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Cette langue française… c’est à y perdre son latin !

 
BlankBook-ouvertA VOS PLUMES  MOI  JE RENONCE    !

 

 

 

 

Dictée française a y perdre son latin !

 

 

SUPER ET GÉNIAL QUE C’EST FOU CETTE LANGUE FRANÇAISE!


 Et aussi très amusant! 

(Le petit texte, que je vous laisse savourer, ou pour
 donner en dictée, a été trouvé dans un vieil almanach) Et oui  que voulez vous, je reviens de vacance et j’ai un peu la tête à l’envers ce billet n’est pas de moi… c’est une amie petite maligne qui me l’a envoyé sous prétexte de me remettre la tête à l’endroit !!!  

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. 

De ce mariage, est né un fils aux yeux pers. 
Monsieur est le père, Madame est la mère. 
Les deux font la paire. 

Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la
 mère, avant d’être Lamère était Lepère. 
Le père est donc le père sans être Lepère,
 puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère,

bien que née Lepère. 

Aucun des deux n’est maire. 
N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet
 donc pas d’impair en signant Lamère. 
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. 
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur 
Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. 

La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. 
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère,

vient du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère,

son petit-fils. 

Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère,

ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire,

venu de la mer, et chacun s’y perd !  »
  

OUF ! ! !

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CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE ?

baleine
Un excellent remonte-moral pour la journée.
C’est une interprétation très féminine (mais pas féministe).
Il y a quelques jours, dans une ville en France, une affiche, avec une jeune fille spectaculaire, sur la vitrine d’un gymnase, disait :
« CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE ? ».
Il paraîtrait qu’une femme d’âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes :
Chers Messieurs ,
Les baleines sont toujours entourées d’amis (dauphins, lions marins, humains curieux).
Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins qu’elles allaitent tendrement.
Elles s’amusent comme des folles avec les dauphins et s’s’empiffrent de crevettes grises.
Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de Barents ou les récifs de Corail de Polynésie.
Les baleines chantent très bien et enregistrent même des CD.
Elles sont impressionnantes et n’ont d’autres prédateurs que l’homme.
Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.
Les sirènes n’existent pas !
ET si elles existaient, elles feraient la file dans les consultations des psychanalystes argentins, parce qu’elles auraient un grave problème de personnalité : « femme ou poisson ? ».
Elles n’ont pas de vie sexuelle, parce qu’elles tuent les hommes qui s’approchent d’elles.
Ils feraient comment, d’ailleurs ?
Donc, elles n’ont pas non plus d’enfants.
Elles sont jolies, c’est vrai, mais isolées et tristes.
En outre, qui voudrait s’approcher d’une fille qui sent le poisson ?
Moi, c’est clair: je veux être une baleine !
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Qui gagne quoi ? où qui gagne le moins ? A méditer…

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Ce que gagnent les écrivains

Par Delphine Peras, Jérôme Dupuis, publié le 02/04/2010 14:00

Cette page peut vous paraître très longue à lire mais tellement intéressante lorsque l’on sait ce qu’est le travail d’un écrivain. Pas étonnant que les éditeurs ne se donnent pas la peine d’éditer de petits auteurs inconnus !!! Les éditeurs préfèrent de beaucoup publiés des auteurs de renoms qui leurs rapporteront une manne d’or par le nombre considérable de livres vendus … C’est pourquoi, chaque fois que vous accepter d’acheter un livre de n’importe quelle vedette de cinéma, chanteuse, d’homme politique connu, vous contribuer à enrichir l’éditeur de cette personne … et c’est ainsi que les éditeurs pourront continuer de rejeter le manuscrit de petits auteurs inconnus : Indiquant à ces petits auteurs : -Madame, Monsieur, « Nous sommes au regret de vous informer que votre projet n’a pas retenu l’intention de notre comité de lecture car celui ci ne rentre pas dans le cadre de notre ligne éditoriale, vous nous en voyez désolés. -Bin voyons ! c’est si facile de rejeter les auteurs de cette façon »… ça ne coûte rien … mais cela sème le doute chez l’écrivain à  ne plus avoir confiance dans ces écrits et retenu pour être édité !!! (Roberte Colonel)

Répartition des gains pour un livre vendu 20 euros.

