Jolie fleur de primevère

 
 
Le printemps commence à pousser l’hiver vers la sortie et une saison nouvelle vient prendre sa place. Le printemps, magnifique saison, capte les doux rayons du soleil et réchauffe mes primevères. J’aime leur présence sur ma terrasse elles sont  annonciatrices de belles journées. Roberte Colonel
 

Cette odeur sur les pieds de narcisse et de menthe,
Parce
qu’ils ont foulé dans leur course légère
Fraîches
écloses, les fleurs des nuits printanières,
Remplira
tout mon cœur de ses vagues dormantes ;

Et peut-être très loin sur ses jambes polies,
Tremblant
de la caresse encor de l’herbe haute
,
Ce
parfum végétal qui monte, lorsque j’ôte
Tes
bas éclaboussés de rosée et de pluie ;

Jusqu’àcette rancœur du ventre pâle et lisse
l’ambre et la sueur divinement se mêlent
Aux
pétales séchées au milieu des dentelles
Quand
sur les pentes d’ombre inerte mes mains glissent,

LaurenceJusqu’aux flux brûlants de ta poitrine,
Gonflée
et toute crépitante de lumière
Hors
de la fauve floraison des primevères
s’épuisent en vain ma bouche et mes narines,

Jusqu’àla senteur lourde de ta chevelure,
Éparse
sur le sol comme une étoile blonde,
tu as répandu tous les parfums du monde
Pour
assouvir enfin la soif qui me torture !

Poème su XXe siècle de Patrice De la tour  1911-1975  petit fils dArthur O Connor.

Se laisser aimer, c’est aimer déjà

 

Se laisser aimer, c’est aimer déjà. (Henry de Montherlant) 

Elle avait attendu très longtemps l’arrivée de cette lettre, elle  pensait ne jamais recevoir un mot de lui.  Il ne l’avait pas oubliée. A la lecture de ses mots un léger frisson parcouru son dos, les lévres entrouvertes elle sentit son désir renaître. Ses émotions trop longtemps contenues, sa convoitise trop longtemps réfrenée depuis cinq mois se déchaînèrent en elle. Avec quel élan, quelle passion  ils s’étaient aimés elle avait tout accepté  de lui, donnant libre cours à l’adoration qu’elle lui vouait.

Elle ne pouvait partager sa joie il n’y avait personne d’autre qu’elle dans la maison. C’était désespérant de parler dans le vide, je comprends les gens qui veulent parler et n’ont personne à qui s’adresser deviennent à moitié fous. Roberte Colonel

toile d’Anna Hyunsook Paik N née à Séoul, Corée du Sud, Paik a étudié le dessin et la peinture avec les principaux figuratifs peintres américains, Sidney Goodman et Will Barnet à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie. Honoured with merit scholarships, Paik also won numerous prestigious prizes including the highly coveted William Cresson European Travelling Prize, Benjamin West Prize and Thomas Eakins Prize among others. Récompensée par de bourses au mérite, Paik a également remporté de nombreux prix prestigieux, dont le très convoité européenne William Cresson Voyager Prix, Benjamin West Prix et Thomas Eakins prix entre autres. Paik had exhibited in New Orleans, New York and Philadelphia before her subsequent move to London in 1997. Paik a présenté à la Nouvelle Orléans, New York et Philadelphie avant son déménagement à la suite de Londres en 1997.

 

Pas un jour…

Pas un silence (Lionel Ray)

pas un jour sans ton nom continu.
pas une larme sans ton nom.
pas une vie sans ton nom.
il ne cesse d’être.
multiple comme un recueil de contes.
pas une minute sans ton nom.
pas un pas. pas une nuit. pas un silence.

(Lionel Ray)

 

Lionel Ray (2007)

 

Lionel Ray, né Robert Lorho le 19 janvier 1935 à Mantes-la-Ville, est un poète et essayiste français.

 

 

Robert Lorho est né en 1935 d’un père d’origine bretonne, décoré de la croix de guerre étoile d’argent en 1918, et d’une mère wallonne. Il passera son enfance dans la ville de Mantes-la-Jolie.

