l’homme penché sur son écritoire…

Il pouvait être là des heures. Livres épars autour de lui, à prendre des notes, parce qu’une idée avait surgi qu’il lui fallait absolument la développer. Et tant qu’il n’avait pas trouvé le fil conducteur et les mots justes, il peaufinerait son texte, comme le peintre retouche sa toile jusqu’à ce qu’il en soit satisfait. Il l’oubliait, absorbé par ce qu’il tenait à écrire et qui le tenait occupé une partie de la soirée ou de la nuit. ( blog Lali.tout.simplement)

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Il ne suffit que de quelques lignes glanées sur le blog d’une amie pour que mes doigts s’agitent sur mon clavier. L’inspiration qui me faisait défaut il y a un instant surgit et les mots dansent sur mon écran. Plus rien ne saurait arrêter mes doigts…le tic tac du clavier magique ne semble pas pouvoir se contenir. A moi d’inventer la suite de l’histoire qu’écrivait cet homme. Toutes les histoires peuvent trouver un chemin différent que celle prévue au départ dès lors que l’imaginaire si créateur n’est pas restreint à imaginer qu’un seul événement…

Penché sur son écritoire, Pierre s’attarda un  moment à contempler sa feuille maculée de griffonnages parce que trop fatigué il commettait des erreurs. Il senti soudain une vague de tristesse l’envahir. Trop de souvenir le retenait encore prisonnier de cette femme. Il s’étonnait de ses facultés de dissimulations. Il avait eu la faiblesse de s’éprendre de la femme de son ami. Il se sentait responsable de l’avoir trahi. Je ne me trouve pas d’excuse alors pourquoi  lui écrire une lettre pour qu’il me pardonne?  Il sentit la sueur couler le long de son cou, s’infiltrer sous le col de sa chemise, ruisseler désagréablement au creux du dos. Lors qu’il eut  enfin terminé sa lettre il resta un moment penché sur ses écrits à les relire.  Il quitta la maison et se dirigea dans la ruelle où il vit la voiture de Pauline stationnée. Il se souvenait douloureusement  que la veuille elle s’était refusée à lui. «  Tu m’attire énormément Alix mais je ne peux pas, pas dans ces circonstances je ne suis pas libre  ! »  Elle s’était rapprochée de lui, elle   l’avait embrassé.  En lui rendant son baiser Alix n’avait pas su résisté au désir de presser le corps de Pauline. Elle s’était lovée dans ses bras et dans un sourire plein de promesses et de mystérieuses certitudes elle sembla lui dire qu’elle se donnerait  a lui peut être un jour. Cependant Alix le savait,  il avait fini par l’admettre Pauline ne serait jamais à lui. Il devait définitivement se guérrir de l’amour qu’il éprouvait pour elle. Pauline était de ces femmes pour qui la fidélité est essentielle dans un couple.    (Texte Roberte Colonel) (toile de Alganto)

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UNE PAROLE AVANT TOUTES CHOSES !

  Il est parfois difficile de trouver les bons mots. Vieillir est pour certaines personnes source de grandes souffrances, de confusions des mots. Peu sollicitée notre mémoire nous fait défaut. Lorsque qu’un de nos enfants s’impatiente attendant une réponse à une question posée par lui nous comprenons que nous ne sommes plus aussi attentif à l’écoute de l’autre. Je l’ai compris hier lorsqu’un de mes fils éleva la voix, s’impatienta en me disant : maman tu n’écoute pas ce que je te dis. Tu parle et ne répond pas à ma question. Même si cela me fit de la peine je sais bien qu’il avait raison. Nos enfants sont moins conciliants devant notre trouble que nos amis qui eux savent par expérience que la mémoire cet organe enregistreur de mots, de souvenirs, peut aussi faire défaut. Notre vie fut bien remplie et même si l’on désir continuer à rester dynamique l’âge venant il est bien normale que nous ayons quelques pertes de mémoires sans êtres pour cela dépossédé de tout notre savoir. (texte roberte Colonel)

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Chaque jour suffit sa part de mots
chaque fleur sa part de printemps
chaque soleil sa part de clarté
chaque nuit sa part d’ombres
chaque mer sa part de bleu
entre le corps divisé de la lumière
j’apprends le jour
j’apprends la nuit
j’apprends le secret des chemins
j’apprends par exemple l’amour
j’apprends par exemple le mot bonheur
j’apprends ce qui m’habite
l’exil et le silence
la rose qui ne doit pas mourir

« Rodney Saint-Éloi, Récitatif au pays des ombres  » Toile D’Ena wolff

Là et là seulement il y la paix…

Rob Gonsalves - Change of Scenery 2 - Making Mountains

 Peut être n’y a-t-il que deux mondes pour la lectrice. Celui où elle lie, et celui où elle aime. d’où ce regard sur elle, regard qui ne comprend pas que cela lui suffit, qu’elle n’a pas besoin de plus. Ou qu’elle à de moins en moins besoin d’autres chose. Parce que là, il y a la paix. (Peinture de Gonsalves Robert.)

