Le vrai écrivain …

Le vrai écrivain n’est pas celui qui raconte des histoires mais celui qui se raconte dans l’histoire. La sienne et celle plus vaste, du monde dans lequel il vit.(Philippe Rhot)  Je crois en cette maxime.

Si l’on à quelque chose de personnel à écrire on ne peut manquer  la réussite de l’ exercice. Pour ce qui me concerne, aux fils de mes écrits  je me suis imprégnée du personnage que je désire mettre en scène.  Puis, je lui  donne  une vie avec  mon imaginaire, mes désirs,  mes humeurs,  mes rêves.  Il devient alors ce personnage  de  roman que je crée de toutes pièces.

Je suis en vacance pour quelques jours encore… a très  bientôt de vous retrouver.

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Hasard ou destin ?

Il y a toujours un point de départ.  Comment savoir ? Ça arrive un jour, comme ça, sans qu’on s’en doute. Une rencontre par hasard, dans un café, sur le net, ou ailleurs. Seulement j’aurais dû me méfier d’avantage de ce hasard qui me faisait le rencontrer. C’est au creux du plus grand calme que le danger surgit avec le plus de promptitude. Il à tourner vers moi son visage désespérément beau et j’ai eu peur. Il est là comme s’il venait de se matérialiser brusquement et notre rencontre lui donne un sentiment de supériorité. Il me semble avoir des antennes pour capter cette sorte de surprise craintive que cause sur moi son apparition inopinée. Il en retire une jouissance qui en cet instant est visible. J’ai le trac. Je détourne mon visage un cours instant à la recherche de quelque chose où de quelqu’un dans la rue vide a cet heure. Je l’entends murmurer « Où voulez vous aller? » – Je n’en sais rien. Il n’a donc pas cesser de penser tout ce temps que je suis déjà à sa merci, prête à le suivre là où il voudra m’emmener. Nous avons pris le chemin de la plage. J’avais du mal à me maintenir à sa hauteur au début et puis il a ralenti et nous sommes allés assez loin. Ou que j’aille, je suis sûre de ne heurter nul obstacle, il n’y a que la mer qui puisse offrir cela. « Tu n’as pas froid ? Tu veux que l’on coure? » – Non, je suis épuisée.

Nous n’avions pas pris les serviettes et nous nous sommes couchés face au soleil couchant dans le sable sec . J’ai fermé mes paupières, sa main forme et reforme inlassablement le même geste sur mon corps brûlant de désir. Tu crois que l’on peut faire l’amour dans l’eau? Je n’y vois pas d’empêchement majeur, mais je te signal quand même que à un demi-kilométre, coté terre, je peux distinguer des terrasses des restaurant bourrées de  clients porteurs de jumelles. « Les voyants sont des voyeurs et c’est bien dommage »… R.Colonel

votre raison et votre passion…

Image du Blog chezminette87.centerblog.netVotre raison et votre passion sont le gouvernail et les voiles de votre âme qui navigue de port en port. Si votre gouvernail ou vos voiles se brisent, vous ne pouvez qu’être ballotés et aller à la dérive, ou rester ancrés au milieu de la mer. Car la raison , régnant seule, est une force qui brise tout élan ; et la passion, livrée à elle-même, est une flamme qui se consume jusqu’à sa propre extinction. « Le Prophète »
[ Khalil Gibran ]

rêveries

 Je m’imprègne de son visage, mes pensées venues de moi briser mon cœur devant sa beauté, je suis bouleversé. Son profil est très pur. Il y a quelque chose dans la ligne de son cou qui me donne envie de bondir sur elle, de la couvrir de baisers. Cependant que sa bouche semble faite pour chanter des psaumes.

Il y aura toujours un oiseau qui chantera pour elle. Un papillon qui lui fera cadeau de son éclat… Mais moi qui suis-je pour influencer son destin ? Que pourrais je lui dire pour la convaincre d’un jour m’appartenir. Majestueuse, elle ne me regarde pas, mon cœur en émoi lui crie de m’aimer, mais elle ne m’entend pas. Peu importe  ce qui ce passe autour d’elle ses yeux reste fixés vers un horizon qui m’est interdit de pénétrer. Mon cœur bat très fort, j’ai l’impression qu’il va rompre, il faut que je me décide à parler, j’ai manqué toute ma vie des tas d’occasions semblables et cette fois, il faut que j’aille jusqu’au bout. Mais pour cela, il me faudrait un courage, une audace que je n’ai pas, que je n’ai jamais eus.

– « excusez moi mademoiselle, si vous le voulez, nous pourrions nous promener ensemble. »

Je n’ai jamais été si fier de moi de toute ma vie, j’ai cru un instant que ce n’était pas moi qui avait parlé.

Elle est restée silencieuse, je la regarde, elle est plus belle encore, il y a un silence entre elle et moi. J’ai cette impression que si elle le voulait je ne dirai que des choses justes, celles qu’elle voudrait entendre. Il  est presque cinq heures, rien ne ce passe comme je le souhaite. Elle a baissé la tête, je ne vois plus que ces blonds cheveux dorés.

La lumière du soleil s’est brusquement survoltée et  je perds  espoir de la revoir un jour.

Tout est noir autour de moi, juste un rayon de lune qui plonge sa rapière pâle à travers la fente du volet et poignarde le sol contre le pied de mon lit.

Je hurle en serrant convulsivement mon oreiller. Juste au moment où je m’endormais, je fais ce cauchemar. (Roberte Colonel)

L’auteur de la penture : Allain géneau.

Quels que soient les sujets de ses représentations sensibles et majestueuses, compositions florales, natures mortes, féminité, Géneau y applique toujours le même soin et la précision magique qui caractérisent son art.
Alain Géneau travaille avec magie l’ombre et la lumière, dans un réalisme en trompe l’œil proche de la peinture de Wermeer.
Géneau crée des œuvres à la sensibilité moderne tout en conservant un mystère, une sorte de récit légendaire.

 

Pour information : ce tableau fait partie de la collection  mise de côté pour la prochaine exposition qui aura lieu en septembre à Shanghai ( September ShanghaiArt, au « Pavillon français »)

 

Cordialement, Géneau

 

Les tellement gentils !

En connaissez vous autour de vous  des « tellement gentils » ?  De ces personnes a qui l’on peut dire  tout ce qui nous passe par la tête, ils écoutent avec bien vaillance sans juger. « Les tellement gentils »  sont charitable, généreux. Brave, obligeant, aimable, ils sont toujours là, prêt à  rendre service. Les tellement gentils sont empressé, agréable, amène, ils ne se compromettent pas a  nous contredire. Ils sont si paisible, si bon, si délicat. Vous devez vous demander quel intérêt j’ai de vous décrire les tellement gentils ! Soit, je me dis que si des personnes ont tant de qualités, il doit quand même bien exister chez certains d’entre eux quelques défauts cachés, non, vous ne me croyez pas?

Alors permettez moi cette citation de (Louis-Ferdinand Celine) « Si on se laissait aller à aimer les gens gentils, la vie serait atroce »

Mais, bien sûre je ne me sent pas concernée par cette citation … car je suis tellement gentille !!! (roberte colonel)

Premier mai…

 Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.(Victor Hugo 1802-1885)