Prendre les sentiers de la vallée de Chamonix…

Les Photos de fond de billet+la photo de billet sont de Mario Colonel.

Les vacances: il faut bien s’habituer pendant quelques jours à ne plus penser qu’au repos, ne plus ouvrir l’ordinateur qui nous retient prisonnier (e) des joies du dehors. Ne plus se soucier des Mails, des commentaires, qui resteront en attente de notre retour. Deux semaines de vacances  sans ordinateur !

En écrivant ces mots je me dis que je suis certaine de prendre du recul par raport  aux tracas de la vie de tous les jours . 

Je pars  en vacance au cœur de Servoz, merveilleux petit village au pied de la montagne porte ouverte sur la merveilleuse Vallée de Chamonix… Servoz, est située dans un épanouissement de la vallée de l’Arve  avec à l’hizon l’éternel Mont Blanc qui fut à l’origine de mes écrits pour mon livre « Le sac à dos ».

Je vais retrouver les sentiers, les cascades tumultueuses bouillonnantes et tout mon imaginaire du moment où je m’étais lancé ce drôle de défit : écrire une fiction sur trois générations d’hommes de la montagne.

Pour ce roman j’ai passé de nombreuses heures, tant à Chamonix que devant mon ordinateur à vivre dans l’ombre de mes personnages nés de mon imaginaire. …

Par obligation historique il me fallu rester vigilante sur l’écriture des lieux où se déroulait l’action, donner des informations crédible sur la vie que vivait les guides de haute montagne dans les années1883 et ce jusqu’à nos jours.

Tous ces détails précis obligent l’écrivain à faire de la recherche en bibliothèque. Je savais très bien que des personnes de Chamonix seraient susceptibles de lire mon livre et de plus, des guides ! Il y avait aussi la certitude que mon fils Mario Colonel photographe, écrivain spécialiste de livres de montagne 16 livres à son actif habitué des grandes randonnées aurait l’œil attentif à ce que je mentionnerais dans mon roman. 

Concevoir « Le sac a Dos » fut une époque bénie.

 Je tournais une page sur toutes les souffrances qu’avait été les miennes lors de mes écrits « Où es tu Maman ? »

 A ceux des mes ami (es) qui partent maintenant je leur souhaite de très bonnes vacances.

Pour mes autres ami (es) dans l’attente de les retrouver sur mon blog,  je leur souhaite beaucoup de soleil dans le cœur.

Un soir sur une plage…

Lorsque je l’ai aperçue dans la lumière de  l’été elle marchait seule sur la plage. Sa longue jupe de coton fleurie  volait au vent.

Elle se  tourna vers moi, ses cheveux indisciplinés voilaient son joli visage doré.

Son profil est parfait. Ses yeux d’un bleu azure me fait comprendre immédiatement que je ne pourrais plus les oubliés. Tout en marchant elle joue à jeter  du sable fin avec ses pieds dans ma direction.

Je ne la quitte pas du regard. Je m’amuse à suivre son petit jeu de séduction. Elle s’approche du rivage, se penche sur l’eau. Attentive, elle observe un instant le va et vient des vagues tout en trempant ses mains dans l’eau salée.

Elle sourit timidement dans ma direction et je me demande comment entamer une conversation avec elle. Je ne voudrais surtout pas l’inquiéter en me montrant trop entreprenant.

Jamais de ma vie je n’avais vu un visage aussi beau.

Elle avait quelque chose d’indéfinissable, je pensais que c’était le genre de femme que beaucoup d’hommes voudraient aimer le reste de leur vie.

Pourquoi n’aurais je pas, moi aussi, le bonheur d’être aimer par une aussi belle personne ?

J’aurais voulu lui crier -« j’aimerai vous embrasser jusqu’à l’aube et recommencer demain et tous les autres jours de notre vie ». Au lieu de cela je  la fixais le sourire au bord des lèvres sans même oser prononcer le moindre petit mot.

Ce fut elle qui rompit le silence. Elle s’adressât à moi, en me demandant si j’étais en vacance dans la région.  Et vous dis je ? Vous ne devez pas être d’ici je ne vous ai jamais vu avant ce soir.

Elle se mit à rire.

-C’est la première fois que je viens ici, je trouve ce coin de plage fabuleux.

Je pensai vaguement qu’elle repartirait chez elle très vite et, qu’elle oublierait ce coin de plage et notre rencontre.

Mon trouble s’exacerbât lorsqu’elle s’approcha de moi.

-Aussitôt elle se mit à parler de la raison qui l’avait conduite à prendre ses vacances ici.

Ça te plaît de te promener seule sur la plage ? Tu n’as personne dans ta vie ?   

-Que veux tu dire ?

-Tu n’as pas un petit ami ?

– Non je n’ai personne.

-Accepterais tu une invitation ? Veux tu que l’on se retrouve ce soir chez moi pour dîner ensuite, nous irons découvrir la ville et ses lumières !

-Je suis d’accord, attends moi à huit heures sur la jetée.

Après le dîner, comme le temps était doux nous sommes allés nous promener. Sans que nous y prêtions attention nos pas nous ont ramené sur la plage d’où nous étions partis quelques heures plus tôt.

Dans le noir, je lui prit la main je restais silencieux, un peu grave, j’avais très peur de commettre une maladresse. J’avais envie de la chérir, de la serrer dans mes bras.

Depuis le moment fatidique de notre rencontre je n’avais pensé qu’à prendre son visage dans mes mains, prendre sa bouche chaude, douce si bien faite pour la mienne. Je fermais les yeux sous la chaleur de mon désir qui envahissait mes tempes, mes paupières ma gorge. Je fermai les yeux, la serra dans mes bras, et sans un mot nous fûmes l’un à l’autre.

Je me détachais lentement de son corps, de ses lèvres. Je me disais que j’aimerai l’embrasser des heures entières jusqu’à l’aube.

Le désir qui embrasait encore mon corps  n’était qu’une étape vers quelque chose d’inépuisable.

Laure me l’avait laissé entrevoir… Roberte Colonel