Le temps passe si vite

Alexandra et Thimothé ne se tiennent plus la main.

Le temps passe si vite, sans que nous puissions en arrêter sa course; nous vieillissons, nos enfants grandissent…puis vient alors le moment si redouté de voir partir  nos petits enfants.

Ainsi va immuablement le temps.  Il nous  laisse avec de jolis souvenirs dans notre coeur.

Il y a 22 ans nous recevions un merveilleux cadeau : la naissance de notre petite fille Alexandra suivit quatre années plus tard de la naissance de notre petit fils Thimoté.

Nous n’avions d’yeux que pour eux .

Ils nous comblaient de bonheur.

Nous leurs donnions tout notre amour et notre tendresse de grands parents. Câlins, cadeaux, nous acceptions même leurs cris et leurs colères d’enfant. Nous nous sommes efforcés a ne pas être  trop sévère avec eux… ils étaient si mignons ! Au faite… n’est ce pas ce que disent tous les grands parents ?

En redécouvrant cette photo sur notre album, j’ai du mal à accepter qu’ils soient devenus adultes et si indépendants.

Ils se sont envolés tous les deux pour faire leurs études ; alexandra aux Etats-Unis et Thimoté a Ventcouvert. Canada.

Tel l’oiseau quitte son nid douillet, il faut bien un jour se résigner à voir grandir nos petits enfants et les voir partir  affronter un autre ailleurs que nous espérons pas trop semé d’embûche.

Nos petits enfants ont pris leur route pour y tracer leur chemin de vie nous laissant en dehors de leurs projets.

Dommage j’aurais tant aimé continuer de m’asseoir avec eux, les écouter rire à gorge déployée et, entendre comme autrefois leurs jolies confidences. Texte (Roberte Colonel) Photo Thimoté et Alexandra Colonel)

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Une mystérieuse pierre…

Ce texte pour mon ami Cyril Beranger

Cyril s’appuya sur le pont, mis sa main dans sa poche pour attraper son téléphone. La sonnerie s’arrêta… Il resta immobile, un instant magique comme il n’en n’avait encore vécu. Émerveillé par tant de beauté, il retenait son souffle, les yeux écarquillés par ce qu’il venait de découvrir. Une  étonnante pierre arrondie qui tel un diamant énorme reflétait de magnifiques couleurs.

Pour ne rien perdre du décor  qui se trouvait devant lui, il raccrocha son téléphone sans avoir prit soin  de répondre à la voix qui ne cessait de dire : allo…allo.

Il se retrouva marchant seul sur le sentier, murmurant des mots incompréhensibles. Autour de lui tout lui semblait indifférent. Un silence impressionnant régnait dans la forêt. Rien ne pouvait autant le toucher que cette merveilleuse apparition découverte par hasard. Il était passé des dizaines de fois dans ce coin perdu de montagne. Comment avait il fait pour ne pas la voir posée là au bord du sentier d’où l’on entendait l’eau du ruisseau dans un clapotis mélodieux couler en gerbe de cristal, se lover autour des galets, bondir sur les roches creusées.

Pourquoi, mais pourquoi ne l’avait il pas vue ?

Mais déjà il devinait en lui ce flot de bonheur, en même temps que l’inquiétude, ces impulsions lorsqu’il parviendrait à la toucher. Cette obsession qui allait être la sienne alors qu’il devrait la quitter pour reprendre son chemin.

Lorsqu’il parvint tout près d’elle, il ne pouvait la toucher, il la regarda avec curiosité, ce demandant ce qu’il faisait là. Ne vivait-il pas un rêve ? 

Maintenant il la regardait avec tranquillité, il s’était rapproché si prêt qu’il pouvait presque la toucher. Il ce souciât peu, de ce qu’on pourrait penser de lui si il advenait qu’on le découvre en cet instant précis. Maintenant son cœur battait à grands coups dans sa poitrine. Il la détailla posément, un sourire mystérieux sur les lèvres. Alors que le soleil dardait ses rayons  en direction  de la merveilleuse pierre Cyril se mit à la caresser doucement.

Il devait retenir ce moment …emporter avec lui le souvenir d’un tel chef-d’œuvre de la nature. D’un clic il la fixa pour toujours dans l’objectif de l’appareil photo.  (Texte Roberte Colonel)  (Photo Cyril Béranger)

Le diamant et la goutte de rosée…

Conte allemand

Un beau diamant, qui avait autrefois brillé au doigt d’une princesse, gisait dans un pré, à côté de pissenlits et de pâquerettes. Juste au-dessus de lui, brillait une goutte de rosée qui s’accrochait timidement à un brin d’herbe. Tout en haut, le brillant soleil du matin dardait ses rayons sur tous les deux, et les faisait étinceler.

La modeste goutte de rosée regardait le diamant, mais sans oser s’adresser à une personne d’aussi noble origine. Un gros scarabée, en promenade à travers les champs aperçut le diamant et reconnut en lui quelque haut personnage.
– Seigneur, dit-il en faisant une grande révérence, permettez à votre humble serviteur de vous offrir ses hommages.
– Merci, répondit le diamant avec hauteur.
En relevant la tête, le scarabée aperçut la goutte de rosée.
– Une de vos parentes, je présume, monseigneur ? demanda-t-il avec affabilité en dirigeant une de ses antennes vers la goutte de rosée.

Le diamant partit d’un éclat de rire méprisant.
– Quelle absurdité ! déclara-t-il. Mais qu’attendre d’un grossier scarabée ? Passez votre chemin, monsieur. Me mettre, moi, sur le même rang, dans la même famille qu’un être vulgaire, sans valeur ! et le diamant s’esclaffe.
– Mais, monseigneur, il me semblait…  sa beauté n’est-elle pas égale à la vôtre ? balbutia timidement le scarabée déconfit.
– Beauté, vraiment ? Imitation, vous voulez dire. En vérité, l’imitation est la plus sincère des flatteries, il y a quelque satisfaction à se le rappeler. Mais cette beauté factice même est ridicule si elle n’est pas accompagnée de la durée. Bateau sans rames, voiture sans chevaux, puits sans eau, voilà ce que c’est que la beauté sans la fortune. Aucune valeur réelle là où il n’y a ni rang ni richesse. Combinez beauté, rang et richesse, et le monde sera à vos pieds. A présent, vous savez pourquoi on m’adore.
Et le diamant lança de tels feux que le scarabée dut en détourner les yeux, pendant que la pauvre goutte de rosée se sentait à peine la force de vivre,
tant elle était humiliée.
Juste alors une alouette descendit comme une flèche, et vint donner du bec contre le diamant.
– Ah ! fit-elle désappointée, ce que je prenais pour une goutte d’eau n’est qu’un misérable diamant. Mon gosier est desséché, je vais mourir de soif.
– En vérité ! Le monde ne s’en consolera jamais, ricana le diamant.
Mais la goutte de rosée venait de prendre une soudaine et noble résolution.
– Puis-je vous être utile, moi ? demanda-t-elle.

L’alouette releva la tête.
– Oh ! ma précieuse amie, vous me sauverais la vie.
– Venez, alors. Et la goutte de rosée glissa du brin d’herbe dans le gosier altéré de l’alouette.

– Oh ! oh ! murmura le scarabée en reprenant sa promenade. Voilà une leçon que je n’oublierai pas. Le simple mérite vaut plus que le rang et la richesse sans modestie et sans dévouement ; il ne peut y avoir aucune réelle beauté sans cela. ( Joli conte copier sur le blog belles histoires.zeblo.com)