DEMAIN…

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DEMAIN

Vous m’amusez par de
L’art d’être tous les jours nouvelle : vos caresses
Vous promettez incessamment,
Et vous reculez le moment
Qui doit accomplir vos promesses.
DEMAIN, dites-vous tous les jours.
L’impatience me dévore;
L’heure qu’attendent les Amours
Sonne enfin, près de vous j’accours;
DEMAIN, répétez-vous encore.
Rendez Grâce au dieu bienfaisant
Qui vous donna jusqu’à présent
Mais le Temps, du bout de son aile,
Touchera vos traits en passant;
Dès DEMAIN vous serez moins belle,
Et moi peut-être moins pressant.

Évariste de Forges, vicomte de Parny, Anthologie poétique amoureuse. 

 
  Évariste Désiré de Forges de Parny  Né le 6 février 1753 à Saint-Paul Évariste Désiré de Forges, chevalier puis vicomte de Parny, Parny était issu d’une famille originaire du Berry, installée à l’île Bourbon en 1698. Il quitta son île natale vers l’âge de neuf ans pour venir en France avec ses deux frères, Jean-Baptiste et Chériseuil. 
 
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Nos Ancêtres vivaient ainsi leurs fêtes de Noël…

Sapin, bûche, et légendes : les merveilles de Noël.

Le père Noël n’apparaissant guère en France avant 1900, on pourrait dire que le sapin de Noël l’a précédé d’assez peu.

Sa parure qui reste verte en hiver lui à valu depuis longtemps d’incarner l’immortalité de la nature. Dans les pays Nordiques, il est donc associé aux fêtes antique de la lumière, souvent orné de ruban colorés, voire agrémenté de torches largement symboliques. Sa tradition s’est maintenue dans les pays germaniques au point que les princes et les princesses, lorsqu’ils partaient se marier en Europe de l’Ouest, l’emportaient avec eux. Ce fut ainsi  qu’Albert De Saxe-Cobourg-Gotha, mari de la reine Victoria l’introduisit en Angleterre au siècle dernier. Il aurait pénétré aussi en France, mais la tentative de la duchesse de Meklembourg, belle fille du Roi Louis-Philippe, qui le présenta aux Tuileries en 1840, se solda par un échec. Les Parisiens soupçonnant quelques habitudes protestantes, se refusèrent à l’adopter.

Tout va bousculer, en 1870, lorsque les Alsaciens, réfugiés en France après la défaite de Napoléon III veulent  reprendre de vieilles coutumes locales : à Selesta, depuis 1521 des arbres sont chargés d’hosties et de pommes que les enfants se disputent en les secouant.

Dès lors les nombreuses fêtes de charité ou de solidarité pour les réfugiés d’Alsace-Lorraine ont toutes leur sapin qui est rapidement adopté pour l’ensemble de la France cocardière et revancharde. Dès la fin du siècle, des dizaines de milliers se vendent ainsi chaque année.

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Aux tradition indissociable de Noël, la crèche. Elle fait son apparition dans le Sud de la France et de l’Italie. L’origine du santon remonte à 1789. Les santons sont d’abord fabriqués en bois par des artisans de la Forêt-Noire. Vendu à la foire de Toulon, ils deviennent à la restauration des petits sujets en cire que les marchands italiens vendent au cri de « Santi Belli. » Leur vogue est à son apogée sous le Second Empire, au moment de la grande amitié Franco-italienne qui défend la cause de l’unification de la péninsule. 

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L’origine de la bûche de Noël est plus ancienne et de tradition beaucoup plus générale.

Appelée » tronc, cosse, tison, souche, tréfoir selon les régions, elle est installée dans la grande cheminée la veille de noël , avant la messe de minuit. Elle doit être de dimension importante et de bois dur, afin de brûler un temps variant de durée de la messe, à trois ou huit jours, voire jusqu’à la fête des Rois. Traditionnellement on choisit des bois d’arbres dont les fruits sont consommés et prisés : pommiers, pruniers, oliviers, chênes, ou hêtre. Sans doute ce choix a-t-il pour but d’assurer une abondante récolte pour l’année à venir.