 

Après avoir publié quelques recueils sous son vrai nom, Robert Lorho, agrégé de langue et littérature françaises, professeur de khâgne au lycée Chaptal, prend en 1970 le pseudonyme de Lionel Ray. Aragon présente ses nouveaux poèmes dans Les Lettres françaises (1970, 1971, 1972), il publie l’essentiel de son œuvre aux éditions Gallimard. Lauréat de prix tels que le Prix Goncourt de la poésie (1995), le Prix de la Société des gens de lettres, le Grand Prix de Poésie de la Ville de Lyon/Prix Roger Kowalski, Prix de poésie Pierrette Micheloud (2010) et beaucoup d’autres, Lionel Ray est président de l’Académie Mallarmé, il est également membre des comités de la revue Europe, du journal mensuel Aujourd’hui poème et de plusieurs jurys de prix de poésie (Mallarmé, Max Jacob, Alain Bosquet). Il anime des ateliers d’écriture à l’université de Paris 4-Sorbonne et dans d’autres villes. Invité en Europe, en Afrique, aux États-Unis et en Inde, Lionel Ray se dit « cet oiseau qui ne s’attarde pas. »[réf. nécessaire] Son métier de poète, il le vit en se renouvelant infatigablement, en changeant d’identité, en une éternelle renaissance.[interprétation personnelle] Son avant dernier recueil L’Invention des bibliothèques a été publié sous le nom de Laurent Barthélem, un jeune poète que Lionel Ray aurait découvert. Son dernier livre de poèmes Entre Nuit et Soleil(2010) approfondit davantage cette question d’identité, qui est le thème fondamental de son œuvre. Je est un autre.[interprétation personnelle]

 

Lionel Ray vit à Saint Germain en laye.

 

Le masque…

 

 

Statue allégorique dans le goût de la Renaissance

A Ernest Christophe, statuaire

Contemplons ce trésor de grâces florentines;
Dans l’ondulation de ce corps musculeux
L’Élégance et la Force abondent, sœurs divines.
Cette femme, morceau vraiment miraculeux,
Divinement robuste, adorablement mince,
Est faite pour trôner sur des lits somptueux,
Et charmer les loisirs d’un pontife ou d’un prince.

– Aussi, vois ce souris fin et voluptueux
Où la Fatuité promène son extase;
Ce long regard sournois, langoureux et moqueur;
Ce visage mignard, tout encadré de gaze,
Dont chaque trait nous dit avec un air vainqueur :
«La Volupté m’appelle et l’Amour me couronne!»
A cet être doué de tant de majesté
Vois quel charme excitant la gentillesse donne !
Approchons, et tournons autour de sa beauté.

O blasphème de l’art! ô surprise fatale !
La femme au corps divin, promettant le bonheur,
Par le haut se termine en monstre bicéphale !

– Mais non! ce n’est qu’un masque, un décor suborneur,
Ce visage éclairé d’une exquise grimace,
Et, regarde, voici, crispée atrocement,
La véritable tête, et la sincère face
Renversée à l’abri de la face qui ment.
Pauvre grande beauté ! le magnifique fleuve
De tes pleurs aboutit dans mon cœur soucieux;
Ton mensonge m’enivre, et mon âme s’abreuve
Aux flots que la Douleur fait jaillir de tes yeux!

– Mais pourquoi pleure-t-elle ? Elle, beauté parfaite
Qui mettrait à ses pieds le genre humain vaincu,
Quel mal mystérieux ronge son flanc d’athlète ?

– Elle pleure, insensé, parce qu’elle a vécu !
Et parce qu’elle vit ! Mais ce qu’elle déplore
Surtout, ce qui la fait frémir jusqu’aux genoux,
C’est que demain, hélas! il faudra vivre encore !
Demain, après-demain et toujours ! – comme nous !

« Ripae ulterioris amore, nouvelle Baudelaire, « La Chevelure »

                                                   

A moi d’ajouter: « Il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre.

Un poème qui ce récite…

Une poésie, c’est un sourire un jour de pluie,
L’amour, un poème qui se récite chaque jour.
– Marie Rouille –
 
Aimer c’est se comprendre
Sans se parler.
Aimer c’est apprendre
à se respecter.

L’amour est un cadeau,
Qu’il ne faut refuser,
Car c’est le plus beau
Que l’on peut espérer.

Aimer, c’est avoir le coeur
Qui ne bat que pour l’être,
Qui nous donne du bonheur
Et nous apporte le bien être.

L’amour est comme une fleur,
Doucement il s’épanouit.
C’est un état de douceur
Qui rend si belle la vie.

Aimer, c’est offrir à l’être aimé
Sans rien attendre en retour.
Aimer, c’est donner sans compter,
C’est offrir tout son amour.

L’amour est un état d’esprit,
Pleins de moments uniques
Qui remplissent notre vie
D’instants magiques.

