Le Bonheur parfait…existe t il?

Le bonheur et le malheur sont parfois si près l’un de l’autre qu’ils se confondent. Notre cœur comme un pendule se balance toujours entre les deux. (Ancholie – Contes Persans)  

Ce-ci voudrait t-il dire que le bonheur parfait n’existe pas ?  J’en suis convaincue. Des  personnes qui semble t-il ont tout pour êtres heureuses passent parfois par de sombres moments. (Roberte Colonel) 

« Pour le plus petit comme pour le plus grand bonheur, il y a toujours une chose qui le crée : le pouvoir d’oublier, ou, pour m’exprimer en savant, la faculté de sentir, pendant que dure le bonheur, d’une façon non-historique. Celui qui ne sait pas se reposer sur le seuil du moment pour oublier tout le passé, celui qui ne se dresse point, comme un génie de victoire, sans vertige et sans crainte, ne saura jamais ce que c’est que le bonheur, et, ce qui est pire encore, il ne fera jamais rien qui puisse rendre heureux les autres. Imaginez l’exemple extrême : un homme qui ne posséderait pas du tout la faculté d’oublier, qui serait condamné à voir en toutes choses le devenir. Un tel homme ne croirait plus à sa propre essence, ne croirait plus en lui-même; tout s’écoulerait pour lui en points mouvants pour se perdre dans cette mer du devenir; en véritable élève d’Héraclite il finirait par ne plus oser lever un doigt. Toute action exige l’oubli, comme tout organisme a besoin, non seulement de lumière, mais encore d’obscurité. Un homme qui voudrait sentir d’une façon tout à fait historique ressemblerait à celui qui serait forcé de se priver de sommeil, ou bien à l’animal qui devrait continuer à vivre en ne faisant que ruminer, et ruminer toujours à nouveau. Donc il est possible de vivre sans se souvenir, de vivre même heureux, à l’exemple de la bête, mais il est absolument impossible de vivre sans oublier. Ou bien, pour m’expliquer sur ce sujet d’une façon plus simple encore, il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens historique qui nuit à l’être vivant et finit par l’anéantir, qu’il s’agisse d’un homme, d’un peuple ou d’une civilisation. » (Nietzsche, Considérations inactuelles, II, 1874)

« Le bonheur, n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tout les jours. Je crois qu’il faut savoir le vivre lorsqu’il se présente à nous. » (Oscar Welles)

Je te l’ai dit pour les nuages

Je te l’ai dit pour les nuages

Je te l’ai dit pour l’arbre de la mer

Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles

Pour les cailloux du bruit

Pour les mains familières

Pour l’œil qui devient visage ou paysage

Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur

Pour toute la nuit bue

Pour la grille des routes

Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert

Je te l’ai dit pour tes pensées pour tes paroles

Toute caresse toute confiance se survivent.

Poème/ Eugène Emile Paul Grindel dit Paul Eluard

« Seul celui qui risque et se risque est libre… »

photo mario Colonel alpiniste au milieu des immenses crevasses des glaciers de la jonction. Massif du Mont Blanc ,

 

 

c’est risquer de paraître fou ;

Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental ;
Rechercher les autres, c’est s’exposer aux complications ;
Dévoiler ses sentiments, c’est risquer de montrer sa vraie nature ;
Traîner ses idées, ses rêves devant la foule, c’est risquer de les perdre ;

Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour ;
Espérer, c’est risquer le désespoir ;
Essayer, c’est risquer l’échec.
Mais il faut prendre des risques car ne rien risquer c’est plus hasardeux.

Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n’est rien.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse
mais il ne peut apprendre le vrai sens des sentiments,
du renouvellement, de la sublimation, de l’amour de la vie.

Enchaîné par ses certitudes, il est esclave, il a abandonné la liberté.
Seul celui qui risque et se risque est libre…

(Albert Coccoz,) guide de haute montagne,
disparu dans une avalanche,
avec sa femme et sept autres personnes.

Nous deux …

Nous deux nous tenant par la main

Nous nous croyons partout chez nous

Sous l’arbre doux sous le ciel noir

Sous tous les toits au coin du feu

Dans la rue vide en plein soleil

Dans les yeux vagues de la foule

Auprès des sages et des fous

Parmi les enfants et les grands

L’amour n’a rien de mystérieux

Nous sommes l’évidence même

Les amoureux se croient chez nous.

Paul Eluard, Derniers poèmes d’amour, 1963.

Tout homme est capable de créer…

« J’ai toujours été émerveillée de constater à quel point les gens que l’on regarde de haut par ce qu’il ne sont pas éduqués ou instruit recèlent des trésors d’intelligence, de courage et de bonté. Considérer que seuls les riches, qui ont reçu une éducation de haut vol, sont capables d’entreprendre est une forme d’injustice fondamentale. C’est aussi une immense bêtise. Car la pauvreté est imposée par les circonstances et tout homme est capable de créer ». ( extrait de Maria Nowak économiste née en Pologne en 1935)

Identité…

 

Entre rêve et réalité, vie secrète, le temps de l’écriture…
Ce jour-là il pleuvait, elle mit son ciré noir, il lui rappelait tant de souvenirs heureux. Elle ne put s’empêcher de penser à lui qui si souvent lui avait répété cette phrase 
La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer. Elle est l’unique essai.” Pascal Quignard.

Elle rêvait , il était devenu le personnage principal du roman qu’elle était en train d’écrire, un mélange de fiction et de  réel qui laissait libre cours aux lecteurs d’imaginer l’histoire qu’ils avaient envie d’écouter, celle qui leur parlait car rappelant d’autres souvenirs de leur vie.
Elle se mit à penser à cet homme qui en lui faisant l’amour l’appelait par son prénom. Elle ne savait pas exactement pourquoi mais son plaisir en a été changé.
Etrange ces longues premières conversations d’amants, cette jouissance de s’expliquer à l’autre,…son enfance,… ses désirs,… ses peurs.
Il l’aidait par ses mots à retrouver quelque chose qui n’était pas inconnu mais enfoui, une empreinte profonde qu’autre chose avait recouverte mais pas effacée.
L’évidence étonnante d’une connaissance intime, ce n’était pas une simple sensation d’ordre sexuel, même si ça l’était aussi, mais en lui faisant l’amour  et l’appelant par son prénom,il lui a rendu ce qui est semblable et ce qui est unique, il lui avait rendu son identité .
Ce qui est commun a tout le monde et pourtant n’est qu’à soi.…