le gris de la vie…

la connaissance de soi et/ou de l'autre

Des détails sordides lui revenaient.

A partir d’un certain âge, la vie est-elle faite de ressouvenirs. Elle interrogea Pierre :

– Songe tu parfois au passé ?

– Que veux tu dire ?

– Je me demande si ce n’est pas un signe de vieillissement :

Quelque chose me tire vers des temps révolus, ou se sont les choses d’autrefois qui tout à coup surgissent.

– tu n’es pas malade Marie ?

– Je vais très bien. Et toi, tu ne sens pas cela ? Tu ne te dis pas : il y a, deux ans, dix ans ? Tu ne te vois pas adolescent, ni tout petit ?

– Jamais ! Je vis ce que je vis. Pas autre chose.

– C’est drôle cela aussi. Tu es comme suspendu dans le vide. Rien derrière toi ?

Certainement, Pierre n’était poursuivit par aucune image. Cette tranquillité lui parut de bon augure : il ne se reprochait rien.

Je pense que te voilà doublement rassurée.

– Peut être, et pourtant…

– Qu’y a t-il encore ?

Elle ne répondit pas tout de suite. Comme chaque soir elle se déshabilla dans la salle de bain et resta plus longtemps qu’elle n’en avait l’habitude ce qui intrigua Pierre.

-Marie tout va bien ?

La nuit, elle le réveilla : quel est celui  qui n’a pas fait de ces choses dans sa vie?

-Voyons Marie, de quel choses veux tu parler ? C’est une lourde charge de juger son mari.

– C’est réparer le mal, dit-elle. Pour cela il faut savoir la vérité 

Pierre pouvait avoir été un mari semblable aux autres hommes. Il avait pu céder aux tentations.

– Comment briser cette confiance ? Comment avouer et infliger un tourment à Marie ?

Une paix vint sur eux avant que vienne leur sommeil.Pierre sombra le premier et elle sentit s’augmenter le poids de sa tête sur son épaule.

Ce moment de solitude, où plus rien ne vient remplir le gris de la vie. (Roberte Colonel)

Cher Ami…

Cher Ami, comment fais-tu ! Ecoutez, laissez-moi vous parler;
Je ne vais pas vous faire de mal, ne voyez-vous pas ?
Venez, vous êtes un peu trop loin pour moi.

Un peu maigrichon bleu et blanc, messager pour les hommes qui se battent,
parlez-moi de la profonde cicatrice rouge,
là-bas, là où les plumes ne sont pas.

Qu’en est-il de votre pauvre patte gauche ?

Dites-moi, Cher Ami, je vous prie.
Garçons et filles ne savent,
Comment vous avez gagné cette Croix d’argent.

« La meilleure chose qui me soit arrivée c’est quand je suis allé avec Whittlesey;

Nous avons marché si vite, si loin ! « Nous sommes tous perdus » déclara le chef; »
« Mon Cher Ami – c’est mon cher ami -Vous êtes celui que nous allons envoyer;
Le bataillon tout entier est aujourd’hui perdu,
Et vous devez réussir à tout prix. »

Donc, avec le message lié serré; Je me suis envolé à pic de toutes mes forces,
Avant d’être assez haut,
Les armes ont commencé à me mitrailler.

Les balles des mitrailleuses m’ont entouré comme la pluie, on pouvait penser que j’étais un avion;
Et quand j’ai commencé à partir, moi, les coups de feu se sont approchés !

Mais je me suis envolé, tout droit comme une abeille; le vent ne pouvait pas me rattraper,
Jusqu’à ce que je sois redescendu à terre, dans le camp de nos propres hommes !

Mais, Cher Ami, sur ma parole, vous modeste, modeste petit oiseau;
Maintenant, ne savez-vous pas que vous avez oublié ?
Dites comment votre poitrine et votre patte ont été abattues.

« Oh, oui, le jour où nous avons franchi la Meuse, jai pris l’avion à Rampont avec le courrier;
Encore une fois les balles venaient comme la grêle, j’ai pensé pour sûr que j’allais tomber. »

Les balles sifflaient comme une abeille, si proches, ça m’a presque fait peur;
Une a frappé les plumes de mes ailes, un autre est passé à travers ma queue.

Mais quand je suis rentré à l’arrière, je me suis aperçu qu’ils m’avaient touché là et ici;  Mais cela n’était rien, ça ne faisait rien.

http://cousin.pascal1.free.fr/pigeons-14-18.html

L’espérance dure longtemps tant qu’on y croit …

 Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre. (George Sand)

L’espérance est un emprunt fait au bonheur. (Joseph Joubert)

Lequel d’entre nous n’a point connu ces espérances de plus en plus fragiles, ce silence qui empire de minute en minute comme une maladie fatale? (Antoine de Saint-Exupéry)

Votre vie n’aura jamais que la dimension de vos espérances. (Esther Rochon)

L’espérance dure longtemps tant qu’on y croit : c’est une déesse trompeuse, mais bien utile. (Ovide) Blog http://Lalitousimplement.com/

Automne malade…

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Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

Adorables messages d’une petite fille inconnue

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Maurice Carême aurait il imaginé que son poème « l’écureuil et la feuille » serait un jour a l’initiative d’une belle surprise me concernant ? …

Je vais donc vous narrer cet événement car il m’a réellement touché en plein cœur.

Depuis quelques jours je reçois d’adorables messages sur mon blog marieliane.