Rob Gonsalves (né en 1959 à Toronto , Canada) peintre du réalisme magique avec une perspective unique et le style. Il produit des œuvres originales, estampes à tirage limité et des illustrations pour ses propres livres. Durant son enfance, Gonsalves a développé un intérêt dans l’élaboration de l’imagination à l’aide de divers médias. À l’âge de douze ans, sa prise de conscience de l’architecture a grandi comme il a appris les techniques de perspective et il a commencé à créer ses premières peintures et des illustrations de bâtiments imaginés.Après une introduction aux artistes Dalí et Tanguy , Gonsalves a commencé ses premières peintures surréalistes. Le « réalisme magique » approche de Magritte avec les illusions de perspective précise de Escher est venu pour être influences dans son travail futur.Dans ses années de collège, poste, Gonsalves a travaillé à temps plein en tant qu’architecte, aussi la peinture en trompe-l’œil des peintures murales et des décors de théâtre. Après un accueil enthousiaste en 1990 à la Toronto Outdoor Art Exhibition , Gonsalves se consacre à la peinture à temps plein.Bien que le travail Gonsalves »est souvent catégorisé comme surréaliste , il diffère parce que les images sont délibérément planifié et le résultat de la pensée consciente. Les idées sont en grande partie générés par le monde extérieur et impliquent reconnaissables activités humaines, en utilisant des dispositifs illusionnistes soigneusement planifiées. Gonsalves injecte un sentiment de magie dans des scènes réalistes. En conséquence, le «réalisme magique» décrit son travail avec précision. Son travail est une tentative de représenter la volonté des êtres humains de croire à l’impossible, d’être ouvert à la possibilité.

 

Violence gratuite…

Je m’étais promise à moi-même de mettre sur mon blog que « des mots douceurs »

Aujourd’hui ma promesse ne peut être tenue.  Une photo déposée ce matin sur face book m’a  interpellée. Elle m’oblige a m’éloigner momentanément de « mes mots douceurs  » pour laisser éclaté ma colère.

Sur ce cliché apparaît une adorable petite fille au regard absent le visage tuméfié, témoignage accablant de la violence des coups qu’elle a reçu. Quel monstre peut oser de la sorte frapper une enfant ? Comment ne pas être indignée.  Violence gratuite sur une enfant sans défense.

 Notre société est en déroute … Que faire contre tant de misères ? Pour certaines personnes le chômage, la pauvreté, les difficultés de chaque jour n’a fait qu’aggraver leur désespoir à se sentir inutile. Subir tant d’échec amenuisent sûrement leur espoir d’avoir une vie meilleure. Cette agréssivité qu’il manifeste sur les enfants n’est elle pas due aussi à la violence du rejet qu’il ressentent eux même. …  Hélas je ne détiens pas la clé de l’échec d’une partie de notre société, mais ce que je sais de façon certaine c’est qu’une enfant si fortement meurtrie mettra des années a guerrir du traumatisme subit pendant son enfance. Alors, s’il vous plaît ouvrons grands nos yeux, devant de tels faits ne restons pas insensible … il se trouve peut être à coté de vous (une, un), enfant battue.(texte Roberte Colonel)

Pour des raisons indépendante de ma volonté cette photo n’est pas celle présente sur facebook.

Le voleur de mots

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Le vent
dessus la mer jolie
A emporté mes mots
Mes mots d’endroit et d’envers
Mes mots bleus mes mots blancs
Mes mots verts mes multicolores
Mes mobiles mes émouvants
Mes mots écrits à l’encre feue
A l’encre d’or de l’amourette
Sur les ardoises roses du sang

Le vent
Entre ses dents de vent
Les a portés à l’océan
Leur a donné de sa voix claire
Tous les aigus inconvenants
Ceux qui sans eux
Sur les eaux claires
Faisaient le tour des continents en aboyant
Sur tous les champs
Où pousse la simple amourette
Celle des printemps aux lis blancs

Ceux qui rampent dans le commun
Ceux que le chat en ronronnant
Mâchonne dans sa gueule de chat
Pour encourager le silence
A donné son or au présent
Pour des poèmes d’insouciance
Des textes de bonheur doré
Comme les lunes d’équinoxe

Le vent
Sur son aile électrique
A emporté mes longues listes
Déclinées comme l’alphabet
En alphabel En alphabeau
Rangés comme dans le chapeau
De l’illusionniste les lièvres
Pour des parades de mystère
Dans le cœur bleu des demoiselles
Mortes comme fleur d’après rêve
Au bord d’un baiser espéré

Le vent a emporté mes mots
Mes oiseaux d’août mes oiseaux doux
Mes musaraignes au nez pointu
Puis les ayant laissé partir
Dans des envolées de pétales
Vers les hivers où les hiboux
Veillent la nuit au bord des granges
Avec les anges

