Les chrysanthèmes, fleurs incontournables de l’automne

La chrysanthèmes  une fleur de cimetière me disait-on lorsque j’étais enfant et cela m’a longtemps intriguée sans doute à cause du mystère qui entourait cette fleur que moi je trouvais vraiment très jolie. Nous allions en famille chaque année fleurir les tombes de nos défunts, un moment de recueillement,  puis quelques larmes versées pour nos chers disparus.

Il est fort regrettable que les chrysanthèmes, assimilés à la Toussaint, soient si peu utilisés dans les jardins. Cette fleur, simple ou à pompons, est en effet irremplaçable en automne pour la belle floraison qu’elle offre jusqu’aux premières gelées.

Étymologiquement, le nom de chrysanthème signifie « fleur d’or ».
Au Japon, les chrysanthèmes sont le symbole de la famille impériale depuis le XIII ème siècle.
Il s’agit donc d’une fleur sacrée qui figure sur le sceau Impérial du Japon.
Le symbole du chrysanthème à seize pétales est appelé kikumon.

Il est difficile de trouver parmi les grands auteurs des poésies sur les chrisanthèmes. J’ai relevé sur internet les écrits de ce poète ci: Arthur de Bussières naît à Montréal le 20 janvier 1877 est un autodidacte, car il ne peut fréquenter le collège étant né pauvre dans une famille qui compte 13 enfants. Il sera peintre en bâtiments et décorateur de vitrines pour survivre. Il est curieux de nature et s’intéresse à une multitude de domaines: astronomie, architecture et poésie. Il mène une vie désordonnée et deviendra alcoolique très jeune. Il commence à fréquenter Nelligan et deviendra son ami intime très rapidement. Dès 1900, on l’oublie, et il meurt à Montréal en 1913. Bussières écrira 76 poèmes dont la majorité seront publiés sous le titre de Bengalis après sa mort. L’univers poétique de Bussières est teinté d’exotisme, de paysages lointains, de tristesse et de mélancolie.

 Pour vous le poème de ARTHUR DE BUSSIÈRES

 KITA-NO-TENDJI

C’est un temple de pierre aux structures énormes,

Granits, marbres en blocs, pylônes à foison,

Dont les contours pesants estompent l’horizon;

Flanqués d’ombres. Autour, des cèdres ou des ormes.

Au sein de l’éclatante et vaste floraison

Des chrysanthèmes d’or aux sépales difformes,

Triste, ainsi que des dieux aux immobiles formes,

Un vieux bonze accroupi murmure une oraison.

Kita-no-tendji dort. Ni les voix de l’enceinte,

Ni les bruits éternels de Kioto la sainte

Ne vont troubler la paix de son divin sommeil.

Mais les temps l’ont penché vers l’abrupte colline;

Il chancelle, pareil au vieillard qui décline

Sous les grands rayons roux de l’hivernal soleil…

L’amour et la littérature coïncident dans la recherche passionnée

L’amour et la littérature coïncident dans la recherche passionnée— presque toujours désespérée — de la communication. (Jorge Gaitán Durán)
 
C’est une merveilleuse journée d’été, l’air et doux les roses frissonnent sous l’effet d’un vent léger et embaume le jardin.  Eva  l’air un peu triste, tourne les pages de son livre de peintures. Dans ce décor de fleurs qui l’entoure et qui lui ressemble tellement elle reprend vie goûtant à l’instant présent. Autrefois dans son adolescence elle s’était souvent glissée dans ce jardin pour y jouir de la solitude, du silence. Et voici qu’en feuilletant son livre elle retrouvait ces troubles, ces impressions de calme qui lui permettrai de s’évader de la terreur, de l’effroi, du  tumulte de ce maudit accident de voiture venu lui briser sa vie. C’était étrange comme les choses du passé lui revenait avec netteté ce pendant que l’odeur des fleurs qu’elle respirait l’aidait à reprendre de l’assurance après cette épreuve. Elle voyait luire une lueur d’espoir où elle pourrait effacer de sa mémoire la froideur de l’hôpital, de son immense chagrin lorsque l’on était venu la sortir de son demi sommeil pour la prévenir que son mari n’avait pas survécu à ses blessures… Il y avait eu un silence affreux tandis qu’elle prenait conscience de ce qui venait de ce passer.
Ce soir dans le silence du jardin elle avait le sentiment qu’il ne pourrait plus rien lui arriver de douloureux. Eva se pencha un peu plus sur son livre et son mouvement de tête la rendit plus belle encore. (Roberte Colonel)

