Les gens heureux n’ont pas besoin d’être fortuné

        
Les gens les plus heureux n’ont pas nécessairement le meilleur de tout, ils s’organisent avec ce qu’ils ont.
La vie n’est pas d’échapper à la tempête mais de danser sous la pluie, pour cela nous n’avons pas besoin d’être fortuné !
C’est pourquoi, demain je vous quitte pour une semaine de vacances!
Je vais voguer vers l’Aveyron… Les couleurs d’automne si belles m’incite à partir  humer les forêts.
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Un écrivain c’est un inventeur…

 
 
 
"Penser longtemps le texte au lieu de pouvoir l’écrir est le meilleur des tamis. 
Nous sommes des rédacteurs de variantes, jamais des auteurs"
 
"être écrivain ,c’est errer dans l’espace avec un crayon ."
Parler, c’est faire figurer. écrire c’est disparaître. (Pascal Guignard)  
 
Un écrivain, c’est inventeur.
Il doit être capable de recréer totalement un univers à lui. (Antony Burgess)

L’écureuil et la feuille de Maurice Carême

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L’écureuil et la feuille
 
Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave de la lumière.
 
Une feuille morte descend,
Doucement dans le vent.
 
Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;
 
Le vent attend, pour la poser
légèrement sur la bruyère,
 
Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière
 
Ou il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.
 
(Maurice Carême)
 
Carême, Maurice (1899-1978), poète belge de langue française, auteur de Mère, dont le style, simple et musical, remporta un important succès auprès d’un public de tous âges.

Instituteur de métier, Maurice Carême resta toujours très proche de la simplicité et de la spontanéité des enfants, pour lesquels il a d’ailleurs beaucoup écrit et qui continuent à lire et à apprécier ses poèmes. Mais cette limpidité n’est qu’une des raisons du succès de son œuvre, abondante, où il sait évoquer aussi bien les beautés naturelles de son Brabant natal que les drames d’une vie, dans une langue d’une grande musicalité : Petite Flore (1937), la Lanterne magique (1947), Semeur de rêves (1953), la Grange bleue (1961). Son chef-d’œuvre est sans doute Mère (1935), qui inspira le musicien Darius Milhaud. Il est aussi l’auteur de romans : le Martyre d’un supporter (1928), Un trou dans la tête (1964), Medua (1976). Récompensée par de nombreux prix littéraires, illustrée par de grands artistes, mise en musique par Milhaud, Poulenc ou Carl Orff, son œuvre, de tout premier ordre, représente un équilibre parfait entre la simplicité d’une forme poétique libérée des conventions et l’expression d’une joie de vivre qui n’exclut pas une certaine gravité.

Le voleur de mots

 
 

 

Le vent
dessus la mer jolie
A emporté mes mots
Mes mots d’endroit et d’envers
Mes mots bleus mes mots blancs
Mes mots verts mes multicolores
Mes mobiles mes émouvants
Mes mots écrits à l’encre feue
A l’encre d’or de l’amourette
Sur les ardoises roses du sang

 Le vent
Entre ses dents de vent
Les a portés à l’océan
Leur a donné de sa voix claire
Tous les aigus inconvenants
Ceux qui sans eux
Sur les eaux claires
Faisaient le tour des continents
En aboyant
Sur tous les champs
Où pousse la simple amourette
Celle des printemps aux lis blancs

Le vent
Sur son aile électrique
A emporté mes longues listes
Déclinées comme l’alphabet
En alphabel En alphabeau
Rangés comme dans le chapeau
De l’illusionniste les lièvres
Pour des parades de mystère
Dans le cœur bleu des demoiselles
Mortes comme fleur d’après rêve
Au bord d’un baiser espéré

Le vent a emporté mes mots
Mes oiseaux d’août mes oiseaux doux
Mes musaraignes au nez pointu
Puis les ayant laissé partir
Dans des envolées de pétales
Vers les hivers où les hiboux
Veillent la nuit au bord des granges
Avec les anges
Le vent seul nous en reviendra
De ce périple tapageur
Ayant appris d’eux le par chœur
De la douceur de la douleur
De la plénitude charmante
Des amoureuses amourettes
Le vent seul nous en reviendra
Souffler de son mufle froid  

 

 (Jf Dumont)

Le regard… On devine une personne dans ses yeux !!!

Le regard
La beauté d’un regard n’est pas la couleur de son iris mais celui qu’il laisse entrevoir :
son âme, ses envies.
Dans un regard on lit… l’amour, la haine, ses joies, ses peines.
On devine une personne dans ses yeux.
Aujourd’hui personne ne prends le temps de se regarder vraiment!
Nous sommes devenus des pantins que la société a fabriqués de ses mains.
On se croise sans se saluer!
Que coûte un bonjour ou un sourire?
Pour cela nous n’avons pas besoin d’être fortuné!
Juste pour la beauté du geste pour faire plaisir…
Un sourire a une personne âgée, un enfant, un handicapé, un sourire simplement pour montrer que la personne croisée, est digne d’intérêt !
Qu’elle n’est pas dans la vie qu’un simple numéro ! mais un être vivant avant tout !
Un sourire reçu est un cadeau merveilleux que nous pouvons offrir!
Et voir dans les yeux de celui qui le reçoit… qu’il est heureux car il nous le renvoie !
                                                                                                                             (PPS "texte du web")