pacte, l’autre se sent dépossédé, orphelin de ses habitudes. Il perd momentanément ses marques, sa joie de vivre et tout le bonheur qu’il avait eut dans cette relation fusionnelle.

Viendrait le jour où la blessure de l’autre aura cicatrisée. Et elle à ce moment sera t-elle en mesure de reprendre son destin en main.

Partira t- elle à la rencontre d’ horizons inconnu ? Elle seule peu prendre en main sa destinée.

Voici conter en quelques lignes le thème du livre que lie avec assiduité ma lectrice Bérengère.

Dans quelle aventure notre lectrice imaginera t’elle voir évoluer ces deux personnages ?

Quand à moi je m’interroge :

Faut-il leur permettre de vivre un destin hors du commun mais séparé l’un de l’autre? Où encore leurs donner la possibilité de vivre un destin commun.

Ils s’étaient refermés l’un sur l’autre dans un huit clos. Après avoir partagé une telle épreuve ils ont réussis à trouver la force de s’en sortir et de guérir c’est pour cela, que je choisirais de les voir vivre leur vie heureuse, toujours « collés serrés » l’un contre l’autre. Texte (Roberte Colonel) 

La vie est comme une légende, peu importe qu’elle soit longue, l’essentiel est qu’elle soit bien racontée. (Lucio Anneo Séneca)  

 

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Un mot n’est pas une chose…

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Un mot n’est pas une chose, mais un éclaire à la lueur duquel on l’aperçoit (Denis Diderot)

Et le moindre mot la touche et trouve son écho en elle. Et la moindre virgule indique le souffle de l’autre sur la feuille, tout autant que sa respiration qu’elle imagine dans son cou quand s’il la tenait serrée contre lui. Même les points de suspension, dans ce qu’il ne dit pas et auxquels elle ne peut répondre que par les siens, évoquent le désir dans cette troublante correspondance qu’ils entretiennent avec passion.

Marie est une fois de plus plongée dans leurs mots à eux, dans tout ce qu’ils suscitent. Et le reste n’a plus cours en dehors de cet univers parallèle où ils s’appartiennent. Une lettre toute courte mais qui la fait se sentir bien.

Elle peut rêver. Il lui a donné les clés pour le faire.

Et peut-être rêve-t-elle ce soir. Et peut-être rêve-t-elle comme tous les soirs. 

rêve-t-elle à celui qui est entré dans sa vie un soir de de février et qui a bouleversé ce qu’elle savait d’elle. Sans savoir la place qu’elle a ou aura dans sa vie. Sans savoir celle qu’il tient dans la sienne.

Elle rêve. Et elle relit les mots qu’elle lui a écrits. Et elle sait que quoiqu’il arrive, il s’est déjà passé quelque chose. Et la lettre qu’elle espérait sans se l’avouer, sans l’attendre parce qu’elle n’y croyait pas, est arrivée. Et elle la lit, la relit, comme le plus beau des cadeaux. Mais ce qui la réjouit est qu’il ait pris le temps d’écrire. Et le fait qu’il pense à elle. Il n’en fallait pas plus pour elle qui n’attendait rien se trouve tout simplement réconfortée à la simple pensée qu’on ne l’oublie pas.

Et ces lettres qui arrivent, avec ces courtes phrases qui la font sourire ou quelquefois rougir la rendent radieuse. Le pouvoir des mots est souvent plus fort que tout.

Et peut-être que quand elle sentira qu’elle aime avec mesure, choisira de ne plus aimer, parce qu’elle n’est bien que dans la démesure, là où on ne compte pas, là où la tiédeur est absente.

Car peut-être qu’aimer ne peut se faire que sans mesure, puis qu’aimer, au fond, n’est ni rationnel, ni raisonnable. (Roberte Colonel) Toile de Schock-David

 

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Les poètes sont il plus sensible ?…

 

jdf.jpgLes poètes sont il plus sensible ?

Une de mes amies écrivains, et auteur de poésies

 Sur sa quatrième de couverture  déposa ses « Mots  d’Ames. »

 – « A ceux que la vie a meurtris, quelques mots pour le dire. » (Joël Vincent)

 

– Notre âme qui sait tout, peine à rendre des comptes, mais lorsqu’elle consent à livrer ses secrets, c’est souvent au poète qu’elle raconte le vrai.

Pourquoi le raconte t-elle au poète plus spécialement ?

