Le train de la vie… mon retour n’est pas programmé…

La vie est comme un voyage dans un train :
on y monté depuis un moment,

On ne sait s’il faudra descendre au prochain arrêt.
À certains arrêts, il y a des surprises
et à d’autres, il y a une profonde tristesse.
Mais la vérité peut être autre…
Certaines de nos amies considèrent le voyage comme un petite promenade.
D’autres ne trouvent que de la tristesse pendant leur voyage.
Il y a d’autres personnes toujours présentes
et toujours prêtes à aider ceux qui en ont besoin.

D’autres montent et descendent tout de suite
et nous avons tout juste le temps de les croiser…

Nous sommes surpris que certains passagers
que nous aimons, s’assoient dans un autre wagon
et que pendant ce temps nous laissent voyager seul.
 Naturellement, personne ne peut nous empêcher de
 les chercher partout dans le train.

 Parfois malheureusement nous ne pouvons pas
nous asseoir à côte d’eux car la place est déjà prise.

Ce n’est pas grave le voyage est comme ça :
plein de défis de
rêves, d’espoirs, d’adieux.
Essayons de faire le voyage de la meilleure façon possible.

Rappelons nous qu’à chaque moment du voyage
un de nos compagnons peut vaciller
et peut avoir besoin de notre compréhension.

 Nous aussi pouvons vaciller.
Le grand mystère du voyage est que nous ne savons pas
quand on descendra du train pour toujours,
 Moi je pense qu’il m’est utile de quitter le train pour un moment

J’en suis sûr !

Mon retour n’est pas programmé,
La séparation avec mes amis m’est douloureuse.

Par contre je serai heureuse si j’ai pu contribué
à augmenter et enrichir leurs bagages.

 

Ailleurs il y à toujours un avenir à découvrir…

Nous faisons tout notre possible pour laisser un bon souvenir de nous au moment où nous descendons du train.

  J’ai essayer de faire ce voyage avec vous sur mon espace perso… un superbe voyage…

Ce n’est peut être que un au revoir… j’ai besoin de faire un break.

Je vais continuer de temps à autre d’alimenter mon blog officiel d’écrivain.

A ceux qui ont fait partie de mon train, je leur souhaite bon voyage dans ce monde virtuel.

Je me suis permise de copier certains passages "du train de la vie" sur lespasseurs.com pour écrire mon billet

Juste avec un peu d’avance !!!!…

 

 » Pour le plaisir et en attendant le joli mois de mai  » … Ce magnifique poème de Victor Hugo (1802-1885)

Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l’air et le printemps et l’horizon immense,
L’horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l’arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l’ombre et le soleil et l’onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l’amour dans ton coeur !

 

 

Identité…

Entre rêve et réalité, vie secrète, le temps de l’écriture…

Ce jour-là il pleuvait, elle mit son ciré noir, il lui rappelait tant de souvenirs heureux. Elle ne put s’empêcher de penser à lui qui si souvent lui avait répété cette phrase 
La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer. Elle est l’unique essai.” Pascal Quignard.


Elle rêvait , il était devenu le personnage principal du roman qu’elle était en train d’écrire, un mélange de fiction et de  réel qui laissait libre cours aux lecteurs d’imaginer l’histoire qu’ils avaient envie d’écouter, celle qui leur parlait car rappelant d’autres souvenirs de leur vie.
Elle se mit à penser à cet homme qui en lui faisant l’amour l’appelait par son prénom. Elle ne savait pas exactement pourquoi mais son plaisir en a été changé.
Etrange ces longues premières conversations d’amants, cette jouissance de s’expliquer à l’autre,…son enfance,… ses désirs,… ses peurs.
Il l’aidait par ses mots à retrouver quelque chose qui n’était pas inconnu mais enfoui, une empreinte profonde qu’autre chose avait recouverte mais pas effacée.
L’évidence étonnante d’une connaissance intime, ce n’était pas une simple sensation d’ordre sexuel, même si ça l’était aussi, mais en lui faisant l’amour  et l’appelant par son prénom,il lui a rendu ce qui est semblable et ce qui est unique, il lui avait rendu son identité .
Ce qui est commun a tout le monde et pourtant n’est qu’à soi.…
  
Quel est le moment précis où le réel s’est transformé en irréel, la réalité en rêverie? Où était la frontière ? Où est la frontière ?” Milan Kundera, L’identité

 

Premier sourire de printemps

Tandis qu’à leur oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.
Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir !

(Théophile GAUTIER   (1811-1872)

 

Les Fleurs…naissent dans un mystére

 

Les fleurs :  Elles naissent dans un mystère
                    Et jaillissent de la terre,
                    Avec toutes les couleurs,
                    Elles apportent le bonheur…
 Les fleurs     
 

Dans la rosée elles s’ouvrent
Et le soir elles se couvrent,
Sans faire le moindre bruit
Pour s’endormir la nuit.

 
Elles cherchent le soleil
Qui passe dans le ciel,
Elles se gorgent de chaleur
Et adorent la douceur.

 
Elles invitent les abeilles
A boire dans leur stigmate,
Pour emplir des corbeilles
De pollens dans leurs pattes

 
Travaillant de longues heures
Elles emportent en leurs mains
Des grandes prairies de fleurs
Qui renaîtront demain…

 
Les fleurs ont un langage
Qui parle aux gens sages,
Pour leur dire en silence
Tout l’amour que l’on pense …      
     
 
Nobles fleurs d’élevages
Qui font de longs voyages,
Petites fleurs des champs
Que ramassent les enfants.

 
        Elles viennent en visite
        Pour montrer qu’on existe,
        Elles consolent ceux qui pleurent
        Et fleurissent ceux qui meurent …
 Les fleurs
 
        Si la vie est trop dure
        Va donc dans la nature.
        0uvre bien grand ton coeur
        Pour y mettre des fleurs

 
        Respire tous leurs parfums
        Sans y mettre les mains,
        Pour que même fanées,
        Elles reviennent chaque année …  
Les fleurs

(j-c Brinette)

Écrire …

Écrire, c’est entré en contact avec quelque chose de très lointain. A partir du moment où le moi ne commande plus, où la pensée consciente n’est plus seule à diriger l’écriture, le langage semble libérer une énergie qui doit être à la fois celle de sa matière même, une matière chargée de siècles de culture et d’histoire, et celle du corps, donc de l’inconscient qui, soudain, prend la parole. Vous touchez alors à quelque chose qui, tout en étant le présent même, est chargé d’un passé immémorial, comme la crête d’une lame de fond. Vous ne dominez plus votre langage, comme on dit, c’est lui qui vous domine. Toute distance s’évanouit. Or, plus vous entrez dans le langage, plus vous vous tenez au plus près de lui, plus il s’ouvre, plus il se creuse d’une profondeur infinie. Et c’est elle qui s’entend à travers votre voix.