Après le mot fin…

 
Beaucoup d’entre nous s’adonnent à l’écriture pour s’apaiser, pour se délivrer, il nous faut évoquer d’emblée la page suivante.
« Une fois apaisée aurais-je encore quelque chose à écrire? Aurais-je encore envie d’écrire? Saurais-je encore écrire? » (Pascale Guillaumin)

 

Au bout du récepteur téléphonique sa voix…

 

Juste saisir le son de sa voix, ne pas l’interrompre de peur que l’irrémédiable se produise, une phrase mal interprétée et se serait une catastrophe que sa voix se taise à jamais.

Voilà qu’après des mois, des années de recherches, je vais enfin connaître le secret de mes origines. Je vais pouvoir terminer le puzzle de mon histoire. J’ai donné un sens à ma vie.

Ce père biologique dont je pensais n’avoir rien à en attendre, mon père biologique vient il y a quelques heures de bouleverser à tout jamais ma quiétude. Il à répondu  à mes lettres en m’appelant au téléphone.

Je ne pouvais imaginer que sa voix au bout du récepteur téléphonique puisse provoquer en moi un moment si intense, une émotion si forte, que je n’arrivais plus à respirer.

 Il y a quelques années encore, je ne possédais aucune information sûre ma naissance. J’étais dans l’ignorance la plus totale sur mon histoire familiale. Je ne connaissais pas les faits  qui faisait de moi une enfant abandonnée, placée à l’assistance publique.

Le temps atténue les  blessures, reste cependant que les cicatrices d’un passé lointain peuvent rejaillir en toutes circonstances.

Au fond de notre mémoire rien ne s’oublie jamais totalement.

Une enfant sans famille s’accroche aux mains qui se tendent vers elle, que se soit une famille d’accueille, où des éducatrices, où tout autres personnes qui nous aura en charge.

On ce dit que nous n’avons pas comme les autres enfants, une maman aimante, un papa, et que malgré cela il nous faut bien survivre aux aléas de notre vie.

Les jours passent sur notre jeunesse, notre vie n’est ni meilleure ni pire, on s’accommode avec qui l’on est.

Puis, vient le jour où les questions restées sans réponse foisonnent dans notre tête. Elles ne nous laisseront plus de répit. Savoir , savoir, quelque en soit le prix à payer, la souffrance qu’engendrera le résultat de la recherche. Ce donner qu’un seul objectif: celui de trouver.

« Pour quelle raison maman n’a pas voulu assumer ma naissance ? Qui est mon père biologique, a-t-il eu lui-même une  famille,  mille autres questions qui ont fait de ma vie un enfer. »  J’aurais aimer avoir une réponse à la minute de la formulation de la question ?

Ces moments de recherche furent longs et très angoissants, le moindre indice sur le passé de mes parents occasionnait en moi des nuits d’insomnies . Les révélations qui me parvenaient jours après jours furent une juste réparation à toutes mes attentes de petite fille.  Ils n’existent  de plus grand bonheur émotionnel que le reçu d’une réponse positive si petite soit elle.

 Ce soir je suis en paix, j’ai terminé le puzzle de l’histoire de ma naissance.

Les regrets

 
Ce billet est dédié à claudem20
Quel que soit ton passé, quelles que soient tes barrières, tout cela est bien loin, secoues-en la poussière, fais souffler sur ta vie un vent de volonté, la poussière des regrets sera vite balayée.
La poussière des regrets est un mal ennuyeux, elle pénètre partout et fait pleurer les yeux. Elle se glisse en douceur dans les moindres recoins, pour nous faire étouffer et suffoquer de chagrin.
Ne laisse pas ton coeur s’étouffer sous la cendre, respire et tu verras que le feu va reprendre. Si tu doutes regarde la vie dans la nature, les oiseaux savent bien qu’en haut, l’air est plus pur aussi, vois comme ils prennent soin de leurs ailes, pas une tache ne souillera leur grâce dans le ciel.
Et de plus, au cas ou tu n’y as pas pensé, aucun d’eux ne regarde le sol pours’envoler.
(Puclié par marie4liberte)

La frabrication d’un récit …

Fallait -il donner une suite à mon livre « Où es-tu Maman? », au non de quoi devrais-je vous imposer des émotions qui ne sont pas les vôtres ? La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à exprimer.

