Lettre à ma chère Mamam Boite postale dans les étoiles…

Je t’ai rêvée si souvent ma chère Maman,

Moi à qui l’on racontait que tu m’avais abandonnée, pour voguer vers des amours interdits.

Ceux qui exprimaient cela n’ont jamais su que je ne les croyais pas.

Il m’en a fallu du temps avant que je parte à la recherche de ce que fut ta vie

Mais aujourd’hui que je connais la vérité,

Même si ce n’est qu’une toute petite parcelle de ta vie,

C’est la parcelle qui m’a apporté la certitude que tu ne m’avais jamais abandonnée ni oubliée.

Ma tendre Maman a cette minute précise où j’écris ces mots, je ferme les yeux, et pense très fort à toi. Tu as rejoint les étoiles il y a si longtemps. 

Mon cœur saigne de n’avoir jamais pu te dire… comme le font à leur maman, tous les enfants.

-Maman je t’aime. Je n’ai jamais pu une seule fois te souhaiter la fête des mères.

Il y a eu tant de choses que je n’ai pu faire avec toi…

La liste serait si longue à énumérer qu’il me faudrait plus d’une page blanche pour l’écrire.

A l’instant mon regard doucement se pose sur une photo de toi que j’ai en ma possession.

Sur ce carton glacé tu y souriais alors à la vie.

Cette image est jaunie par le temps passé à t’attendre.

Je suis blottie tout contre toi, nous étions si proche l’une de l’autre.

Toi tu souriais, tu pensais sans doute que nous avions tout l’avenir devant nous pour être heureuse.

Mais le destin, lui, avait déjà tracé notre chemin…

Sur un autre cliché, ton regard c’est assombri, avais tu déjà la certitude que l’administration de l’assistance publique ne te rendrait jamais ton enfant ?

Tu as connu les tourments d’une loi sans concession, celle des hommes qui juge sans pardon.

Aujourd’hui je n’ai aucun souvenir de toi sinon c’est deux clichés là.

Alors que cependant je sens si forte ta présence près de moi.

Tu me guides via ton petit coin de ciel.

Les actes que j’accomplies ne sont pas dû au hasard.

Un jour alertée par je ne sais quel force mythique j’ai lancé un SOS à mon amie M-A.

J’étais à ce moment là, certaine que tu voulais que je retrouve la trace de mon géniteur.

Et, une fois encore, comme elle l’avait déjà fait pour toi, mon amie M-A a pris en mains mes recherches.

Munie de mes renseignements elle vient de m’annoncer la nouvelle…

Elle a reçu l’acte de naissance de mon géniteur, ce monsieur qui n’a pas voulu me reconnaître comme son enfant.

Alors que je recherchais depuis longtemps Robert G, une inspiration nouvelle m’a fait penser qu’il fallait plutôt rechercher Gilbert G.  

Cet homme avait peut être en deuxième prénom celui de Robert, et j’avais vu juste… je ne vais plus lâcher cet homme, car il vit encore.

Pourquoi Maman ces renseignements m’arrive t-il le jour où je me préparais à te faire cette lettre ?

J’ai cheminé si longtemps sans toi maman, tu m’as tant manqué

Un jour une étoile plus lumineuse que les autres étoiles me mènera sur le chemin de ton paradis blanc. Là, ensemble nous serons unies pour l’éternité.

 

Ton éternel petite fille

 

 

Le bleu de l’azur…

 
 
                                Dieu n’a pas fait d’aliments bleus
                               il a voulu réserver l’azur pour firmament
                               et les yeux de certaines femmes.
                                                                            (Alphonse Allais)
 

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L’EMBALLAGE HERMETIQUE PLASTIQUE VOUS PROTEGE

 Elle contient un virus capable de vous faire perdre l’équivalent de deux mois de salaire !!! 
Il s’agit d’un piège grossier pour vous extorquer de l’argent sous prétexte de renflouer les caisses de l’État. 
En fait, cet argent irait à des entreprises peu scrupuleuses (renflouage des déficits passés, cadeaux fiscaux, fonctionnaires peu scrupuleux, voyages à  NB : Il a été établi que ce virus sévit aussi dans d’autres pays, mais notre pays est l’un des plus touchés et tous les antivirus testés à l’assemblée Nationale depuis des décennies n’ont fait qu’aggraver la contagion. 
 
