Crue vous avez dit crue ?

Photo Pierre Villeneuve

Crue vous avez dit crue ? Pour mes amies qui se sont inquiété pour nous voici l’avenue de la Récanette ainsi que notre résidence presque propre !!! Enfin presque… car il nous faut encore attendre le nettoyage que ne manquera pas de faire la ville de Valras-Plage.

Nous allons chausser nos bottes et rejoindre les bords de mer .

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Un véritable déluge s’est abattu sur notre ville de Valras-Plage…

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Le mauvais temps !… Un véritable déluge s’est abattu sur notre ville de Valras-Plage.

Certes l’image est jolie, mais l’est  moins ce qui s’ensuivit. Maisons, caves, garages inondées,  routes coupées où devenues impraticables. Rien n’a pu arrêter cette tempête de déferler sa mauvaise humeur sur notre commune. Elle fit de nombreux dégâts. Merci, elle n’a pas pris de vie humaine.

 

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Lorsque l’on voit les images d’inondation à la télé on ce dit « Les pauvres c’est bien triste!… moi-même je l’ai pensé sans levé le petit doigt pour venir en aide a toutes ses personnes démunie de leurs biens… mais lorsque cela se passe sous vos yeux l’approche devient différente. … Très vite notre générosité reprends le dessus, on se dit qu’il faut faire quelque chose pour aider les plus touchés par ce désastre. Dans notre ville nous venons de vivre ces alertes météos comme un rappel a notre bon sens. Aujourd’hui devant cette eau nauséabonde qui nous a envahi j’affirme que rien ici bas n’est définitivement acquis et que l’entraide est un geste de générosité humain que chacun d’entre nous pouvons faire. (Texte Roberte Colonel)

Fête de sainte Catherine…

 

 

 

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Sainte Catherine, protectrice des filles célibataires

Son refus de se marier explique tout naturellement pourquoi Sainte Catherine est la patronne des filles célibataires. L’expression « coiffer Sainte Catherine » qui signifie ne pas être mariée l’année de ses 25 ans s’explique par une tradition qui remonte au XVIème siècle. En effet, à cette époque, on renouvelait la coiffure de la statue de la sainte dans les églises, et c’était les jeunes femmes célibataires entre 25 et 35 ans qui se chargeaient de cette tâche. Il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas : en effet, tout comme on dit « coiffer sainte Catherine » pour les filles, on dit « porter la crosse de Saint Nicolas » pour les garçons… Vous avez 25 ans et aucun mari à l’horizon ? Pas de panique… D’abord, Mademoiselle, sachez que si vous ne voulez pas vous marier, Sainte Catherine vous protégera tout particulièrement car elle aussi refusa les liens sacrés du mariage… Nous vous souhaitons cependant de vivre un célibat plus gai que le sien ! =Pourquoi on les appelle « Les catherinettes » Dans quelques jours, le 25 novembre, des charmantes jeunes femmes de 25 ans vont arborer sur leurs têtes des chapeaux farfelus. Ces témoignages spectaculaires de leur célibat à cet « âge avancé » ont pour origine l’histoire la courageuse et téméraire sainte Catherine. C’est pourquoi on les appelle les « Catherinettes ». Au IVe siècle, en Egypte, à Alexandrie, sous domination romaine, la jeune Catherine, issue d’une famille royale, perd son père alors qu’elle n’est qu’une enfant. Très jeune, elle se passionne pour l’étude des sciences, des arts et de la philosophie, et fréquente les poètes et les penseurs de l’illustre cité. A l’adolescence, elle épouse, comme sa mère, la religion chrétienne. Après son baptême, illuminée par sa foi et dans un élan mystique, elle se sent « mariée » à Jésus. Un jour, l’empereur Maxence se rend à Alexandrie et exige que toute la population rende hommage aux idoles. Catherine, qui n’a que 18 ans, souhaite rencontrer l’empereur pour avoir une discussion avec lui afin de le convaincre de retirer son exigence. Maxence, prévenu de l’intelligence et de la force du verbe de Catherine, refuse cette joute oratoire. Il lui impose alors de s’exprimer face à une cinquantaine de philosophes convoqués pour la contrer. La jeune femme se montre si convaincante que certains penseurs se rallient à son propos. Cette très belle femme aua un verbe si séduisant que Maxence tombe sous son charme et lui propose de l’épouser. Catherine refuse, en lui opposant le fait qu’elle est mariée à Jésus. L’empereur, furieux d’un tel affront, la jette en prison. Touchée par la grâce et la sincérité de la jeune femme, l’impératrice lui rend visite dans sa geôle et implore l’empereur de la libérer. Ulcéré que l’on ose braver son autorité, Maxence la condamne à être suppliciée. Pour ce, il fait construire une machine faite de quatre roues munies de pointes acérées. Le jour de l’exécution, les pointes la déchirent. La légende veut qu’aucune goutte de sang ne sorte de son corps mais qu’à la place, du lait se répande tout autour d’elle ! Une des roues infernales se brisant même, si bien que pour en finir, Maxence la fait décapiter. Elle devient dès lors la patronne des jeunes filles vierges. Au Moyen Age, on a pour habitude de décorer et de parer les statues des saints, le jour de leurs fêtes. Le jour de Sainte-Catherine, les jeunes femmes non mariées et vierges décorent la statue d’une coiffe, un chapeau confectionné spécialement. Cette tradition perdure jusqu’à maintenant. Elle reste très vivace dans les métiers de la couture et du chapeau. Elle permet à chaque Catherinette de laisser libre cours à son imagination et à sa fantaisie pour créer et décorer son chapeau extraordinaire. Le 25 novembre, de nombreux bals des Catherinettes sont organisés. Alors, mesdemoiselles, à vos chapeaux, et, messieurs, venez faire tanguer le cœur des Catherinettes Les Catherinettes en fête le 25 novembre! Document lelopisi.org/index.phples_catherinettes