Parfois on procède à des libations en versant sur l’écorce du vin ou de l’huile, quand ce n’est pas du sel pour garantir des esprits et des sorciers, ou même de l’au bénite. D’autre fois encore, on a soin d’y faire couler quelques gouttes du précieux cierge de la chandeleur. Charbon et cendre sont dotés comme ceux de la Saint Jean, de pouvoirs en tout genre. Précieusement conservés ils serviront à rallumer la bûche de l’année suivante. De nos jours, la bûche ne subsiste plus que glacée ou chocolatée.

Une fois sa bûche allumée, chaque famille se rend à la messe de minuit, à pied ou en char à bœuf, à travers les chemins. Chacun porte à la main une torche, remplacée ensuite par des lanternes.

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L’église est illuminée. Dans beaucoup de régions, les bergers viennent offrir un agneau à la crèche. Enfin arrive « l’heure solonnelle » chantée à la fin du siècle dernier par le célèbre « Minuit Chrétien » dont les paroles sont curieusement dues à l’imagination d’un radicale, Placide Cappeau. Ce négociant en vin n’était pas encore engagé politiquement lors qu’il répondit, en qualité de poète, à la commande du curé de Roquemaure, près d’Uzes. Le 24 décembre 1847 fut donc chanté pour la première fois à minuit le célèbre cantique.

De retour de la messe de minuit, nos Ancêtres vont à l’étable donner aux animaux la gerbe de Noël un foin meilleur qu’à l’ordinaire, en remerciant les bœufs et les ânes d’avoir réchauffer l’enfant Jésus. S’ensuit le réveillon, souvent assorti d’une oie ou de porc que l’on vient de sortir du saloir. On chante des cantiques de Noël dont l’énumération exigerait des livres entiers tant ils sont nombreux.

On s’amuse et le lendemain, on joue à la soule sur la place du village.

Noël est aussi le temps d’une foule de traditions. Les enfants quêtant pour recevoir quelques étrennes sous formes de fruits secs ou d’œufs.

Parfois la quête est reportée au jour de l’an. Les croyances veulent aussi que les morts reviennent manger cette nuit-la sur terre. Aussi comme pour la Toussaint, on leur prépare à boire et a manger. Pendant que résonne les douze coups de minuit, les rochers se déplacent pour faire entrevoir  les trésors perdus dans leurs entrailles et on peut entendre tinter les cloches des villes maudites englouties à jamais. Sans doute explique-t-on ainsi la croyance qui veut que les enfants nés ce jour là ont le don de communiquer avec l’au-delà ! Une légion  d’interdis accompagnent  cette fête : interdiction de travailler le pain, de cuire du pain, de faire la lessive, de filer, de coudre, ect …Jusqu’à celle-ci, toujours très respectée : ne pas essayer d’entendre ce que racontent les animaux. Le curieux qui le ferait risquerait d’apprendre sa mort prochaine. Car en cette nuit de Noël, les animaux sont doués de parole. On dit même qu’à l’étable ils s’agenouillent parfois sur leur litière.

 Extrait du livre : « Ainsi vivaient nos Ancêtres » de leur coutumes à nos habitudes de Jean Louis Beaucarnot, éditions Robert Laffont. Livre paru en 1989.

 

Le silence du poète…

Le jour où vous rencontrez un poète qui ne parle pas,

Ne soyez pas fâchés, il parle en son cœur.
Mais qui connaît les pensées du poète?
Qui peut connaître les pensées dans le cœur du sage?
Qui peut connaître le chant au bord des lèvres du chanteur?
L’eau qui n’impressionne pas le fermier,
Peut atteindre le cœur du poète, devenir océan,
Elle peut atteindre le cœur du poète, devenir lagune,
Et la tempête qui connaît l’océan et la lagune,
Peut atteindre le cœur du poète
Et devenir brise.
Le cœur du poète accepte la lie.
Et il accepte le limon
Et l’eau claire de la source.
Mais si vous rencontrez un poète
Qui a la tête à l’envers et se tait
Ne soyez pas fâchés, ne dites pas de mal de lui,
En son cœur, le poète parle.