Parce que l’aptitude du poète  à éprouver l’émotion poétique qui émeut par la beauté, le charme poétique de sa création littéraire, par l’harmonie et l’image qu’il donne à la rime, rend plus forte l’émotion.

Les poètes sont ils plus sensible ?

Sans doute oui puisque de tout temps ils ont clamés leurs rimes au long des décennies.

Tous non pas connus la gloire, et pourtant, tous nous laissent de si beaux écrits.

Quelques grands poètes ont laissé leurs traités de poésie dans les écoles et les lycées

Ce qui  permet encore que l’on parle d’eux en des termes apologiques.

Ce petit livre de poésie est venu me faire un clin d’œil bien à propos pour rédiger mes écrits.

Si l’âme, souvent enferme ses émotions

La poésie sait ouvrir leurs prisons.   texte (Roberte Colonel)

 

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Ma plus belle histoire d’amour…

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Pour me plaire a mon oreille

Tu me chantes  des chansons d’amour.

Et dans tes bras je me sens aimée.

 Nous eûmes bien des orages

Nous aurions dû vingt fois nous séparer.

Et puis le vent s’en est mêlé

Emportant nos querelles

Au loin dans le ciel azuré.

 C’est curieux l’amour,

C’est toujours moi qui te supplie

Et toi qui me pardonnes, et qui souris.

Je vis chaque jour auprès de toi,

Ma plus belle histoire d’amour.

 Nous avons fait ensemble

Un très long et beau voyage.

Nous eûmes des hivers,

Et des étés pour rêver.

Tu es toujours présent à mes côtés.

Tu t’inquiète, tu me protège, tu guètes 

Tu as peur de ce qui peut m’arriver.

 Dans tes bras

Je me blottie et te supplie

De rester longtemps

Encore celui que je chéri.

 Ma plus belle histoire

Mon plus beau roman

C’est toi que j’aime.

Tu es mon tendre mari. 

A l’automne de notre vie

éternellement enlacées

nos mains se rejoignent pour ne plus se quitter

 Car tu le sais notre parcours est infini.

(Roberte Colonel)

 

Mon mari et moi-même sommes sur cette photo qui fut prise chez des amis début septembre 2014.

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Cueillir l’instant…

Au même titre que les mots comme si entre lui et ce tableau au ciel bleu encombré de nuages sombres se transmettait une histoire d’amour. Ou que s’engageait une conversation sans fin. Ces mots… Alexandre se souvenait  d’ Émilie avec le regret de n’avoir pas su la retenir.

Amie, si mes mots

A quelques traits vous laissez insensible

Souvenez vous qu’à mon âge

Je veux cueillir l’instant.

Le sonnet était beau, le thème amer. 

« -tu me dis grand poète, que ma beauté passera et que mon nom sera vite oublié, si en échange des strophes, immortelles, qui me chantent je n’accepte un baiser de ta bouche ? … As-tu fois si aveugle en la vie de tes vers ? » Je suis femme et tout le présent m’enchante ; Pardonne-moi si aux plus grands airs que tu chantes, je me plais aux baisers joueurs de ton corps.

– « Non, Émilie, tout mot qui impliquerait offre et refus serait offensant… Feindre de ne pas avoir compris ? Ou ne rien écrire et tacher d’oublier serai sacrilège?

Hélas ! Oublie-t-on jamais le premier instant d’un bonheur que l’on sait vouer d’avance à l’éphémère ? – « Ah ! Fou qui ne sait cueillir l’instant ! » Une fois encore troublé par ce corps si désirable qui c’était offert, Alexandre se mit à revivre en pensée l’extraordinaire soirée de la veille. Il revoyait tous les instants comme un rêve et ne s’était endormi qu’a l’aube. Fiévreux il cherchait en vain un coin frais dans ce lit brûlant.

« -Comment aurai-je pu renoncer à ces heures qui sont unique dans ma vie. » Cueillir l’instant qu’est ce que cela veut dire ? L’instant ne peut être isolé. Si je n’avais goûter à ces délices j’aurais voulu les retrouver ce dit-il. « Hélas ! je n’en serait douté, je suis amoureux ! » … Il trouvait cette idée tout à fait ridicule et ne pouvait s’en détacher. Pourquoi cette jeune femme merveilleuse s’était–elle offerte à un vielle homme ? Il alla naïvement se regarder dans la glace et fut surpris, par le visage heureux qu’il y vit.