On voit par là que les revenus des romanciers s’apparentent parfois aux montagnes russes. Quelques règles de base sont pourtant censées les réguler. Au coeur du système, les droits d’auteur. C’est la part du prix du livre qui tombe directement dans la poche de l’écrivain. En France, le contrat-type prévoit que l’auteur touche 8 % de droits jusqu’à 10 000 exemplaires vendus, 10 % entre 10 001 et 20 000, 12 % au-delà. Il existe des variantes, avec des répartitions 10/12/14 ou des seuils fixés à 5 000 et 10 000 exemplaires. Cela représente donc, pour un livre vendu 20 euros, entre 1,60 et 2,40 euros par exemplaire pour l’auteur. Pour les beaux livres et le poche, on est plus proche de 5 %. Précisons donc d’emblée que l’immense majorité des écrivains français a du mal à joindre les deux bouts.

Bien entendu, tout le jeu consiste à faire monter ce barème : si vous avez eu un prix important (Goncourt, Renaudot…), votre éditeur vous proposera sans doute de monter jusqu’à 14 ou 15 % (c’est ce que fit Paul Flamand, P.-D.G. du Seuil, pour Marie Billetdoux, après son Interallié pour Prends garde à la douceur des choses). Des stars comme Patrick Modiano ou Daniel Pennac flirtent avec ces plafonds.

Mais il existe encore mieux : auréolé du succès mondial de Lolita, Vladimir Nabokov percevait 17,5 % de droits d’auteur dès le premier exemplaire,de la part de son éditeur américain McGraw-Hill ! Louis-Ferdinand Céline a exigé 18 % de Gaston Gallimard, en 1951. « 18 p 100 pour moi sur chaque exemplaire, pas de ristourne, sec, pas de salades, et en route ! […] D’avance, en liquide, pas de chèque ! » insiste-t-il auprès de sa secrétaire. Et il a tout obtenu (sauf les versements en liquide, évidemment…). Le vitupérant Céline a ouvert une – petite – brèche.

Plus tard, Jean d’Ormesson ne fut-il pas longtemps surnommé « Monsieur 18 % » dans la maison de la rue Sébastien-Bottin ? Et, pour son roman Mascareigne (1977), Jean Dutourd, qui en réclamait autant, obtint de Julliard ce que Le Sagittaire, initialement pressenti, n’avait pas la ressource de lui accorder. La « recordwoman » homologuée demeure Françoise Sagan qui, selon nos informations, avait négocié 20 % de droits, à l’extrême fin de sa vie, avec le Groupe de la Cité. Il est vrai que l’auteur de Bonjour tristesseavait un train de vie assez dispendieux…

Certains éditeurs sont prêts à prendre des risques fous au moment de fixer ces cruciaux pourcentages. En désaccord avec son éditeur à propos de la renégociation de ses droits, Daniel Pennac a proposé à Antoine Gallimard de jouer leur éventuelle augmentation à pile ou face. La pièce s’est envolée et elle est retombée du bon côté… pour l’éditeur ! Un pile ou face qui coûtera au très fair-play Pennac une petite fortune : 1 % de droits d’auteur en plus sur Chagrin d’école, vendu à un million d’exemplaires, par exemple, aurait représenté près de 200 000 euros.

« A côté de ces contrats en or, Gallimard propose parfois un taux fixe de 7 % de droits pour des premiers romans », soupire un avocat. « Vous savez, certains auteurs seraient prêts à publier gratuitement pour être édités dans la Collection Blanche », objecte-t-on rue Sébastien-Bottin. Des pourcentages qui font bondir des anciens de la vénérable maison, tel Marc-Edouard Nabe, qui préfère désormais flirter avec les… 70 % de droits, en s’éditant lui-même.

800 euros pour un débutant

La puissance d’un écrivain se mesure aussi à un autre critère : le fameux « à-valoir », soit l’avance consentie par un éditeur pour un livre au moment de la signature d’un contrat. Une sorte de minimum garanti – le « MG », dans le jargon de Saint-Germain-des-Prés – pour l’auteur, qui n’aura pas à le rembourser, même en cas de mévente. La négociation de l’à-valoir tient donc autant de la Bourse des valeurs, comme pour Hugo, que de la foire aux vanités. Elle peut même devenir épique lorsqu’il s’agit de débaucher un auteur vers une nouvelle maison d’édition.