Quoique de plus naturel me direz-vous un blog c’est fait pour écrire des billets et aussi, en retour recevoir quelques commentaires que l’on apprécie où que l’on déteste c’est selon !

Lorsque j’écris c’est avec rigueur. Le plaisir qui m’anime est de rechercher des sujets en rapport avec les saisons, mes sentiments, mon ressenti du moment afin d’intéresser le plus grand nombre d’entre vous. Cependant, lorsque je parcours des sites de recherches je m’aperçois  que de nombreux blogueurs ont eu eux aussi la même conception du sujet que je veux traiter. Ce qui fera la différence : une présentation d’image, quelques modifications personnelles du sujet. Je passe parfois des heures en recherches sans pouvoir me décider à trouver un écrit, un poème susceptible de retenir votre attention. Alors lorsque je découvre qu’une petite fille me laisse un adorable message m’expliquant qu’elle aime le poème « L’écureuil et la feuille » de Maurice Carême  et de plus qu’elle n’a devant elle que huit heures pour l’apprendre alors comprenez mon émotion…déjà je m’inquiète… aura-t elle assez  de temps devant elle pour retenir toute cette poésie ? Je me suis donc empressée de répondre à son commentaire lui souhaitant bonne chance. Mais cette petite fille avait des ambitions…elle me fit savoir qu’elle désirait avoir un A car elle avait appris très bien le texte …tout en lui souhaitant de une  bonne chance je lui demandais de me faire savoir sa note. Ce fut fait elle semblait très heureuse d’avoir eu un   A. Il aurait été dommage que nous arrêtions là nos commentaires et que je n’ais plus d’échange avec ma jeune amie. C’était sans compter sur cette charmante enfant, nous n’allions pas en rester la…

-Dis Marieliane connais tu « Le silence est d’or de Maurice Carême. ? »

Je devais bien lui avouez que je ne le connaissais pas, mais que bien sûr j’allais me mettre immédiatement à la recherche de ce poème, et si par malheur je ne réussissais pas à le trouver je ferais appel à mes amies de blogs. Dans les secondes qui suivirent je lui ai fait parvenir ce magnifique petit poème qui en dit long sur une petite fille bavarde.

Je suis émue que cette enfant soit  venue spontanément sur mon blog.  Pourquoi la-t-elle choisit ? étais ce à cause de mon image ? Le saurais je ? A l’instant elle m’envoi ce poème qu’elle à écrit pour me remercier…

Je lui avais promis de mettre ces écrits sur mon blog… sur les deux poésies celle-ci me paraît réellement représenter cette petite fille.

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Magie Infernal

  Une magie infernale

Au cœur en diamant et or.

Très belle, comme la rosée du matin.

En famille en or

Faisant sourire

Tous ceux qui la voit.

Une voix très belle comme celle des oiseaux.

Un goût très bon,

Comme celui des fruits.

Un parfum hypnotisant de sourire.

Appeler l’amour…  (Auteur Rayhana )

A Maman…

maman

 

A maman

Aujourd’hui 1 novembre c’est une journée de recueillement dans les cimetières. On fleurit de chrysanthème les tombes de nos défunts que nous avons aimés et hélas toujours trop disparus.  Maman aujourd’hui, je n’irais pas au funérarium pour me recueillir sur tes cendres. J’ai tant de fois pleurée d’avoir été séparée injustement de toi. Tes bras auraient dut être mon refuge ils me furent interdits. Je n’ai eu que mes larmes pour me consoler d’un chagrin infini de découvrir éparpillées sur un bureau tes courriers où ta vie me fut racontée. J’ai découvert ta douleur, tes écrits, pour que l’on te rende ton enfant. Tes supplications n’ont pas été entendues. Ton destin fût un long cortège d’interdits, de malheurs, de privations. Depuis cette  découverte et apprenant que tu ne m’avais jamais abandonnée je me suis apaisée. Mes larmes se sont asséchées. Pour nous deux, il n’y auras jamais de retour sur une autre destinée. Je n’ai pas eu l’opportunité de te revoir, de t’assister dans ce qui fut ton grand voyage pour l’éternité. Il paraît que lorsque sa maman disparaît, c’est le monde entier qui s’écroule. L’enfant perd son premier point de repère et doit apprendre à se réorienter que c’est une étape vers l’équilibre. Alors pour sur j’ai du mettre en oeuvre très tôt cette réorientation pour devenir moi-même, et apprendre à vivre avec mes manques de toi. Aujourd’hui je n’irais pas me recueillir au columbarium de Seyssins où nous t’avons déposé dans ton écrin entre montagne et verdure. Voici pour toi mon message d’amour :

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Un très beau poème KIM Cho-hye. 

Mère

Ô mère ! Tu as tout enduré
Avec patience,                                                                 
Tu as vaincu.                                                                   
Avec courage,
Tu as acceptée d’être anéantie.
 
Seule tu as fait face                                                     
A toutes les difficultés.                                               
Tu les as résolues                                                       
Alors que tant de chagrins                                      
Ruinaient ta santé                                                     
Fortement délabrée.
 
Toute ta vie durant,                                                     
Tu n’as pu éviter                                                         
Ni la misère,                                                               
Ni l’humiliation.
 
Mais cachée                                                                
Derrière les fleurs,                                                     
Dans la joie toute simple,                                        
Ô mère !                                                                        
Tu nous souriais