L’amour ne suffit pas toujours…

 

2984699297_1_3_Qc6fWzWm

« Elle caresse sa nuque en lisant. Et soudain, les mots noyés de larmes se mettent à valser. Il y a encore si peu de temps, il aimait poser les lèvres sur sa nuque  là, là où la peau est si fine que le moindre baiser déclenche un frisson. »  -Elle ressentait le même désir chaque fois. Elle se souvenait de ce moment instant magique, lorsqu’il s’approchait  sans faire le moindre bruit puis, lorsque délicatement, il lui déposait un baiser  juste là au creux de son cou.

 La nuque appuyée au dossier du fauteuil, Eloïse revivait sans effort ces minutes inoubliables. Elle sentait encore, derrière elle, la présence légère de son voile ; des gants blancs enserraient ses doigts ; sa taille comprimée dans un vrai corset, lui donnait l’impression d’être plus fine que d’habitude ; L’église resplendissait de fleurs et de musique, les cierges brûlaient, et le prête prononçait des paroles d’union sacrée ; on entendait un murmure de fond, fait de chuchotement impatient des invités attendant avec émotion le « oui » symbolique. Des craquements de chaises et des soupirs des personnes dans l’assistance qui se réjouissent du bonheur de ce jeune couple. La cérémonie terminée les cloches de l’église sonnèrent à la volée sous le soleil radieux de juin. Elle avait été fière de parcourir à son bras l’allée centrale de l’église. Des gens faisaient une haie pour regarder passer la noce.  De joyeuses festivités avait été suivies dans le jardin jusqu’au petit matin. Eloïse n’avait pas eu peur quand Pierre était venu se coucher auprès d’elle et l’avait en lacée tendrement. Elle sourit  en se remémorant son hésitation, à toucher sa peau nue, et à la secousse vertigineuse, qui soudain l’avait éblouie et faite femme.Le lendemain, Pierre était obligé de repartir à Paris pour son travail. Au départ du train seulement quelques amis étaient venu l’accompagné jusqu’à la gare. Le train siffla, s’éloigna, Pierre agita  une dernière fois son mouchoir, Eloïse ne voyait que lui. On eu dit qu’entre eux deux, un lien se tendait, s’étirait, allait bientôt se rompre. Le train siffla encore, puis disparu dans un infini de brume… Elle caressa à nouveau sa nuque en lisant, elle sait qu’elle n’oubliera  jamais, ces derniers instants. Elle frissonne , tout autour d’elle retomba dans l’immobilité. Ce vide soudain contre son épaule, cette absence! « En amour il n’y a pas d’obstacle  » Pierre lui avait dit cela jadis. Et elle ne l’avait pas compris.  Elle ne l’avait pas cru. (texte Roberte Colonel) (Penture A.C.W. Duncan)

Publicités

Auteur : marieliane

Auteur de trois livres « Où es tu maman" livre document éditions Michel de Maule" et Grand Caractère". "Le Sac à dos Éditions Grand Caractère" Passion sur Internet" Avec la participation de Charef Berkani Éditions Ed2A Un roman "Le Sac à Dos" dont l'intrigue se déroule en montagne précisément à chamonix. "Le Sac à Dos" est paru aux éditions Grand Caractère. J'aime les belles ballades en montagne mais aussi dans les sentiers de ma région du Languedoc Roussillon. J'aime l'écriture et l'échange avec mes amies blogueuses.

3 réflexions sur « L’amour ne suffit pas toujours… »

Merci pour ce commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s