*toile de Gladis Roldan-De Moras toujours fière de ses racines colombiennes et mexicaines, a une passion pour l’art qu’elle a l’intention de réfléchir dans son travail coloré. Elle s’efforce de capturer l’essence de l’instant, et souvent il y a un message caché que l’artiste veut transmettre.

Etre écrivain….

Devenir écrivain ce n’est pas un choix, c’est plutôt l’écriture qui vous choisit. Un écrivain, c’est quelqu’un qui a une soif ardente d’écrire, il ne peut pas s’en empêcher, c’est toute sa vie. Et même quand on a l’étincelle en soi, cela ne suffit pas. Toute sa vie, il faut se relire, se corriger, accepter les critiques même si cela fait mal, se remettre en question… Tous les auteurs ont vu leurs manuscrits refusés par des éditeurs avant de percer, ils ont dû travailler encore et encore avant d’y arriver.
Et seulement une infime parcelle d’auteurs arrivent à vivre de leur plume.

« Peu m’importe la notoriété en ce qui me concerne . Mes deux livres n’ont eu que peu d’écho dans la presse… ce qui fut important c’est de les avoir écrits.

Si tout les écrivains devenaient célèbres … nos bibliothèques seraient trop petites pour  accueillir tous leurs livres. » (roberte colonel)

fait de ta vie un rêve …

N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites ; décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux.(Manuel)

 Une pensée de Saint Exupéry revient à ma mémoire « fait de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité. »

cette jeune femme un peu triste sur le tableau de Teeling-Norman tiens dans les mains une lettre qui semble  la bouleverser.

Un vent léger balayait le  jardin  elle l’attendait impatiente, elle ne comprenait pas son retard. Viendrait -il ? Elle considérait  néanmoins que cette attente c’était une chose saine, que l’ attendre tout un ‘après midi la rendrait plus heureuse et que dès qu’il franchirait le pas de sa porte elle lui ouvrirait et se jetterai dans ses bras. Elle serait tout à lui. Une vague d’amour la submergea, elle lui parlerait des heures durant elle s’endormit en rêvant que le lendemain les trouverais enlacés l’un dans l’autre. Pendant une minute elle l’aima si fort qu’elle repris espoir qu’il ne tarde pas trop. (roberte colonel)

 

Une des plus belles lettres d’Alfred de Musset à Georges Sand

   Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,

voulez-vous qu’un instant je change de visage?

Vous avez captivé les sentiments d’un coeur

Que pour vous adorer forma le créateur.

Je vous chéris, amour, et ma plume en délire

Couche sur le papier ce que je n’ose dire.

Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,

Vous savez quel remède apporter à mes maux.

Et de georges Sand à Musset la réponse:

Cette insigne faveur que votre coeur réclame

Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

 – S’il m’avait été donné de recevoir une lettre aussi belle que celle d’alfred De Musset  j’aurais  sûrement eu plaisir à répondre  d’autres mots en retour que ceux choisit par Geogres Sand. Il est vrai que cette écrivaine, poète fut tant courtisée durant sa vie qu’elle pouvait sans vergogne aimer où se jouer d’un coeur éperdument amoureux pour elle.(Roberte Colonel)

Une Vie à S’attendre…

Suite à « photographie sur arrêt » je me devais d’être plus précise sur ce qui m’avait amener à vous proposer le billet d’hier et l’importance qu’eut dans ma vie la photographie de maman.