Pour ne plus être la victime de ce vol organisé, il ne vous reste qu’une chose à faire, suivez les

instructions ci-dessous…
 
 
 
Ah! si seulement on pouvait tous demander a être retirer du fichier des impôts!

Mon identié volée…

 

Ce ci est l’avant popos de ce que sera mon prochain livre: "Mon Identitée Volée."
                                                                 Des rencontres et des mots.
 
 
Espoir !
"quand l’espoir est une petite lumière, chaque signe est un encouragement.
Quand l’espoir est un homme, chaque ami est avec lui.
Quand l’espoir est dans l’air, chaque prière est réussie."
                                                            Thimothé Colonel
 

Chers lecteurs,

 Je dédie mes nouveaux écrits à vous tous qui m’avez témoigné votre sympathie et votre amitié pour mon livre « Où es-tu Maman ? » 

Il me reste encore tant de chose à vous conter de mon histoire, avant que ne se perdent mes souvenirs ; vous comprendrez sans doute que l’on ne se débarrasse pas de son histoire par des tours de passe-passe, simplement parce que l’on écrit un livre. En tous cas, je ne le peux pas !

On ne fait que déambuler sur des friches de mémoire.

Dans sa vie, on attend toujours quelque chose ou, quelqu’un ; moi j’ai attendu désespérément le retour de Maman.

                                                                        

                                                                      ***

 

Fallait -il donner une suite à mon livre "Où es-tu Maman?", au non de quoi devrais-je vous imposer des émotions qui ne sont pas les vôtres ? La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à exprimer.

"La fabrication d’un récit de soi remplit le vide de nos origines qui troublait notre identité. On bricole une image, on donne cohérence aux événements, on répare une injuste blessure. Le récit n’est pas le retour au passé, c’est une réconciliation. Le présent est dans chaque acte du temps. La blessure est dans ma mémoire. Je ne me soumets pas à la blessure, je fais le travail de mémoire puis je me défends avec qui je suis."
                                                                                                                                                                                              Boris Cyrulnik
 
 
Après avoir publié mon livre "Où es-tu maman?", je ne pouvais écrire autrement que dans une forme d’autobiographie nouvelle, entre histoire et mémoire.
Prendre la liberté de vous livrer quelques souvenirs de nos rencontres, c’est que naît encore en moi la nécessité d’écriture. En m’octroyant ce besoin, cela me permet de dominer ma peur de laisser ce chemin de vie que je me suis construit, à attendre le retour de Maman…
Vous m’avez beaucoup écrit ; j’ai pris du temps pour répondre à chacune de vos lettres, empreintes de sensibilité mais aussi parfois de reproches. Quelques personnes n’ont pas compris ma bienveillante face à l’administration de l’assistance Publique.
Ma réponse:
"A l’époque, où je consignais mes écrits pour ce qui allait devenir mon récit : "Où es-tu Maman?", je n’avais pas encore obtenu mon dossier sur l’histoire de mes origines, pour essayer de reconstituer la vie de Maman ; je mettais bout à bout des mots entendus de ci de là, datant de ma petite enfance.
 
En réaction à mes rencontres/dédicaces dans des librairies ou lors d’interviews, il n’est pas rare que des lectrices émettent le souhait que je me rende à leur domicile. Il m’est arrivé quelque fois d’accepter cette invitation; et c’est ainsi qu’ensemble nous passions des moments qui me resteront gravés dans ma mémoire pour toujours.
Il n’était pas anormal que des lecteurs, après avoir lus mon livre, s’insurgent contre le directeur de l’assistance Publique, le même qui a ôté tout espoir à Maman de revoir son enfant. En prenant connaissance de mon histoire, j’ai découvert que ce fonctionnaire avait étayé la conclusion de son rapport sur l’attitude insoumise et frivole qu’avait eu Maman durant la période de son adolescence.
De ce fait il l’a jugée incapable de m’élever.
 

1er Mai

Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.