Le vent seul nous en reviendra
De ce périple tapageur
Ayant appris d’eux le par chœur
De la douceur de la douleur
De la plénitude charmante
Des amoureuses amourettes

Le vent seul nous en reviendra
Souffler de son mufle froid
Dessous nos toits aux lauses bleues
Ses graves complaintes amoureuses
Celle qu’on écoute en pleurant
Quand la nuit déchire sa robe
Aux buissons noirs du temps mourant. ( lesableausablier.center.blog.net/ )

L’Amour Eternel

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-Etais ce toi l’amie de Guillaume?
Bérénice mis du temps avant de répondre à Valérie. La question la dérangeait. Pourtant elle fini par dire – « oui ».
Elle s’était levée de son fauteuil pour aller à la fenêtre. Bouleversée, l’expression tendue de son visage exprimée toute la souffrance endurée lors de leur séparation. Jamais elle n’avouerait combien elle en avait été meurtrie. Elle retourna à son fauteuil, soucieuse, son visage sans fard subitement durci par la clarté d’une lampe basse.
-Ecoute, dit-elle, cette histoire est si ancienne pourquoi en reparler ? –
Je voulais te mettre au courant… Guillaume est décédé d’un arrêt cardiaque.
La pièce aussitôt perdit un peu de son intimité et le scintillement des verreries prit un aspect froid et cruel ; Bérénice tira sur son chandail puis se tourna vers Camille.
-Dis moi, de qui l’as-tu appris ?
-D’une amie de passage.
– Pour elle rien d’étonnant à ce que la vie de Guillaume se termine de cette façon. Il menait une existence dissolue entre alcool, et débauche de plaisir. Il était devenu si fragile, méconnaissable. Il avait 52ans…
Il y avait si longtemps qu’il ne s’était revu. En réalité il y avait une éternité. Un abîme les avait séparé. Et ils avaient tous les deux accepté cet état de fait. Il était excessivement différent.
Guillaume était un bel homme sûr de lui, rien ne semblait devoir l’atteindre. Seulement ce n’était qu’une apparence. Bérénice se souvenait si bien de son désarroi lorsqu’il lui avait demandé de danser avec lui. Elle aurait aimé se montrer sous son meilleur jour. Elle aurait aimé paraître gaie, enjouée, mais ne parvenait pas à dominer cette timidité qui l’attristait. Elle avait 16 ans et lui18, cependant elle avait quand même accepter d’aller sur la piste pour une esquisse de pas de danse. Guillaume l’avait prise dans ses bras et conduite tendrement. Elle se souvenait avec une extrême précision des scènes qui suivirent où, la danse terminée il demeura un instant distant, souriant d’un sourire troublé, puis il l’avait embrassée d’abord doucement sur les joues puis sure les lèvres.
Pendant des semaines ils s’étaient aimés d’un amour sincère. La transformation véritable de Guillaume est apparue lors qu’il fit son service militaire. Il était devenu irritable, jaloux. Ce qui en lui ne coïncidait pas avec l’image que Bérénice gardait de lui. Après quoi sans qu’elle sût comment cela advint, les disputes, les conflits, furent de plus en plus habituelles et la séparation devint inévitable et définitive.
De ce jour Guillaume, qui jusque là avait manifesté de l’entrain du moins de l’aisance, de la gentillesse, était réduit à rechercher des jeunes femmes pour les soumettre à sa domination.
Lorsque Guillaume avait apprit son mariage il c’était saoulé criant dans le village que Bérénice était la femme de sa vie. Il ne se pardonné pas de n’avoir su la garder. Il hurlait à qui voulait l’entendre qu’il ne pourrait jamais l’oublier et que sa vie durant il la retrouverait. Ce qu’il fit… Bien que n’habitant plus la même région, Bérénice retrouva Guillaume de nombreuses fois sur son chemin. Tous deux se prenait la main puis les yeux perdus dans un autre ailleurs ils s’embrassaient, et repartaient pour mieux se retrouver une autre fois. Un jour tous ces petits moments volés se firent plus rares, puis ils avaient cessés. Bérénice avait apprit par la presse régionale que Guillaume avait eu un grave accident de voiture. Elle ne revit plus Guillaume. Cet amour éternel qu’ils ont eu l’un pour l’autre ne s’éteindra jamais. (
texte roberte colonel)

Il a neigé…

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Il a neigé

 Il a neigé dans l’aube rose,

Si doucement neigé

Que le chaton noir croit rêver.

C’est à peine s’il ose

Marcher.

Il a neigé dans l’aube rose.

Si doucement neigé

Que les choses

Semblent avoir changé. (Maurice Carême)

Fin des fêtes de noël et du jour de l’an. Il ne  reste que les bons souvenirs partagés en famille.  La tête dans les nuages, l’esprit vagabon, en manque d’inspiration… il me semble donc agréable de partager ce  poème de saison ?