livre

Lettre à Maman Au Paradis Blanc

Ma chère maman.

Chaque année a la même époque  je me dis que je dois cesser de t’écrire . Cependant, tracer mes mots c’est me donner l’illusion que je peux m’adresser a toi dans  ton paradis blanc.   J’ai la perception a chaque instant que tu me protége.

Peut il y avoir un plus beau mot à prononcer pour une enfant que celui  si tendre…  » maman ». 

Bien que je n’aie pas eu le bonheur de pouvoir te le crier très fort ce joli mot, des personnes, des responsables mes pas coupables, des personnes intransigeantes, si sures de leur toute puissance et de leur vouloir… avaient jugé que c’était (pour le bien de l’enfant)… hors, l’enfant c’était de moi dont il s’agissait. Comment des responsables de l’Assistance Publique peuvent ils avoir eu autant de certitudes et s’autoriser à un jugement aussi définitif ?

 Ma chère maman rien jamais ne pourra remplacer dans ma vie ton absence.

Le temps a passé doucement sans me laisser l’espoir de te revoir. J’ai parcouru un long chemin sans toi dans une confusion totale de sentiments contradictoires.

L’on s’était plu à me faire prendre pour vérité des faits qui n’étaient en réalité que mensonges. On avait semé le doute dans mon esprit  et à un moment j’avais cru la parole des adultes. Mais le cœur de la petite fille que j’étais alors, avait des sentiments très forts pour toi. Vint donc le jour où je ne voulus plus écouter ce que racontait les grands.

Maman, il y avait tant de rêves en moi qui me permettaient d’atténuer ton absence. J’arrivais à combler mes manques grâce aux sentiments très forts qui me reliaient à toi. Durant toutes ces années c’est aussi ce qui me permit  de croire à ton retour.

On ne peut rien changer à  ce qui fut programé a notre insu. Sans doute que je ne guérirais jamais de ton absence mais depuis mes recherches riches en renseignements te concernant je me suis apaisée. Ma chère maman,  je t’aimerais toujours.  Ton éternel enfant

Peinture de Catherine Stringfellow.

Par défaut