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Premier mai

 Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents. (Victor Hugo)
 
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Atteindre l’inaccessible Étoile

 

La chanson « La Quête de Jacques Brel » est un classique indémodable qui exprime merveilleusement bien la raison d’être de mes deux derniers billets….

En quelques vers, cette chanson décrit ce qu’est d’être habité par une quête et la volonté de tout faire pour l’accomplir. J’aime particulièrement les passages suivants :

« Rêver un impossible rêve » : On fera tout pour vous dissuader, mais quand on a foi en son rêve, on sait que rien n’est possible n’est impossible .

« Partir où personne ne part » : C’est en allant hors des sentiers battus qu’on se trouve et qu’on trouve ce que l’on recherche désespérément.

« Tenter, sans force et sans armure, d’atteindre l’inaccessible étoile » : On n’a pas besoin d’avoir tout pour soi, d’être parfait physiquement ou d’avoir des compétences intellectuelles supérieures pour essayer d’atteindre les sommets les plus élevés.

« Peu m’importent mes chances » : Quand on est porté par une quête, on ne calcule pas les probabilités d’y parvenir. On fonce.

« Et puis lutter toujours » : L’accomplissement de son rêve se fait dans la lutte e. Rêver un impossible rêve.
Porter le chagrin des départs brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part aimer jusqu’à la déchirure
Aimer, même trop, même mal, tenter, sans force et sans armure,
D’atteindre l’inaccessible étoile telle est ma quête,
Suivre l’étoile peu m’importent mes chances
Peu m’importe le temps ou ma désespérance
Et puis lutter toujours sans questions ni repos
Se damner pour l’or d’un mot d’amour
Je ne sais si je serai ce héros mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s’éclabousseraient de bleu parce qu’un malheureux
Brûle encore, bien qu’ayant tout brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s’en écarteler l’inaccessible étoile.

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De chaque coté, on se défie…

De chaque côté du Channel, on se défie. (blog caricature et caricature.com)

Dans cette satire brillamment colorée, un coq de combat, à gauche, à tête de Bonaparte, regarde un superbe taureau avec les traits de John Bull, à droite.  Un oiseau noir est perché sur le dos du taureau. Chacun de son côté se trouve dans un champ d’herbe, séparés l’un de l’autre par de l’eau, dont on peut imagine qu’il s’agit du Channel. Le coq menace de venir bientôt livrer un vrai combat qui mettra son adversaire en sang. Le taureau ne semble pas ébranlé et promet au coq, s’il insiste dans son projet, de lui faire rapidement connaître la nature des lois anglaises.

Celui qui persiste à suivre avec fidélité un maître déchu est le vainqueur du vainqueur de son maître. (Citations de William Shakespeare)

Définition de la fidélité : Qualité de celui qui est fidèle, attaché à ses devoirs, à ses engagements. La fidélité à ses serments. Exactitude, vérité, sincérité. La fidélité d’un historien, d’un récit. Il se dit de la mémoire retenant bien et exactement. La fidélité de la mémoire, des souvenirs.
Synonyme de fidélité :
constance persévérance résolution assiduité obstination énergie volonté régularité opiniâtreté permanence stabilité durabilité fiabilité dévouement abnégation sacrifice désintéressement détachement conscience loyauté zèle soin amour culte dévotion.
 
 
 
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Le besoin de plaire

L’espèce humaine à toujours besoin de plaire, de séduire, de se sentir revaloriser et donc d’appâter, parfois, de mettre tous ses atouts pour optimiser ses chances de succés.

C’est une utopie de penser que l’on peut plaire à tout le monde, même si c’est agréable de plaire.

Il paraît pourtant que dans notre monde cela  aide, que l’image compte d’ailleurs regarder les politiques jouent de leurs images, ils sont de plus en plus sollicités quautidienement parles médiats qui les mettent en scéne.

Il se trouvera toujours des personnes a qui obligatoirement ils ne plairont pas pour une raison où pour une autre. 

Alors faut-il donc plaire à tout prix pour être aimé, pour augmenter le nombre de ses amis, pour faire carrière dans une entreprise, en politique, pour s’assurer quand on écrit, les faveurs du public ?

Je pense qu’il vaut mieux rester soi-même et se plaire principalement ce qui déjà n’est pas si facile… 

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Et un sourire

 La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours, puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un cœur généreux
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs
Une vie,
La vie
À se partager.

Paul Éluard, Le Phénix 1951

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Qu’il fait bon vivre…..

 Cette photo… c’est le décors qui est le mien et que j’admire tous les matins. L’immeuble au toit bleu c’est celui que j’habite, et si vos yeux sont très bons vous y découvrirez ma terrasse où pointe un peu de rouge ce sont mes fleurs!!!  
Me voici donc de retour chez moi après 17 jours de vacances…
Qu’il est bon de reprendre ses petites habitudes…  avec de nouveau le plaisir de poser des mots sur mon blog. 
 Je me permets de vous offrir cette très belle mélodie des Compagnon de la chanson. 
 
Qu’il fait bon vivre, quand on revient chez soi,
Que l’on revoit le toit où vous attend la joie,
La joie de vivre, les amis d’autrefois, bonjour me revoilà
Sur les chemins par le monde, j’ai navigué longtemps,
Avant de m’apercevoir que notre terre était ronde,
Comme un ballon d’enfant, je reviens au départ
La joie de vivre, au ciel de son pays,
Après de longues nuits, et de longs jours d’oubli,
Qu’il fait bon vivre, ah qu’il est beau le jour, le jour de mon retour
Tout le pays est en fête et toi tu me souris,
Mon coeur est tout en émoi, je vois combien j’étais bête,
Je comprends tout le prix, de mon amour pour toi

Qu’il fait bon vivre, quand on revient chez soi,
Que l’on revoit le toit où vous attend la joie,
La joie de vivre, les amis d’autrefois, bonjour me revoilà

Sur les chemins par le monde, j’ai navigué longtemps,
Avant de m’apercevoir que notre terre était ronde,
Comme un ballon d’enfant, je reviens au départ

Qu’il fait bon vivre, en revenant chez soi,
J’ai retrouvé mon toit, j’ai retrouvé la joie,
La joie de vivre, après tant de détours, j’ai retrouvé l’amour.

Qu’il fait bon vivre interprétées par Les Compagnons de la Chanson: Paroles: Pierre Delanoë, G. Aber. Musique: R. Marbot, sur un air de folklore   1960 Titre original: « Down by the riverside » autres interprètes: Jacques Hélian