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Message à mon amie Régine…

message de condoleances

Ma chère Régine  je t’ai rencontrée sur les pages de ta vie celles que tu écrivais sur ton blog lorsque l’envie t’en prenait. Tu faisais surgir de tes mots sublimes ceux que l’on ne peut écrire qu’avec le cœur ; Lorsque je t’en faisait la remarque tu me disais que tu ne faisais pas de copier collé sur Internet que tout ce que tu écrivais tu le ressentais vraiment au fond de toi.

Ton blog était tout en couleur j’oserais dire qu’il était aussi joli que ton âme.

Puis vins ce mois de juillet 2014 où tu commenças à moins être présente sur tes pages, je m’en suis aperçue très vite, puisque j’avais pris l’habitude de te lire régulièrement.

Ensuite ce fut l’annonce de ta maladie, mais pendant quelques mois tu es restée tellement positive que je pensais : elle va s’en sortir elle a envie de se battre. Mais très vite la chimio te priva de tes cheveux et comme pour jeter un sors à cette terrible maladie tu déposa sur facebook ta photo avec ta tête enrubannée dans un foulard et là tout le monde te trouva très belle. Pour moi déjà mon cœur commençait à se serrer, je te voyais plus de la même façon. Je commençais à douter de ta guérison. Bien sûre que je t’écrivais t’encourageant à continuer ton combat, mais la fois n’y étais plus.

Il y eu cette période de long silence et la ma chère Régine j’ai compris que tes forces s’amenuisaient de jours en jours  tu ne donnais plus de tes nouvelles.

Alors cette après midi lorsque notre amie Cath m’a téléphoner pour m’expliquer que tu avais cessé de lutter contre ce crabe j’ai compris que tu avais choisis d’aller rejoindre le paradis des anges. Je perdais une amie chère. J’étais si triste que les mots ne me venaient pas pour exprimer ma peine. Ton éternel amie.  Roberte Colonel

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 « Il y a un temps où ce n’est plus le jour, et ce n’est pas encore la nuit. Il y a bien du bleu dans le ciel, mais c’est une couleur pour mourir. On voit ce qui reste de bleu, et on n’y croit pas.

La dernière lumière s’en va. Elle a fini son travail qui était d’éclairer les yeux et d’orienter les pensées, et maintenant elle s’en va.

Elle glisse du ciel sur les arbres, puis des arbres sur la terre. Quand elle touche le sol, elle est toute noire et froide. On regarde. Ce n’est qu’à cette heure-la que l’on peut commencer à regarder les choses, ou sa vie : c’est qu’il nous faut un peu d’obscure pour bien voir, étant nous-mêmes composés de clair et de sombre.

  Dehors, il y a les étoiles. Elles sont comme des clous enfoncés dans le ciel de l’autre côté du coté où l’on ne sait pas. Elles brillent, dépassant légèrement par leur pointe. » (Christian Bobin)