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Autour de ma maison…

Mes amies : pour vous ce très beau poème de printemps…

Je  vais prendre quelques jours de vacances dès demain… à très bientôt de vous retrouver.

Autour de ma maison

Pour vivre clair, ferme et juste,
Avec mon coeur, j’admire tout
Ce qui vibre, travaille et bout
Dans la tendresse humaine et sur la terre auguste.

L’hiver s’en va et voici mars et puis avril
Et puis le prime été, joyeux et puéril.
Sur la glycine en fleurs que la rosée humecte,
Rouges, verts, bleus, jaunes, bistres, vermeils,
Les mille insectes
Bougent et butinent dans le soleil.
Oh la merveille de leurs ailes qui brillent
Et leur corps fin comme une aiguille
Et leurs pattes et leurs antennes
Et leur toilette quotidienne
Sur un brin d’herbe ou de roseau !
Sont-ils précis, sont-ils agiles !
Leur corselet d’émail fragile
Est plus changeant que les courants de l’eau ;
Grâce à mes yeux qui les reflètent
Je les sens vivre et pénétrer en moi
Un peu ;
Oh leurs émeutes et leurs jeux
Et leurs amours et leurs émois
Et leur bataille, autour des grappes violettes !
Mon coeur les suit dans leur essor vers la clarté,
Brins de splendeur, miettes de beauté,
Parcelles d’or et poussière de vie !
J’écarte d’eux l’embûche inassouvie :
La glu, la boue et la poursuite des oiseaux
Pendant des jours entiers, je défends leurs travaux ;
Mon art s’éprend de leurs oeuvres parfaites ;
Je contemple les riens dont leur maison est faite
Leur geste utile et net, leur vol chercheur et sûr,
Leur voyage dans la lumière ample et sans voile
Et quand ils sont perdus quelque part, dans l’azur,
Je crois qu’ils sont partis se mêler aux étoiles.

Mais voici l’ombre et le soleil sur le jardin
Et des guêpes vibrant là-bas, dans la lumière ;
Voici les longs et clairs et sinueux chemins
Bordés de lourds pavots et de roses trémières ;
Aujourd’hui même, à l’heure où l’été blond s’épand
Sur les gazons lustrés et les collines fauves,
Chaque pétale est comme une paupière mauve
Que la clarté pénètre et réchauffe en tremblant.
Les moins fiers des pistils, les plus humbles des feuilles
Sont d’un dessin si pur, si ferme et si nerveux
Qu’en eux
Tout se précipite et tout accueille
L’hommage clair et amoureux des yeux.

L’heure des juillets roux s’est à son tour enfuie,
Et maintenant
Voici le soleil calme avec la douce pluie
Qui, mollement,
Sans lacérer les fleurs admirables, les touchent ;
Comme eux, sans les cueillir, approchons-en nos bouches
Et que notre coeur croie, en baisant leur beauté
Faite de tant de joie et de tant de mystère,
Baiser, avec ferveur, délice et volupté,
Les lèvres mêmes de la terre.

Les insectes, les fleurs, les feuilles, les rameaux
Tressent leur vie enveloppante et minuscule
Dans mon village, autour des prés et des closeaux.
Ma petite maison est prise en leurs réseaux.
Souvent, l’après-midi, avant le crépuscule,
De fenêtre en fenêtre, au long du pignon droit,
Ils s’agitent et bruissent jusqu’à mon toit ;
Souvent aussi, quand l’astre aux Occidents recule,
J’entends si fort leur fièvre et leur émoi
Que je me sens vivre, avec mon coeur,
Comme au centre de leur ardeur.