Certains auteurs jouent littéralement leur peau au moment de négocier ce sacro-saint à-valoir. Ainsi Pascal Jardin, fort du succès colossal de son Nain jaune, a-t-il demandé à une amie de le grimer, en lui poudrant les joues et le front, ce jour de 1980 où il devait signer son contrat pour La bête à bon dieuavec Henri Flammarion, afin que celui-ci ne remarque pas son teint blafard de malade. L’éditeur n’y a vu que du feu et offert une avance astronomique de 800 000 francs – soit 320 000 euros de 2010… 1 « C’est important de se faire verser un gros à-valoir, confie sous le sceau du secret un romancier très pragmatique, car cela oblige l’éditeur à se battre pour votre livre s’il veut rentrer dans ses frais… » Rares sont les auteurs qui refusent par principe tout à-valoir, préférant attendre leurs droits d’auteur. Anna Gavalda est de ceux-là…

Plus raisonnablement, aujourd’hui, en France, cette avance va de 800 euros pour un auteur débutant à une fourchette située entre 10 000 à 30 000 euros pour un romancier s’étant fait un « petit nom ». « Je peux monter jusqu’à 2 000 euros pour un premier roman qui m’emballe et pas au-delà de 20 000 euros pour un auteur reconnu », confirme l’éditrice Anne-Marie Métailié. Pour Les particules élémentaires, Michel Houellebecq, qui n’était pas encore la star que l’on connaît, avait touché une « modeste » avance de 140 000 francs de la part de Flammarion, en 1998.

Mais il arrive que certains éditeurs, et non des moindres, refusent tout bonnement d’en verser. Ainsi, on a peine à le croire aujourd’hui, les éditions de Minuit n’ont jamais offert la moindre avance à Marie NDiaye pour ses sept ouvrages publiés en vingt ans sous son célèbre frontispice blanc étoilé ! Et, lorsque, au mois de décembre 2004, la romancière osera demander une partie de ses droits de l’année avec trois mois d’avance sur l’arrêt des comptes, qui tombe traditionnellement en mars, le P.-D.G., Irène Lindon, lui lâchera avec le chèque : « Allez, c’est un cadeau de Noël… » Vexée par ce qui avait toutes les apparences d’une aumône, Marie NDiaye partira sous les cieux plus cléments de Gallimard, où ses Trois femmes puissantes, prix Goncourt 2009, ont dépassé les 500 000 exemplaires, selon les chiffres de l’institut Edistat (qui nous servent de références pour ce dossier). Nul doute que son prochain à-valoir devrait être confortable.

Certaines stars ont récemment fait exploser les standards. Des maisons comme Flammarion, Plon et Robert Laffont sont réputées pour leurs gros chèques. On murmure ainsi que Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy ont perçu chacun 300 000 euros pour leur dialogue, Ennemis publics, sorti en 2008 chez Flammarion. Il arrive néanmoins – heureusement… – que les éditeurs fassent de bonnes affaires malgré des à-valoir faramineux. Ainsi Michel Houellebecq a-t-il perçu 1,3 million d’euros d’avance pour La possibilité d’une île, un cachet qui englobait la publication du roman par Fayard et son adaptation au cinéma. « Pour le livre seul, son agent, François-Marie Samuelson, demandait un million et 15 % de droits, indique Claude Durand, alors P.-D.G. de Fayard. Dans la mesure où nous avions les droits mondiaux, sauf pour l’Allemagne, cela nous a paru raisonnable. » Les ventes du livre (près de 270 000 exemplaires), auxquelles il faut ajouter les reventes de droits dans une quarantaine de pays, les éditions en club et la sortie en poche, ont couvert l’avance consentie par l’éditeur. « Nous avons même pu lui verser un demi-million d’euros de droits en plus », confie-t-on chez Fayard. Commentaire toujours très cash de Houellebecq : « Je me rends compte que tous les bouleversements qui ont pu arriver dans ma vie ne sont rien par rapport à celui-là : avoir assez d’argent pour ne pas être obligé de gagner sa vie. » 2

Mais on a vu encore plus risqué. « Prenez le cas de l’Espagnol Carlos Ruiz Zafón, dont nous avions publié avec succès L’ombre du vent, a raconté, en 2009, Olivier Nora, patron de Grasset. Pour le livre suivant, j’ai pu monter jusqu’à un million d’euros, mais pas au-delà, et c’est Robert Laffont qui l’a finalement récupéré. » 3 Pour 1,2 million d’euros ! (Relevons au passage que l’épisode fut en grande partie à l’origine du rapprochement Grasset-Fayard, l’an dernier, Olivier Nora pensant que, alliées, les deux maisons seraient plus à même de suivre ce type d’enchères.) Zafón, c’est sûr, a fait là une très bonne affaire. Mais Robert Laffont ?