Ewi Adebayo Falei (né en 1935, Nigeria)
(Poésie d’Afrique au sud du Sahara) blog lalitoutsimplement

J’ai trouvé ce père noël sur mon chemin et je l’ai invité à venir se reposer sur ma page. Si vous passer par ici, surtout ne le réveillé pas, ne faite pas de bruit, ne soyez pas fâché, il rêve a tous les petits enfants de la terre. Roberte Colonel

(La peinture du père Nël est de Tom Newsom Deberry né le 31 janvier 1940 et décédé le 23 mai 2008)

juste une déraison…

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– Dans la main d’un ami, il faut déposer sa confiance ; dans son âme, sa compréhension ; sur ses lèvres, son sourire ; devant les yeux, une rose ; près de lui, sa présence et son aide ; et dans son cœur le bonheur de son amitié.

« Je dépose donc tous mes mots, puisque que dorénavant je ne sais si c’est de l’amitié où de l’attachement qui me lie encore à toi. 

– Quand le silence n’est plus acceptable, quel intérêt ai-je à devoir accepter l’inacceptable…juste une déraison, un sentiment diffus…ne vaudrait–il pas mieux que je me retire  de ta vie ? Il faut bien que l’un se décide à mettre le mot fin quand l’autre n’ose prendre la bonne décision.

Mon amour n’est, plus… Il n’est plus celui du début de notre relation. Quel intérêt maintenant ai-je à devoir accepter l’inacceptable ?…juste une bonne dose de déraison ? Ne vaudrait–il pas mieux que je me retire  définitivement de ta vie ? Nous en sommes là aujourd’hui nos objectifs ne sont plus les mêmes. » Roberte Colonel

 Citation : Eugène Fromentin

 « Il y a tant de manière de dire la vérité tout entière ! L’absolu détachement  des choses n’admettrait-il au qu’un regard jeté de loin sur celui que l’on désavoue ? Et quel est le cœur assez sûr de lui pour répondre qu’il ne se glissera jamais un regret entre la résignation, qui dépend de nous, et l’oubli qui ne peut venir que du temps. ».

 

Je ne t’aime pas telle une rose du ciel…

Je ne t’aime pas telle une rose du ciel,
topaze, œillet en flèche et propageant le feu :
comme on aime certaines choses obscures,
c’est entre l’ombre et l’âme, en secret, que je t’aime.

Je t’aime comme la plante qui ne fleurit,

qui porte en soi, cachée, la clarté de ces fleurs,
Et grâce à ton amour vit obscur en mon corps
Le parfum rassemblé qui monta de la terre.

  Je t’aime sans savoir comment, ni quand, ni d’où,

 Je t’aime sans détour, sans orgueil, sans problèmes :
Je t’aime ainsi, je ne sais aimer autrement.

  Je t’aime ainsi, sans que je sois, sans que tu sois,
Si près que ta main sur ma poitrine est à moi,
Et si près que tes yeux se ferment quand je dors.

Pablo Neruda, La centaine d’amour.  (Toile Gerhartz Daniel)

quelques Vers de (Paul Eluard)

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Extraits de quelques Vers de (Paul Eluard)

J’ai fermé les yeux pour ne plus rien voir
J’ai fermé les yeux pour pleurer
De ne plus te voir.

Où sont tes mains et les mains des caresses
Où sont tes yeux les quatre volontés du jour
Toi tout à perdre tu n’es plus là
Pour éblouir la mémoire des nuits.

Tout à perdre je me vois vivre.

J’ai fermé les yeux pour ne plus rien voir.

peinture de Phillis-Anne-Catherine) (Blog Lalitoutsimplement.com/)

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