Alors les tendres fleurs et les insectes frêles
M’enveloppent comme un million d’ailes
Faites de vent, de pluie et de clarté.
Ma maison semble un nid doucement convoité
Par tout ce qui remue et vit dans la lumière.
J’admire immensément la nature plénière
Depuis l’arbuste nain jusqu’au géant soleil
Un pétale, un pistil, un grain de blé vermeil
Est pris, avec respect, entre mes doigts qui l’aiment ;
Je ne distingue plus le monde de moi-même,
Je suis l’ample feuillage et les rameaux flottants,
Je suis le sol dont je foule les cailloux pâles
Et l’herbe des fossés où soudain je m’affale
Ivre et fervent, hagard, heureux et sanglotant.(Emile Verhaeren)

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L’Amour et l’églantine…

« l’Amour   est comme l’églantine sauvage, l’amitié est comme le houx est sombre lorsque l’églantine est en fleur. Mais lequel fleurit avec le plus de constance? »  (Emily Brontë)

L’églantine est symbole de poésie ainsi que de bonheur éphémère.
Offrir une églantine, c’est manifester un amour de passage, une histoire sans lendemain ; seul compte l’instant présent.

Un peu d’histoire :
Les églantines  sont des roses sauvages. Leur nom botanique, rosa canina, “rose des chiens”, vient d’une recette antique contre la rage, qu’on concoctait avec des racines d’églantines.

Anecdote :
Les qualités des fruits de l’églantine lui ont valu son nom de “gratte-cul” : les plaisantins pourront confectionner des duvets de cynorrhodon qui font office de poil à gratter.

 

 

 
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Premier sourire du printemps

 

Tandis qu’à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

                             

Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert

Tout en composant des solfèges,
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.

Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
Il dit :  » Printemps, tu peux venir !  »

(Théophile Gautier)

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L’enfant et les nuages

Les nuages c’est comme les rêves. Tantôt gais, tantôt triste.

On croit les tenir, ils se décomposent sous la main.

Le souvenir est souvent ce qu’il en reste de meilleur. (Harry Bernard) extrait de la terre vivante.

 L’enfant

Il lui arrivait parfois de penser qu’elle pourrait la rejoindre dans les nuages.

Cela devenait une obsession maladive. Attentive elle scrutait le ciel à la recherche de ce qu’elle croyait être le bon nuage où sa maman l’attendait.

Peut lui importait la forme qu’il revêtait, elle n’en avait pas peur.

Elle était dépourvue de tout souvenir se rattachant à sa maman.

Elle ne l’avait pas connue et c’est pourquoi elle formait des vœux, qu’un vœu particulier s’établisse entre eux.

Une douleur incommensurable la retenait prisonnière de tant de non dits concernant sa naissance.

Elevée à la campagne par une nourrice, elle ne connaissait de sa maman que ce que cette nourrice lui avait rapporté concernant son origine.

Elle était fragile, conditionnée, prête à entendre les plus affligeantes remarques concernant sa maman.

Les yeux embués de larmes elle observait attentivement le nuage dans le ciel.

Poussé par le vent  il ressemblait à un géant difforme.  Il se déplaçait vite et changer d’aspect à chaque instant.

Malgré la beauté du nuage elle se mit à penser tout haut comme il lui en venait très souvent l’envie depuis son plus jeune âge. Elle se dit qu’elle aurait aimer  voir le nuage  restait la.  Elle aurait aimer le rejoindre et partir avec lui à la recherche de celle qui depuis toujours lui avait tant manquer : sa maman.   (Roberte colonel)

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Etre FLEUR BLEUE…

En France, c’est devenue dès 1950 :
Définition du Grand Larousse : Fleur bleue, sentimental, romanesque.

Fleur bleue, sentimental et romanesque: Il est très fleur bleue.

De nos jours ceci : quand une personne est « fleur bleue » , en général, c’est quelqu’un de très romantique, un tout petit peu naïve, qui croit au prince charmant, qui ne couche pas tout de suite, bref, une comme on n’en fait plus ! !

Mais au départ, qu’est ce qu’une Fleur Bleue ?

J’ai repris ceci que je vous transcris texto senso.
Cette expression contient un adjectif composé qui est extrait d’une locution parfois encore employée « cultiver, aimer… la petite fleur bleue ».
Dans le langage des fleurs, le bleu pâle exprime une tendresse inavouée, discrète et idéale. Il faut remonter à 1811 et à une œuvre du jeune écrivain allemand Novalis, qui était en réalité le baron Friedrich von Hardenberg, pour trouver l’origine de cette expression.
Dans son roman inachevé « Henri d’Ofterdingen » (Novalis est mort à 29 ans), il y évoque à sa manière la légende d’un trouvère médiéval qui, parti à la recherche d’un idéal, découvre la fleur bleue symbole de la poésie.
Les Allemands parlent d’ailleurs de « die blaue Blume der Romantik » ou « la fleur bleue du romantique ».
En traversant le Rhin, la fleur bleue a un peu changé de sens, puisque de la poésie, elle a été associée à une sentimentalité mêlée de naïveté.