A l’inverse, certains grands succès ont été acquis pour des à-valoir dérisoires. « J’ai acheté les droits du premier roman d’Arnaldur Indridason, La cité des Jarres, pour seulement 5 000 euros, se souvient son éditrice Anne-Marie Métailié. Un confrère italien m’en avait parlé et je l’avais lu. « Un éditeur qui lit les livres, moi j’y vais ! » avait tranché Indridason. Et c’est moi qui ai obtenu les droits, alors que je n’étais pas la mieux-disante. » Depuis, on le sait, la star des lettres islandaises trône en tête de tous les classements des meilleures ventes… Autre « bonne affaire » célèbre : en 1967, Claude Durand, alors au Seuil, a acquis les droits de Cent ans de solitude,de García Márquez, pour… 5 000 francs !

Paradoxalement, un à-valoir faible peut aussi être profitable à l’auteur. « Quand j’ai publié Le champ de personne, qui avait été refusé par Gallimard, Picouly m’a demandé un à-valoir que je n’étais pas capable de lui verser, se souvient Raphaël Sorin, alors éditeur chez Flammarion. Je lui ai proposé de baisser son avance, mais d’augmenter ses droits de 1 %. Vu les centaines de milliers d’exemplaires du livre vendus, le deal s’est révélé excellent pour lui. »

Quoi qu’il en soit, un auteur ne doit jamais rembourser un à-valoir. Il est acquis. Sauf si l’auteur ne remet jamais son manuscrit, évidemment. Encore certains se font-ils tirer l’oreille avant d’obtempérer… Claude Durand dut mandater un avocat pour réclamer le remboursement d’une avance à Jorge Semprun, ancien ministre, juré Goncourt et longtemps l’un de ses amis proches : « Il ne m’avait toujours pas remis le manuscrit qu’il nous devait, mais je le voyais signer chez Grasset ou Gallimard, maisons où l’on pense beaucoup au Goncourt. J’ai compris et lui ai demandé restitution de l’avance. Il m’a proposé un recueil d’articles, ce que j’ai refusé. Cela s’est mal passé, il a fini par faire un chèque. C’est l’histoire d’une amitié déçue. » Idem avec François Weyergans, connu dans le milieu pour ne pas toujours honorer ses contrats. Dans une période de basses eaux, l’auteur de Franz et François avait signé pour un livre sur la danse avec Fayard. Mais pas de manuscrit à l’horizon. Entre-temps, Weyergans publie chez Léo Scheer, Grasset… « Lorsque nous lui avons demandé de rembourser son avance, il s’est dit insolvable, poursuit Claude Durand. Nous lui avons fait un procès et, son compte en banque étant approvisionné, il a dû acquitter sa dette. »

Chèque en blanc pour Rahimi

Aussi, plutôt que de se lancer dans ces hasardeuses négociations d’avances, certains romanciers préfèrent-ils être mensualisés. Ils peuvent ainsi écrire l’esprit en paix. Quant aux éditeurs, ils s’assurent là d’indéfectibles fidélités. Stock utilise beaucoup ce système – pour François Taillandier, par exemple, rémunéré de « façon tout à fait convenable », selon son éditeur -, ou P.O.L avec Jean Rolin. Albin Michel le pratique également – jadis avec Patrick Besson, aujourd’hui avec Maxime Chattam ou Jean-Christophe Grangé (l’auteur des Rivières pourpresémargerait à plus de 20 000 euros par mois, ce qui en fait l’un des écrivains les mieux payés de France). Marc-Edouard Nabe a longtemps touché 2 200 euros mensuels – et sa note de téléphone mobile payée ! – de la part des éditions du Rocher. Et Gabriel Matzneff perçoit toujours un petit chèque de Gallimard – l’équivalent de 500 francs par mois…

D’autres, comme Renaud Camus, sont même mensualisés par deux maisons : Fayard lui verse 3 000 euros par mois pour sa série des Demeures de l’espritet son Journalannuel ; et P.O.L, un peu moins pour ses romans et essais. Il est vrai que ces deux « indemnités » ne sont pas de trop pour entretenir le toit du magnifique château de Plieux (Gers), où il écrit… Au passage, décernons à Renaud Camus la palme de la transparence au pays de l’omerta littéraire : l’auteur de La campagne de Franceest allé jusqu’à communiquer, dans un tome de son Journal, le code secret permettant d’accéder à son compte bancaire via Internet, afin que chaque lecteur puisse le consulter !