l’amour

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L’amour

Vous demandez si l’amour rend heureuse;
Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
Ah! Pour un jour d’existence amoureuse,
Qui ne mourrait? La vie est dans l’amour.

Quand je vivais tendre et craintive amante,
Avec ses feux je peignais ses douleurs :
Sur son portrait j’ai versé tant de pleurs,
Que cette image en paraît moins charmante.

Si le sourire, éclair inattendu,
Brille parfois au milieu de mes larmes,
C’était l’amour; c’était lui, mais sans armes;
C’était le ciel… qu’avec lui j’ai perdu.

Sans lui, le cœur est un foyer sans flamme;
Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
J’ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
Demandez donc s’il donne le bonheur!

Vous le saurez : oui, quoi qu’il en puisse être,
De gré, de force, amour sera le maître;
Et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.

Dès qu’on l’a vu, son absence est affreuse;
Dès qu’il revient, on tremble nuit et jour;
Souvent enfin la mort est dans l’amour;
Et cependant… oui, l’amour rend heureuse!

Poésies de Marceline Desbordes-Valmore

Précieuses minutes qu’on vole au temps…

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Ce ne sont pas les heures qui sont précieuses, ce sont les minutes. (George Bernard Shaw)

Précieuses minutes que celles qu’on vole au temps qui nous glisse entre les doigts comme du sable. Précieuses minutes que celles qu’on prend à tourner quelques pages dans la lumière du matin. Précieuses minutes que celles où les mots s’accrochent à nos yeux et troublent notre cœur. Précieuses minutes où plus rien n’a d’importance si non, celui du bonheur d’exister au travers d’histoires éternelles couchées sur papier. Histoire qui parle des autres, roman qui parle de vous.  Roberte Colonel (peinture Carter-John-Michael)

 

 