« La fabrication d’un récit de soi remplit le vide de nos origines qui troublait notre identité. On bricole une image, on donne cohérence aux événements, on répare une injuste blessure. Le récit n’est pas le retour au passé, c’est une réconciliation. Le présent est dans chaque acte du temps. La blessure est dans ma mémoire. Je ne me soumets pas à la blessure, je fais le travail de mémoire puis je me défends avec qui je suis.
                                                                                                                                                                                              BorisCyrulnik

Il y à des mots qui pleurent…

 
Il y a des mots qui pleurent… et des larmes qui parlent. (A Cowley)
Tant que nous prononcerons leurs noms et raconterons leurs histoires, nos morts ne mourons jamais.
J’ai écrit, publié de nouveaux écrits… pour ne pas oublier Maman. C’est ainsi que l’écriture comble mes manques  et m’aide à vivre.
 18 heures, je m’apprétais à rejoindre quelques amies sur leur blog lorsque la sonnerie du téléhone me surprit…  La voix trés connue de mon éditeur au bout du fil m’annonçant qu’il avait lu personnellement mon dernier manuscrit. Je compris assez vite qu’il était un peu embarrassé pour me faire ces critiques. Il commença par ce que je pris pour un compliment: « Madame vous avez fait de gros progrés en écriture depuis votre premier livre » c’était déjà agréable à entendre de la part d’un éditeur à qui je dois d’avoir été publiée, moi l’auteur inconnue du publique. Puis, il ajouta qu’il était indécis pour la publication de mon manuscrit « Mon identité volée. » que dans celui ci il y avait beaucoup de répétitions; à moi de lui réponde que je pouvais très bien revoir mes écrits que cela ne m’ennuyais pas de faire des corrections… Cependant, me dit il encore, aurez vous toujours l’envie de vous investir à parcourir la France pour promotionner votre ouvrage si je l’éditais? Me connaissais t-il si mal, où bien pensait -il que je sois devenue grabataire pour ne pas aller au devant de mes lecteurs ? « ça c’est entre nous car bien sûre, je ne lui et pas demander  son avis sur ce fait » ! Il  précisa gentiment qu’il n’était pas certain que je puisse vendre suffisament de livres pour couvrire les frais qu’il engagerais lors de l’édition. Je le comprenais fort bien, il avait déjà pris des risques une première fois à m’éditer pour le livre « Où es tu Maman? »
Ce livre ci « Mon identié Volée »est une reprise de certains passages argumentés et complétés d’un regard sévére sur les injustices commises par des fonctionnaires de l’assistance public  a l’égard de maman et de moi moi même entre 1941 et 1961.
Pensez vous que un tel livre puisse trouver sa place à notre époque chez les lecteurs? Pensez vous qu’il soit nécéssaire de rappeler ce que « les enfants de la guerre » ont eu à subir alors qu’ils étaient placés dans les fermes du Centre de la France ? Pour ma part et parce que j’ai subis des tourments qui aujourd’hui encore me laisse fragile je répond oui. Il est parfois bon de se souvenir.
Si vous prenez un peu de temps à me répondre, je ferais part de vos réponses à mon éditeur…(juste pour le rassurer que mon livre peut marcher, pour un peu que je sois aidée à sa promotion.)
« La tache d’un écrivain est aussi de donner au passé une autre possibilité, une autre intelligence. »(Erride Luca)

La fabication d’un récit


Avant propos page 6 de mon prochain livre  » Mon Identité Volée »
« La fabrication d’un récit de soi remplit le vide de nos origines qui troublait notre identité. On bricole une image, on donne cohérence aux événements, on répare une injuste blessure.
Le récit n’est pas le retour au passé, c’est une réconciliation. Le présent est dans chaque acte du temps. La blessure est dans ma mémoire. Je ne me soumets pas à la blessure, je fais le travail de mémoire puis, je me défends avec qui je suis. » (Boris Cyrulnik)

Dans la Main d’une amie…

A Cath…

Partager l’amitié, aide à chasser la tritesse, apporte un baume sur les âmes en détresse. Même si elle n’est que virtuelle elle n’est pas moins réelle.

L’amitié est un trésor qui prend de la valeur avec le temps. C’est ce dire que quelque part une amie est là prête a répondre à vos urgence lorsque votre détresse ce fait trop  lancinante.

Une amie c’est tout celà, et bien plus encore ! …