Il est néanmoins encore des auteurs qui tranchent par leurs exigences modestes. C’est le cas du philosophe Michel Onfray qui, malgré les centaines de milliers d’exemplaires vendus, n’a longtemps demandé que 2 000 euros par mois à Grasset. Tout le reliquat dort sur un compte chez l’éditeur. Car il arrive – c’est l’un des secrets les mieux préservés du milieu – que des éditeurs servent de « banque » pour leurs auteurs. Cela vaut particulièrement pour les auteurs de best-sellers, « assommés » par le fisc. Un accord tacite avec leur éditeur leur permet de demander des sommes au coup par coup, au gré de leurs besoins, prélevées sur leur « compte ». Lionel Duroy, romancier et « nègre » réputé, pratique de la sorte avec Fixot.

Cela évite aussi sans doute de dilapider inconsidérément ses droits d’auteur, comme l’avait fait Yann Queffélec après son Goncourt pour Les noces barbares(Gallimard) : outre un grand voilier acheté au Salon nautique « sur un claquement de doigts » (!), il avait signé un chèque de 50 000 francs à une – belle ? – inconnue… « Il m’est arrivé de jouer les conseillers fiscaux pour des auteurs, s’amuse l’éditeur Raphaël Sorin. Patrick Rambaud m’appelait au secours quand il n’arrivait pas à payer son loyer. Je lui trouvais un travail de « nègre » au pied levé… Lorsqu’il a décroché le Goncourt, les jurés lui ont dit : « Achetez- vous vite un appartement ! » » C’est exactement ce que vient de faire Marie NDiaye à Berlin.

D’autres Goncourt sont plus raisonnables, heureusement : « J’ai gagné environ 400 000 euros avec Syngué sabour(P.O.L) la première année, mais j’ai été imposé à 55 %, rapporte Atiq Rahimi, lauréat 2008. Cela n’a pas changé ma manière de vivre, j’habite toujours à Montrouge avec ma femme et mes enfants, je prends toujours le métro et je loue un studio à Montparnasse pour travailler. J’ai la chance d’être né dans une famille aisée où je n’ai jamais manqué de rien. Après le Goncourt, un éditeur a essayé de me débaucher en me remettant un chèque en blanc ! Je l’ai refusé. »

Mais les droits d’auteur ne sont pas tout. Il y a aussi les clauses annexes – ces fameuses clauses écrites en minuscule que les novices ne lisent jamais… – qu’éditeurs et auteurs (avisés) tentent de faire pencher en leur faveur. Par exemple, les éventuels droits d’adaptation au cinéma. Traditionnellement partagés à 50/50, il arrive qu’un auteur, surtout s’il a déjà été porté au grand écran, obtienne une répartition plus favorable du type 60/40. Et puis, il y a les cas extrêmes : « Simenon n’a jamais voulu céder ses droits d’adaptation au cinéma à Gallimard, rappelle Raphaël Sorin. Il s’enfermait dans le bureau de Gaston, sans avocat, et finissait toujours par l’emporter. »

Droits étrangers négociés

Il en va de même pour les droits sur les traductions à l’étranger : certains auteurs se réservent aussi contractuellement l’intégralité des droits pour un pays étranger, où ils sont bien introduits. C’est le cas de Vassilis Alexakis pour – on l’aura deviné… – la Grèce, ou, longtemps, de Tahar Ben Jelloun pour l’Italie. La romancière Eliette Abécassis, elle, n’accorde ses droits étran-gers à son éditeur Albin Michel que pour la durée d’un an. Passé ce délai, si aucun contrat n’a été signé avec un pays étranger, son agent négocie directement pour son compte. Et ne par-lons pas des éditions pirates qui fleurissent dans certains pays… Furieux de voir que l’un de ses romans avait été diffusé illégalement en U.R.S.S., l’écrivain mexicain Paco Ignacio Taibo II a embauché deux « armoires à glace » pour aller recouvrer son dû auprès de l’éditeur indélicat. Effrayé, celui-ci lui a tendu une petite bourse en velours. Elle contenait de l’ambre. Il y en avait tout de même pour 5 000 dollars… Enfin, les plus médiatiques de nos auteurs peuvent jouir d’une « clause de publicité » qui fixe par écrit un budget minimum, destiné à financer des messages à la radio ou de l’affichage dans les gares. Cela peut tourner autour de 30 000 euros. « C’est souvent un marché de dupes, sourit un éditeur. On flatte l’auteur avec un gros budget aligné sur les tarifs publicitaires officiels, mais, en fait, des gros annonceurs, comme Fixot, négocient de considérables rabais avec les radios… »

Et les éditeurs ?