La petite fleur bleue. La sentimentalité.

Un mélange de cynisme et de « petite fleur bleue » ( E. et J. de Goncourt , Journal, 1867 , p. 323); employé (…) sentimental, épris de petite fleur bleue ( Aragon , Les Beaux quartiers, 1936 , p. 394).

Fleur bleu n’est ni dupe, ni naïve, n’en déplaise à ses détracteurs !

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Synonyme : Quelqu’un emprunt de romantisme.

ROMANTISME
nom masculin

Ensemble des mouvements intellectuels qui, à partir de la fin du XVIII e s., firent prévaloir le sentiment sur la raison et l’imagination sur l’analyse critique

Comportement, caractère de quelqu’un qui se laisse dominer par l’imagination et se passionne pour les entreprises généreuses mais utopiques : Le romantisme de la jeunesse.

Ensemble de traits ou de caractères propres au mouvement romantique ou, par comparaison, à d’autres mouvements, à d’autres artistes : Le romantisme de Hugo.

Signification du BLEU

Qu’il soit aérien ou océanique, le bleu évoque de vastes espaces calmes et sereins. Cette couleur symbolise la paix, appelle à l’évasion et au rêve.

Le bleu est, depuis fort longtemps, la couleur préférée de la majorité des occidentaux. Au fil du temps, il a acquis une multitude de connotations symboliques qui se sont parfois modifiées, parfois cristallisées.

Au Moyen Âge, le lapis-lazuli, pigment bleu par excellence pour les enlumineurs, était tellement précieux qu’il coûtait aussi cher que l’or, sinon plus. C’est la raison pour laquelle le bleu fut longtemps réservé aux représentations du manteau de la Vierge.

Dans la Grèce et la Rome antiques, le bleu, couleur du ciel, était également la couleur des dieux Zeus et Jupiter.

Le bleu possède de grandes vertus : il est calme, apaisant, pacifique. Une pièce peinte d’un bleu foncé peut même avoir un effet sédatif. Mais le bleu a aussi un côté plus dynamique, puisqu’il favorise la créativité et l’inspiration.

Hygiène, fraîcheur et propreté sont indissociables du bleu. Les publicitaires le démontrent sans arrêt. Ainsi, une foule de produits devant posséder ces caractéristiques sont bleus ou ont un emballage bleu : le lave-vitre, la poudre détergente avec ses particules bleues ou encore les bonbons à la menthe ne sont que quelques exemples.

Le bleu symbolise la paix, le drapeau des Nations Unies et les Casques bleus en témoignent.

Plusieurs expressions témoignent encore de nos jours de la variété des connotations acquises par le bleu : « être fleur bleue » (être romantique) ; « avoir les bleus » (être mélancolique) ; « avoir du sang bleu »Voir tout en bleu. Être optimiste.

Petite fleur bleue, part de sentimentalité et de poésie qui est souvent cachée au fond de chaque âme humaine. (définition Novalis)

La Fleur de couleur bleu est la fleur du Tendre , celle de âmes délicates qui gardent les souvenirs impérissables.

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Rêve d’écrivaine…

pp2

Que pourrait-elle bien écrire l’écrivaine sur sa page blanche ? Rêveuse, elle ne semble pas trouver  l’inspiration nécessaire à la construction de son roman.

 Puis,soudain  la main de l’écrivaine trace des mots, des lignes,  son roman s’enflamme.