Les maux de Sophie …

 Sophie se renversa en arrière et s’étira longuementElle n’aimait pas la vie qu’elle menait ; mais elle était seule à le savoir. Et de ce mystère elle tirait, en écrivaine rêveuse, une gamme de petites voluptés. Elle se plaisait à dire qu’elle y puisait d’inépuisables sources de joie. A fortiori, tromper un homme tel qu’Alexandre l’enchantait. Elle se réjouissait de n’être pour lui qu’une spécialiste de  mots et de frivolités, avide comme une éponge et douée pour les plaisirs. Il y avait en Sophie un être profond, carnivore, enfoui, qui n’aimait que la lumière.
Cependant elle éprouvait une légère inquiétude – lors qu’elle s’interrogeait sur le besoin  qu’elle avait d’Alexandre, et qui n’était pas seulement physique. « Mon pauvre ami, s’il  savait ! » Bien sûr le jeu d’amour avec cette force épaisse lui plaisait infiniment.  Elle reconnaissait à Alexandre un espoir de possession irrésistible, accompagné d’un instinct amoureux très juste. « Il savait faire », comme eussent dit les amies de Sophie. Ses mains d’orfèvre rêveurs et coléreux avaient le sens du corps de la femme – et Sophie ne rêvait rien de plus exaspérant, de plus aphrodisiaque ni de plus épuisant que ce modelage auquel il la soumettait jusqu’à l’hébétude heureuse. Elle éprouvait, cependant, aucune anxiété à savoir que pour un temps son corps à elle ne dépendait que de lui seul. « C’est dans l’ordre des choses. Et j’ai déjà connu ça. » L’exaltation d’être comblée, chez elle,  ne devenait jamais sevrage. L’essentiel était de garder son esprit clair et libre – au-dessus de la mêlée des membres, au-dessus des soupirs et des cris.
Or c’était là précisément, que se creusait l’inquiétude : l’esprit de Sophie était occupé d’Alexandre. »  – Il aime posséder se dit elle, mais il aime aussi être vaincu,  comme un enfant triste qui aurait perdu des êtres chers.
Ce qu’il déteste en moi,  ce qui l’attache à moi, ce sont les occasions que je lui donne d’être faible.
– Qu’est ce qu’il fabrique, ce salaud ?
Elle refaisait pour la dixième fois le compte dérisoire des jours :
«Son dernier message, ma réponse ça ne fait jamais que deux semaines ! – depuis le jour où il t’a confiait sa véritable  façon de vivre sa vie ! Il t’espace, ma fille ! Et voilà plus de dix jours que tu lui a écrit… Monsieur ce fait rare, Monsieur ne répond pas, Monsieur est un … Mais voilà la vérité : tu ne peux plus te passer de lui ! »  
Elle s’injuria comme elle savait le faire : bassement, sourdement, avec des mots  de charretier ivre. Cependant, elle s’observait dans la glace de la chambre. Ce visage, elle lui trouvait de l’amertume, un chagrin qu’elle ne lui connaissait pas. Elle s’approcha, considéra sa figure, son teint halé,  ces cheveux chatains foncés ,  –  et ce nez droit, ce menton allongé.
« Quand tu seras vieille, on ne verra plus que ton menton et ton nez ! » Murmura t-elle. Puis elle observa ses yeux verts dont le regard devenait fixe.
J’aimerais bien savoir avec qui  ce salaud, cet enfant de salaud me trompe !  Des injures lui venaient aux lèvres, qu’elle refoulait avec peine et parfois elle avait dû contenir un désir aigu de faire scandale. « C’est idiot ! Et ce n’est pas ce que je cherche. » Mais elle était obligée de recourir, pour se tenir en main, à toute sa volonté de femme. Elle joua un instant de cette idée. Mais la chose, a vrai dire ne lui importait guère. « Je suis la plus forte. »  Elle était une écrivaine sans grand talent, une affamée de tout ce qui ne rassasie pas. Elle n’en était que plus lucide. Elle s’observa de nouveau, et la glace lui renvoya  un visage que la perplexité rendait étrange et – charmant. Elle eut un rire intérieur, qui roula dans sa gorge. « Il n’y a pas de femme qui puisse m’enlever Alexandre ! »
Que cherchait – elle ? Sophie ne le savait pas clairement elle-même. Elle se sentait bizarrement écartelée : subissant à la fois la haine et l’attraction de l’invisible qu’elle niait et qu’elle ne voulait pas nommer.   Oui c’était l’amour d’Alexandre qu’elle cherchait là sans aucun doute. « Il y avait autre chose en elle.  Un besoin désespéré. Comme une volonté de détruire ce qu’elle aimait. Alors que dans la demi clarté de l’unique lampe, ses traits pâles revêtaient une sorte de pureté lointaine, inaccessible.
Sophie venait de parler à voix  haute, suivant sa pensée comme un fil d’Ariane. Instinctivement, elle s’était approchée de la glace et elle se regardait. Le visage, cette fois elle ne le reconnut pas : c’était un masque pâle, les pommettes saillantes y creusaient  les joues. Et ce pli au bord des lèvres, où  le ressentiment se lisait. Et ce regard enfiévré. « Arrange toi pour que Alexandre ne voie jamais cette tête là ! Jamais » (Texte Roberte Colonel) (Photo  d’Emily Blunt)

Maintenant que les mots ne viennent plus…

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Maintenant que les mots ne viennent plus
que le sable a comblé
la place du marché
que le temple est vide

Tu redeviens l’étranger
par qui l’inquiétude ancienne
psalmodie ses silences
sur nos mémoires effrangées

Vieille idole sacrifiée
tu retournes
dans les limbes sans coup
de feu sans intrigues

Alors parmi les ombres il ne restera
sur la piste muette
au centre du cercle rompu
que la silhouette d’un homme seul

un danseur
virevoltant
sur une valse
à quatre temps

(Poésie de Fulvio Caccia, Lilas) (peinture de Eric Armusik)