livre

Émile Verhaeren…Les heures claires

C’est un pur bonheur de découvrir les oeuvres de (Émile Verhaeren, Les heures claires.  Et pour ce poème j’empreinte une  toile du peintre Alain Géneau)

Fut-il en nous une seule tendresse,
Une pensée, une joie, une promesse,
Que nous n’ayons semée au-devant de nos pas?

Fut-il une prière en secret entendue,
Dont nous n’ayons serré les mains tendues
Avec douceur sur notre sein?

Fut-il un seul appel, un seul dessein,
Un vœu tranquille ou violent
Dont nous n’ayons accéléré l’élan?

Et, nous aimant ainsi,
Nos cœurs s’en sont allés, tels des apôtres,
Vers les doux cœurs timides et transis
Des autres,
Ils les ont conviés, par la pensée,
À se sentir aux nôtres fiancés,
À proclamer l’amour avec des ardeurs franches,
Comme un peuple de fleurs aime la même branche,
Qui le suspend et le baigne dans le soleil;
Et notre âme, comme agrandie, en cet éveil,
S’est mise à célébrer tout ce qui aime,
Magnifiant l’amour pour l’amour même,
Et à chérir, divinement, d’un désir fou,
Le monde entier qui se résume en nous
.

Par défaut

7 réflexions sur “Émile Verhaeren…Les heures claires

  1. Magnifique en effet Roberte que ces mots … de même pour ce choix de peinture …
    Bonne fin de ce jour à toi et agréable week-end tout entier !
    Bisous.

  2. en écho…je te propose un de mes poèmes de 2007

    «Un jour d’éclair » *(coup de foudre)

    Chaque jour où je pense à ta volonté
    Si cruellement profonde
    Je me confonds en prières vers toi.

    Je suis venu si tard
    Vers la douceur de ton regard
    Et de si loin, vers tes deux mains tendues,
    Tranquillement, tout au travers des étendues !

    J’avais en moi tant de peurs tenaces
    Qui me rongeait de folles menaces,
    La confiance ;

    J’étais si lourd, j’étais si las,
    J’étais si vieux de méfiance,
    J’étais si lourd, j’étais si las,
    Du vain chemin de tous mes pas.

    Je méritais si peu la merveilleuse joie
    De voir tes pieds illuminer ma voie,
    Que j’en reste tremblant encore et presqu’en pleurs,
    Et humble, à tout jamais, en face du bonheur
    Que tu me donnas.

    lepoete71 08/08/2007 …. (Inspiré de Émile Verhaeren)

  3. Bien que « ce jour d’éclair ne me fut destiné »… Dire merci pour ton poème en écho à celui du poème de Émile Verhaeren serait vain… si je n’ajoutais que ta poésie ressemble de très près à l’oeuvre de Émile Verhaeren. Je suis extrêmement touchée de la recevoir sur mon blog. Amicalement.
    Roberte

  4. en 2007 j’avais trouvé son écriture si belle que j’avais gardé le principale qui exprimait exactement mon ressenti pour la personne concernée….Et en citant l’auteur .! …
    En relisant l’original ,il est vrai que j’ai peu changé de mots…peut être à l’époque ai-je cru qu’ils venaient de mon propre coeur, tant ils reflétaient mes sentiments.

Merci pour ce commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s