Aimer, c’est offrir son coeur
Et se donner entièrement.
Il ne faut pas avoir peur
De ses sentiments.

L’amour est la plus belle faveur
Que peut nous apporter notre existence.
C’est une grande douceur
Dans ce monde de violence.
– Patricia Calmeiro –

Mon cher Amour

 
 
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Je ne suis pas Verlaine, je ne sais pas écrire en alexandrin…  T’en souviens  tu, je t’avais écrit ce là…alors que je t’offrais  mon poème.
 
Bien des années se sont écoulées depuis ce jour où pour la première fois tu m’a dit  » je t’aime » .  Entre nous, rien n’a changé, nous sommes toujours amoureux l’un de l’autre .
Nous avons une multitude de souvenirs , et aussi un grand nombre de cheveux blancs.
 Nous avons traversés des orages, des épreuves difficiles. Notre vie ne fut pas un long fleuve tranquille. 
Nous avons fait des erreurs, mais fort de nos expériences passées nous avons su  préserver notre amour. Et si,  après tout ce temps, nous sommes arrivés à nous supporter , c’est que notre amour n’a jamais faillit.
Nous avons compris que le bonheur ne s’achète pas, que pour être heureux il faut faire des concessions, qu’il faut de la tolérance et du respect mutuel. 
 Pensant à la façon dont nous avons réussi à tenir le cap , c’est sûrement que nous nous sommes beaucoup aimés.
Nous avons traversé le temps en nous aimant toujours plus tendrement. Nous n’avions pas besoin d’un calendrier pour nous dire je t’aime… d’ailleurs, pourquoi donner un jour particulier pour fêter les amoureux ? La Saint Valentin ce devrait être tous les jours pour les amoureux. (Roberte Colonel)

La rêverie

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Qu’il fait bon se laisser aller à la rêverie semble penser la lectrice.

J’aime bien l’imaginer dans sa robe blanche.

Elle est entourée de délicieux objets de couleurs mauves qui apportent au  décor de la chambre une note  douce et romantique. Pour la lectrice, plus rien d’autre  n’a d’intérêt que les pages de son livre. Elle finit par oublier tout se qui l’entoure. Elle se concentre uniquement sur les faits et gestes des personnages romanesques de l’intrigue… Roberte Colonel

                                                             

Le rêve , et la rêverie, sont au centre de l’imagination romantique. Source de création, la rêverie excite l’imagination à recréer le monde ; c’est bien souvent une rêverie mélancolique et triste, comme en témoigne

Marceline Desbordes-Valmore : La rêverie porte l’homme à la méditation  face au grand spectacle de la nature : elle le met devant les mystères  de l’existence . Cette « Stimmung » est proche d’un sentiment d’exil et de  voyage : un « voyage obscur » d’où « naît la poésie proprement dite »

Mais la rêverie est aussi un refuge et un rempart contre la réalité.

Pour Musset par exemple : La rêverie. Toujours en avant ou en arrière de nous, elle rappelle le passé qui n’est plus ou prévient l’avenir qui souvent ne doit point être : il n’y a rien là de solide à quoi le cœur se puisse attacher. Aussi n’a-t-on guère ici-bas que du plaisir qui passe ; pour le bonheur qui dure je doute qu’il y soit connu. À peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le cœur puisse véritablement nous dire : Je voudrais que cet instant durât toujours ; et comment peut-on appeler bonheur un état fugitif qui nous laissent encore le cœur inquiet et vide, qui nous fait regretter quelque chose avant, ou désirer encore quelque chose après ? La rêverie est ainsi un état privilégié douloureux et inspirateur, comme le rêve, tantôt doux et enchanteur, tantôt glaçant et terrifiant.

Cette dualité , chez Nodier, permet de tenter une esthétique  du fanstatique f en puisant aux sources « d’un fantastique vraisemblable ou vrai. » Le rêve fantastique se rencontre également

Chez Gautier, par exemple dans « Le Pied de la momie » (1840 ), où la réalité et le rêve se distinguent difficilement dans l’esprit du héros romantique. C’est un état psychologique proche d’une démence  fantastique, danger du créateur s’il s’abandonne au délire de l’ inspiration : « Il eût été capable, sans cette tendance funeste, d’être le plus grand des poètes ; il ne fut que le plus singulier des fous. (Document Wikipédia)

Ah ! Si la rêverie était toujours possible !

Et si le somnambule, en étendant la main,

Ne trouvait pas toujours la nature inflexible

Qui lui heurte le front contre un pilier d’airain