Le lendemain il lui demanda très bas : « Vous ne m’en voulez pas ? »

C’était la phrase la plus maladroite et il le sentit en la prononçant, mais Emilie répondit avec une surprise qui lui paru sincère : « moi ?…Et de quoi vous en voudrais-je, Alexandre ? » (Texte et sonnet Roberte colonel)Toile de (Gorban Mikael)

l5Michael Gorban né: 1956; Zigovka (Dzyhivka), Ukraine) – diplômé de l’école d’art supérieur de Chisinau, l’Académie des Arts de Lviv. Ses peintures – une voile entre l’expérience artistique de la Renaissance et les 19-21 siècles. Michael Gorban Créativité de la réalité de l’espace illimité, son imagination, en s’appuyant sur l’expérience personnelle et les souvenirs d’enfance de la Russie, nous donne un large arc avec images, significations subjectives individuelles. Elles sont construites en langage artistique bien versé dans les mystères de la peinture académique et avec la connaissance de comment faire un usage spectaculaire d’entre eux. Michael Gorban crée une série de peintures à travers des thèmes tels que des chaises, des fenêtres, de la musique et ainsi de suite. Son activisme produit cinq spectacles par an, exposés principalement dans les États-Unis et le Japon. Vit et travaille en Israël.

 

 

 

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« À tire de mots »…

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Aigrette je suis,

Je survole la vague qui se brise,

Du soleil levant au matin gris.

 Suspendue dans le temps

Sans nul souci quand le soleil luit.

Dans le murmure des vagues le temps s’enfuit   

 De rivages en rivages je survole les mers salées,

Les lacs, les rivières, les fleuves,

Les océans, les eaux irisées.

Des jours sans soleil en dessous des nuages

Mes ailes déployées je survole en toute tranquillité

Les vagues qui se brise au dessus de la méditerranée.

Tel est ma destinée de lutte pour becqueter.

 Entre mer et océan l’aigrette aux plumes blanches m’a courtisée.

D’un tir d’aile, ses jolies gambette rouges orangées m’ont attiré.

Amoureusement je l’ai survolée. (Roberte Colonel)

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Je dédie « à tire de mots » ce modeste poème à Pascal Rebillard photographe amateur de Valras-Plage pour me permettre d’utiliser ses deux photos « d’aigrettes en vole » pour colorer mes écrits .

 Vous aussi vous un jour pourriez rencontrer Pascal Rebillard en recherche du plan photographique le plus étonnant! 

 

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S’aimer entre deux cultures…

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Mélanie n’avait pas imaginé un instant que les parents de David la refusent. Certes il feraient toute une histoire pendant un moment  mais ils finiraient bien par céder. Ils ne pouvaient guère refuser une chose aussi importante que celle-ci à leur fils. Elle en était persuadée… enfin presque persuadée.

Aussi fut-elle très inquiète en voyant la mine décomposée de David lorsqu’il la rejoignit dans sa chambre. Il avait l’air hérissé et malheureux.

-Je n’arrive pas à leur faire entendre raison, soupira t-il.

Un juif doit épouser une juive, honorer ses parents, et perpétuer son héritage familial.

-David que leur à tu dis ?

-Je leurs ais dit avec véhémence que je ne renoncerai pas à toi. Nous nous marierons. Ils se serrèrent l’un contre l’autre ce demandant pourquoi une chose aussi simple et merveilleuse que l’amour devenait si effroyablement compliquée ?

Le conflit entre lui et ses parents dura toute une partie de l’été.

Partagé entre le bonheur total lors ce que David se trouvait avec Mélanie et une détresse tenace quand il devait être chez lui avec ses parents. D’autant que ceux-ci exerçaient sur lui une implacable pression. Son père se lamentait et sa mère le harcelait.

Ce fut l’intervention de son patron qui fut décisive. Il avait surpris David entrain de faire un portrait de Mélanie. 

– Si j’avais un tel modèle je désirerais sûrement l’épouser rapidement.

David regarda droit dans les yeux son patron et décida de se confier à lui.

-Je l’épouserai demain, monsieur, si je le pouvais. Je suis juif et pas elle.

-Si j’étais vous je dirais à mon père que j’ai l’intention d’épouser Mélanie avec où sans son consentement mais que cependant je préférerai me marier avec son consentement…

Trois semaines plus tard Mélanie et David  étaient mariés. 