« Il la prit par la main. Ce qui la troublait, c’était ce regard tranquille, attentif, sans aucune gêne. Elle avait la bouche sèche: « j’ai soif », dit-elle faiblement.  La mer était houleuse, le ciel de ce rose vénéneux que lui donne les orages avortés. Il la prit par la main, rentrèrent doucement. Ils n’avaient pas parlés de leur bizzard rencontre du matin. Il avait baissé la tête, ses cheveux étaient plantés en brosse, très drus. Il ce trouvait derrière elle. Son coeur se mit à battre, c’était la première fois qu’elle trompait Joss. Elle se retourna. Il la regardait pensivement, pris sa main la posa sur son coeur. Ils restèrent immobile un moment chacun essayant de cacher son trouble.  D’un geste tendre il enveloppa ses épaules. Déjà elle s’en remettait à lui.

Ce ci est écrit avec mon imaginaire, juste pour donner vie à ce superbe tableau de Phung Pham

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Le vrai poète, posséde l’art du funambule…

 

En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Écrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, c’est de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage.  (Source : Citation bal – Dico citationscitation)

 

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Comment c’est vieillir?

 

 

Comment c’est de vieillir ?

Et bien voilà !

Dans deux jours c’est mon anniversaire et je viens de me rendre compte

Que pour la première fois de ma vie, que je suis la personne que j’ai toujours voulu être.

Oh ! Je ne parle pas de mon corps !

Certains jours, je suis désespérée quand je me regarde dans le miroir !

De toute façon la vraie beauté n’est pas à l’extérieur.

Mes rides, mes poches sous les yeux, mon petit bedon qui semble grossir chaque année !

Mais je me reprends rapidement, et pas question que j’agonise en larme devant mon miroir.

J’ai aujourd’hui des amis fantastiques, une vie paisible et heureuse, de merveilleux souvenirs,

Je ne les échangerais jamais pour quelques cheveux gris en moins ou une bedaine plate…

Plus j’avance en âge, plus je deviens ma meilleure amie, et ce qui est plaisant c’est que…cette amie ne me contredit à peu près jamais.

Je ne m’en fais plus pour un petit biscuit mangé en trop, pour ne pas avoir fait mon lit, ou pour avoir acheté une « chose inutile » dont je ne me servirai probablement jamais.

J’ai connu trop de mes amies très chères qui sont parties avant d’avoir compris la grande liberté que nous apporte l’âge.

Qui sa regarde si je décide de lire ou de jouer sur mon ordinateur jusqu’à quatre heures du matin et de dormir jusqu’à midi ?

Je me sens tellement privilégiée d’avoir vécu jusqu’à maintenant, d’avoir mes cheveux grisonnant, même si mes sourires ou mes chagrin me creusent de nouveaux sillons dans la figure à chaque fois que me vient un nouvel anniversaire.

Il y en a tellement qui n’ont jamais ri dans leur vie…

Et qui sont mort avant d’être heureux, avant d’être vieux !

Aujourd’hui j’ai le privilège de pouvoir dire oui !

Ou celui de pouvoir dire non !

Je ne m’occupe plus de ce que les autres pensent de moi.

Je n’ai surtout rien à prouver à personne.

La vieillesse est comme un jardin…

Tu récoltes ce que tu as semé.

C’est aussi comme ton compte en banque.

Tu retires ce que tu as amassé.

Donc, mon conseil pour vous qui prenait le temps de me lire serait de déposer beaucoup de bonheur sur votre compte en banque avant votre vieillesse.

« Document Tiré d’un PPS avec certains passages réécris par mes soins pour le besoin de ce billet »

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Celle qui aime la peinture

paul hedley

Elle est entourée de tableaux, le mur en est couvert. Et la lumière qui entre va graduellement les éclairer, les faire vivre tout comme elle embellit la lectrice de Paul Hedley qui a intentionnellement installé son sofa près de la fenêtre pour profiter de celle-ci.

J’aime qu’elle ait ce sens de la lumière, autant pour éclairer les tableaux que pour lire. J’aime qu’elle aime ce que j’aime. Je ne serais donc pas surprise qu’il y ait quelques notes de musique et une odeur de café pour compléter la scène.

Je me suis permise un collé dans le blog « enregistré dans : Couleurs et textures — Lali @ 7:37″

J’ai découvert le blog de Lali et ne l’ai plus quitté de l’aprés midi. Il yest tellement intructif de mots, de poèsies, de peintures… que je vous le recommande.