Une Vie à S’attendre…

Au cours de mes nombreuses recherches, j’ai eu l’occasion de rencontrer Janine l’amie d’après guerre de maman. Nous avons longuement épilogué sur les souvenirs qu’elle gardait d’elle à Paris. Un souvenir parmi d’autres que nous avons échangés m’intrigua… Janine m’assurait que son amie avait l’habitude de se vêtir élégamment et que ses couleurs préférées étaient le noir et le blanc ! Etrangement, depuis toujours, il me fut vain d’envisager maman habillée autrement que dans ces deux couleurs. J’ai passé tant de nuits à rêver à l’expression souriante de sa photo où nous sommes ensemble : je suis dans ses bras et l’amour qui nous unit est parfaitement lisible sur le cliché : elle est très élégante vêtue d’un manteau de couleur noir d’où l’on voit poindre le col d’un chemisier blanc.  Je la trouve en harmonie avec le paysage calme de la campagne ; si réelle à l’instant où la photo fut immortalisée. Je ne peux l’imaginer à aucune autre époque que celle figurant sur ce cliché. Son sourire rassurant subsistait dans ma mémoire et j’en recevais intégralement le bénéfice. Ce rectangle cartonné où le temps s’est arrêté sur nous aurait pu devenir une angoisse pour quelqu’un d’autre, mais à coup sûr il fut le lien permanent  qui me permit de l’attendre.

Depuis peu je possède une autre photo de maman qui date de son retour d’Allemagne ; y figure à son coté son amie Janine. Le cliché est abîmé, les stigmates du temps empêchent la visibilité des traits de ces deux amies posant devant je ne sais quelle personne connue ou inconnue d’elles-mêmes. Elles sont assises dans l’herbe ; de l’autre coté, face à la rue, au-dessus d’un établissement dénommé « tabac café de Paris » un immeuble cossu ; de quelle rue de Paris s’agit-il ? Chaque photographie est un moment unique, apparemment inachevé, mais ce qui manque c’est le contexte : L’absence de respiration, l’immobilité absolue, le manque de lieu, l’impression nébuleuse et sans parole de ses deux amies. Lorsque Janine me remit le cliché elle n’avait qu’un vague souvenir de cette photo datant de l’année 1946.

En regardant avec intensité la photo un sentiment étrange m’envahie comme si un événement m’empêchée de bouger, paralysée, c’est bien cela, je restais en arrêt devant la photo ; le bras ainsi que la main gauche de Maman me trouble. A l’auriculaire elle porte une bague, mais ce n’est pas cela qui m’intrigue ; c’est la position de son bras qui, semble-t-il, est raide.  Sa main m’apparaît être très enflée. Soudainement je me souvint d’un événement : A la naissance de notre premier enfant, mon mari était présent auprès de moi et la première question que je lui ai posée à la venue de notre fils fut qu’il s’assure que ses bras et ses jambes fonctionnent bien. Mon mari s’étonna de cette question, je lui répondis sans ambiguïté que Maman avait eu un problème au bras et à la main et que je n’aurais pas aimé que cet incident se reproduise sur notre fils. Comment avais-je appris cela ? Qui en avait parlé autour de moi et surtout à quelle époque ?… 

Mon regard fixait la photographie  en partant du bras, de la main, au visage de Maman… Je refuse d’admettre que ce puisse être elle. Je n’aime pas ce cliché où je ne la reconnais pas. Elle semble absente devant l’objectif, si triste, si lointaine de ce qui l’entoure. Cependant que son élégance est toujours la même : chemisier blanc une jupe plissée noir. 

« Ce qui apparaît sur une photo même si ce n’est que l’histoire vue par les yeux d’une personne : malgré la différence entre ce que voit l’œil et ce que l’appareil enregistre, une photographie reste une preuve, un témoignage historique, un moment figé dont l’exactitude concrète est plus précise que la mémoire. » Pour moi le temps c’est arrêter à l’instantané où nous sommes ensembles serrées l’une contre l’autre. Je ne reconnais que cette photo !

Je ne sais pas encore si je publierai mon manuscrit  « Une vie à s’attendre » en remplacement du titre « mon identité volée ».

Prochainement la découverte de certaines pages de mon manuscrit sur mon blog

 http://alexandra20ans.wordpress.com/