Combien de temps encore…

Combien de temps encore pourrais je écrire ces mots qui faisaient vibrer mon cœur, mots que je semais inlassablement jour et nuit sur les pages de mes cahiers. Il arrivait que je choisisse un personnage parce que je retrouvais en elle des sentiments que j’aurais pu éprouvé moi-même et que j’aurais eu plaisir à exprimer. Je suis une sentimentale, ce qui m’a donné mes plus grandes joies lorsque j’écris c’est de retenir un personnage de lui donner vie et de le conduire là où j’aimerais être avec lui. Je m’imprègne du lieu, des odeurs, du vent, du soleil, de la pluie. Je vie avec mon personnage, ce que la vie ne m’a pas donné. Parfois encore mon personnage je le choisis tout simplement parce que c’est un beau personnage qu’il sera passionnant d’aimer. (Peinture Deborha De Wit Marchant ) texte  Roberte colonel

– Là où naissent les frontières, les chemins s’effacent. Là commence le silence. J’avance lentement et je peuple la nuit d’étoiles, de paroles, de la respiration d’une eau lointaine qui m’attend où paraît l’aube.(Octavio Paz)

 

 

Une Image…

Une image
Ne peut désormais se raconter
Elle s’est oubliée
Elle s’est engouffrée dans le mirage du souvenir. Qui étais-je
Où suis-je maintenant? Dans
Ce qui fut au début? Ce qui fut à la fin? Resserrée entre les deux
Peut-on rendre ses pas au passant?

L’identité serait-elle cette question?
Une boule dans l’espace de la mutation
Un signe de la main et départ. (Adonis, La forêt de l’amour en nous)

« Blog Lali »   peinture Rasikh Akhmetvaliev

comme le vent dans les arbres…

591272IMG5676Comme le vent dans les arbres,
Comme une musique douce et lointaine,
Comme une pensée inachevée,
Les trois points…laissent la phrase en jeu,
en souffle, en attente d’une suite de sens…

Écrire, c’est aussi ne pas parler.
C’est se taire.
C’est hurler, sans bruit.

C’est ça l’écriture.
C’est le train de l’écrit qui passe par votre corps.
Le traverse.
C’est de là qu’on part pour parler de ces émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous. ( que l’auteur de ce magnifique texte me pardonne  je n’ai pas son nom.)