Maintenant que nous connaissons les subtilités des contrats d’édition, passons aux travaux pratiques. Soit L’élégance du hérissonde Muriel Barbery, sorti en 2007, et vendu à 1 320 000 exemplaires, auxquels il convient d’ajouter 500 000 en Folio. Avec des droits d’auteur de 12 %, la romancière a engrangé 3 350 000 euros, uniquement en France. Avec ses Trois femmes puissantes, un demi-million d’exemplaires écoulés à ce jour, Marie NDiaye a, elle, dépassé le million d’euros de gains. Mais ce sont là des cas très particuliers. Un romancier comme Patrick Modiano, lui, gagnera moins sur un seul livre, mais jouera la régularité : vendu à 166 000 exemplaires en Collection Blanche et 50 000 en Folio, son Café de la jeunesse perdue, sorti en 2007, lui a ainsi rapporté autour de 330 000 euros.

« Si vous évoquez l’argent des écrivains, n’oubliez pas de parler aussi de celui des éditeurs, car c’est là, vraiment, que se bâtissent les véritables fortunes », avertit un membre du sérail préférant garder l’anonymat. Parmi « Les 500 premières fortunes de France », d’après le palmarès établi par Challengesen 2009 : Antoine Gallimard (224e), qui a su faire prospérer l’entreprise familiale, Francis Esmenard (234e), qui surfe sur la martingale d’Albin Michel (Nothomb, Werber, Grangé…), Jacques Glénat (317e), empereur de la bande dessinée, et Hervé de La Martinière (500e), spécialisé dans le beau livre (on se souvient de La France vue du ciel, de Yann Arthus-Bertrand).

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Qui gagne quoi ? où qui gagne le moins ? A méditer…

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Ce que gagnent les écrivains

Par Delphine Peras, Jérôme Dupuis, publié le 02/04/2010 14:00

Ce graphique est tellement intéressant lorsque l’on sait ce qu’est le travail d’un écrivain.

« Pas étonnant que les éditeurs ne se donnent pas la peine d’éditer de petits auteurs inconnus !!! Les éditeurs préfèrent de beaucoup publiés des auteurs de renoms qui leurs rapporteront une manne d’or par le nombre considérable de livres vendus … 

C’est pourquoi, chaque fois que vous accepter d’acheter un livre de n’importe quelle vedette de cinéma, chanteuse, homme politique connu, vous contribuer à enrichir l’éditeur de cette personne … et c’est ainsi que certains éditeurs avide de succès pour leurs maisons d’éditions pourront continuer de rejeter sans état d’âme les manuscrits d’auteurs inconnus du grand public en leur mentionnant …

-Madame, Monsieur,

« Nous sommes au regret de vous informer que votre projet (munuscrit) n’a pas retenu l’attention de notre comité de lecture car celui ci ne rentre pas dans le cadre de notre ligne éditoriale, vous nous en voyez désolés.

-Bien voyons ! c’est si facile de rejeter les auteurs de cette façon »… ça ne coûte rien … mais cela sème le doute chez l’écrivain qui après quelques refus de cet ordre n’a plus confiance dans ces écrits. Il ne croit plus en sa chance d’être retenu pour être édité !!! (Roberte Colonel) »

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LES REGRETS

 

 
 
Quel que soit ton passé, quelles que soient tes barrières,

Tout cela est bien loin, secoues-en la poussière,

Fais souffler sur ta vie un vent de volonté,

La poussière des regrets sera vite balayée.

La poussière des regrets est un mal ennuyeux

Elle pénètre partout et fait pleurer les yeux,

Elle se glisse en douceur dans les moindres recoins,

Pour nous faire étouffer et suffoquer de chagrin.

Ne laisse pas ton coeur s’étouffer sous la cendre,

Respire et tu verras que le feu va reprendre,

Si tu doutes regarde la vie dans la nature,

Les oiseaux savent bien qu’en haut, l’air est plus pur

Aussi, vois comme ils prennent soin de leurs ailes,

Pas une tache ne souillera leur grâce dans le ciel,

 
Et de plus, au cas ou tu n’y as pas pensé

Aucun d’eux ne regarde le sol pour s’envoler.

 
(Publié par marie4liberte)