Pour écrire cette nouvelle je  me suis inspirée de quelques documents que j’ai lu concernant la vie  et les coutumes juives pour ce qui concerne le mariage… (Peinture de Lauri Blank) 

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Lauri Blank date de Naissance : 29/07/1969 – Pennsylvanie, Etats-Unis Nationalité/Appartenance : Etats-Unis

Sujets: Allégorie, Imaginaire, Nature morte, Religion. 

Mouvements et stylesNeo-classicisme, Baroque, Romantisme, Préraphaélites 

 

 

 

 

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S’aimer entre deux cultures… (suite)

L’hiver arriva rude et brumeux. Les journées devenaient de plus en plus tristes, séparé de Mélanie je ne tenais plus.

Il était dix heures passée lorsque je rentrais chez moi ce soir-là.

J’étais tendu à l’idée de l’inévitable conflit que j’allais provoquer. Quoique je dise, quelques précautions que je prenne, quelqu’un serait peiné. Mes parents incarnaient à la perfection la vie quotidienne d’un couple juif. Ils semblaient heureux. En les voyant, j’eu un pincement au cœur et ressenti de l’appréhension et du remords. Depuis l’enfance j’étais entouré d’amour protecteur de mes parents. 

C’était bien ta promenade me demanda doucement  maman ?  C’est le moment que je choisi  en me tournant vers maman.  J’ai quelque chose d’important à te dire. Oui je t’écoute… Je fixais son visage où se lisaient de l’inquiétude et un amour si pur que  je pensais au mal que j’allais lui faire.

-Maman je veux me marier.

– Tu veux que je te trouve quelqu’un ? Une jeune fille comme il faut.

– N’est il pas écrit qu’à dix-huit ans un jeune homme devra prendre femme ? Je regardais droit dans les yeux mon père en m’efforçant de respirer régulièrement.

– C’est vrai, mais il est aussi écrit : épouse une femme estimable, d’une respectable famille. Tu veux que je commence à me renseigner pour toi ?

– Non, j’ai déjà trouvé une femme papa je sais qui je veux épouser.

– en voilà une idée ! s’écria maman. Tu veux choisir ta femme ?

– Elle s’appelle Mélanie et elle n’est pas juive. Elle est très jolie et je l’aime.

 Une shika !

 Tu n’as pas fait le bon choix dit mon père tu dois épouser une juive.

– Non je veux épouser Mélanie.

Comment feras-tu le sabbat avec une shiksa ? Demanda maman, es ce qu’elle cuisine bien ? Je parie qu’elle ne sait même pas cuisine Kasher.

Peu importe comme elle cuisine. Nous nous aimons et nous allons nous marier.

Vous, vous aimé !gronda t-elle. Quelle bêtise ! Tu n’as pas pensé à tes enfants ?

Non répondis je honnêtement. Pourquoi ?

Pourquoi ? S’écria Maman en larme ? Mais tes enfants seront peut-être juifs partagés entre deux cultures.

Je serais inflexible je vais épouser Mélanie.

La discussion se prolongea, tourna en rond comme un serpent qui se mord la queue.

Alors qu’à une courte distance de là Mélanie veillait prise entre l’extase et la peur. Et si j’étais enceinte ? Nous aurions dû attendre. Mais le souvenir était enchanteur pour que je puisse avoir du regret. (A suivre)

(Image du Net) (Amoureux romantiques )

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S’aimer entre deux cultures…

Mélanie était si absorbée dans la lecture de son roman qu’elle ne leva pas les yeux à mon arrivée.

Son roman la captivait et je n’osais faire un geste, elle était jolie à regarder.

Je reviendrais te voir c’est promis. Je la vis rougir,  elle est si belle. Je pense qu’elle ferait un beau modèle, l’alliée d’un artiste peintre talentueux.

 Ah si seulement je pouvais lui dire aussi ouvertement, aussi facilement, combien je suis amoureux d’elle. Lui confiait que je suis juif et que ma mère n’acceptera pas que je sorte avec elle.

C’était un fait ennuyeux auquel j’avais évité de penser tout l’été.

Mais le faite était là. Je ne leurs avait toujours pas dit par peur de la réactions  de ma famille… lorsque lorsqu’ils apprendraient que Mélanie n’est pas juive.

