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Violence gratuite…

Je m’étais promise à moi-même de mettre sur mon blog que « des mots douceurs »

Aujourd’hui ma promesse ne peut être tenue.  Une photo déposée ce matin sur face book m’a  interpellée. Elle m’oblige a m’éloigner momentanément de « mes mots douceurs  » pour laisser éclaté ma colère.

Sur ce cliché apparaît une adorable petite fille au regard absent le visage tuméfié, témoignage accablant de la violence des coups qu’elle a reçu. Quel monstre peut oser de la sorte frapper une enfant ? Comment ne pas être indignée.  Violence gratuite sur une enfant sans défense.

 Notre société est en déroute … Que faire contre tant de misères ? Pour certaines personnes le chômage, la pauvreté, les difficultés de chaque jour n’a fait qu’aggraver leur désespoir à se sentir inutile. Subir tant d’échec amenuisent sûrement leur espoir d’avoir une vie meilleure. Cette agréssivité qu’il manifeste sur les enfants n’est elle pas due aussi à la violence du rejet qu’il ressentent eux même. …  Hélas je ne détiens pas la clé de l’échec d’une partie de notre société, mais ce que je sais de façon certaine c’est qu’une enfant si fortement meurtrie mettra des années a guerrir du traumatisme subit pendant son enfance. Alors, s’il vous plaît ouvrons grands nos yeux, devant de tels faits ne restons pas insensible … il se trouve peut être à coté de vous (une, un), enfant battue.(texte Roberte Colonel)

Pour des raisons indépendante de ma volonté cette photo n’est pas celle présente sur facebook.

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Le voleur de mots

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Le vent
dessus la mer jolie
A emporté mes mots
Mes mots d’endroit et d’envers
Mes mots bleus mes mots blancs
Mes mots verts mes multicolores
Mes mobiles mes émouvants
Mes mots écrits à l’encre feue
A l’encre d’or de l’amourette
Sur les ardoises roses du sang

Le vent
Entre ses dents de vent
Les a portés à l’océan
Leur a donné de sa voix claire
Tous les aigus inconvenants
Ceux qui sans eux
Sur les eaux claires
Faisaient le tour des continents en aboyant
Sur tous les champs
Où pousse la simple amourette
Celle des printemps aux lis blancs

Ceux qui rampent dans le commun
Ceux que le chat en ronronnant
Mâchonne dans sa gueule de chat
Pour encourager le silence
A donné son or au présent
Pour des poèmes d’insouciance
Des textes de bonheur doré
Comme les lunes d’équinoxe

Le vent
Sur son aile électrique
A emporté mes longues listes
Déclinées comme l’alphabet
En alphabel En alphabeau
Rangés comme dans le chapeau
De l’illusionniste les lièvres
Pour des parades de mystère
Dans le cœur bleu des demoiselles
Mortes comme fleur d’après rêve
Au bord d’un baiser espéré

Le vent a emporté mes mots
Mes oiseaux d’août mes oiseaux doux
Mes musaraignes au nez pointu
Puis les ayant laissé partir
Dans des envolées de pétales
Vers les hivers où les hiboux
Veillent la nuit au bord des granges
Avec les anges

Le vent seul nous en reviendra
De ce périple tapageur
Ayant appris d’eux le par chœur
De la douceur de la douleur
De la plénitude charmante
Des amoureuses amourettes

Le vent seul nous en reviendra
Souffler de son mufle froid
Dessous nos toits aux lauses bleues
Ses graves complaintes amoureuses
Celle qu’on écoute en pleurant
Quand la nuit déchire sa robe
Aux buissons noirs du temps mourant. ( lesableausablier.center.blog.net/ )