 En septembre, les cours reprirent et leYom Kippour arriva et je n’avais toujours rien dis à mes parents. Pourtant plusieurs occasions se présentèrent à moi, mais je me dérobait à chaque fois. Le jour du Grand Pardon, je me tenais à côté de mon père dans la Synagogue bondée et je fut terriblement honteux de ma lâcheté. J’avais trop peur que mes parents m’interdisent  de la revoir. Je l’aimais trop. Mélanie faisait partie de ma vie, et comptais désormais plus que mon père et ma mère que je chéris pourtant de tout mon cœur.

Et au cours de ce voluptueux été de notre vingt deuxième année, dans l’intimité de la chambre douillette de Mélanie nous nous donnèrent l’un à l’autre, puis, nous nous sommes endormis enlacés et heureux.

-Nous avons dormi longtemps, murmurai je encore en extase. Mélanie était plus belle que d’habitude. Elle avait l’air plus doux et vulnérable à la fois.

– ça va Mélanie ?

– ça va, oui, répondit-elle d’une petite voix timide. Elle pensait : » S’il te plaît, ne dis pas que nous n’aurions pas dû. Je sais que nous n’aurions pas dû. Mais je l’ai fait pour toi. »

L’inquiétude dans sa voix déclencha chez moi un flot de tendresse protectrice.

Je t’aimerai éternellement, tandis qu’un sentiment de culpabilité s’emparait de moi.

Je t’aime tant moi aussi fit elle caressant doucement ma joue.

– Dés que possible je te le jure nous allons nous marier… (à suivre)

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Peinture de Jeni Reeves.

 Peintre figuratif et le paysage et illustratrice de 15 titres pour enfants, et la vie de l’écrivain dans l’Iowa. Un intérêt inné chez les personnes et la nature motive cet artiste, dont la vie et l’expérience précédente itinérant dans une gamme d’autres disciplines, influence la façon dont elle fonctionne.

Né à Upstate New York, Jeni Reeves a passé un certain nombre d’années de travail à l’étranger. Elle a étudié l’art et de la sculpture en Italie et, à un âge précoce, peint au sens figuré pour l’exposition et de la Commission.

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Il n’y a rien de plus inutile que ces amitiés héroïques qui demandent des circonstances pour se prouver. Je ne veux avoir ni amour, ni haine, ni pitié, ni colère. Quant à la sympathie, c’est différent : jamais on n’en a assez. (Gustave Flaubert)

Internet n’est par définition : ni cruel, ni bien veillant, ni égoïste. Tout dépend de ce que nous en faisons, des sites que nous suivons, des blogs auxquels nous sommes abonnés.

Le Web suscite chez chacun d’entre nous des comportements spécifiques, et nous créons des liens par affinités… Devant notre écran nous n’y voyons que ce que nous y mettons.

En bloguant nous donnons un sens à notre vie, à notre histoire. Cependant il arrive que par un malentendu nous remettons en cause l’autre, celui que nous considérons comme l’ami (es). Apparaissent alors des échanges de part et d’autre d’agressivité, voir de la méchanceté. Nous ne sommes pas dans la vraie vie et nous oublions que parfois derrière l’écran ce tiens une personne avec sa vulnérabilité, sa susceptibilité, sa demande de reconnaissance. Il arrive que nous blessons notre interlocuteur ami, nous voulons réparer «  je me suis mal exprimée, ce n’est pas ce que je voulais dire. »

De même qu’il est impossible d’attraper le vent dans un champs on ne peut rattraper une parole lâchée. (Constantin Mourousy)

Convaincue que plus jamais vous n’échangerai vos mots avec cette personne, il vous reste l’espoir qu’elle vous lise.

carrie-1Je suis blogueuse depuis de nombreuses années. Sur le web lorsqu’une personne m’agace il me suffit de la bloquer. Ceux et celles qui on choisi de rester sur mes mots douceurs  sont devenues tout au long de mon parcours des ami (es). Pour quelles que personnes nous avons oublié le mot virtuel. Nous sommes bien ensemble, et nous n’hésitons pas à utilisé le téléphone et les mails pour nos confidences plus personnelles.

« Concevez l’amitié comme bon vous semble, avec votre sensibilité et votre sincérité. » (Roberte Colonel)

J’ai écrit ce texte en me référent à quelques passages des écrits  de Cécile Guéret  » Internet est-il gentil » conçu pour la journée de la gentillesse.