Loisirs

LETTRE A MAMAN : « BOITE POSTALE dans LE CIEL ET LES ETOILES »

 

 

à l’occasion de la fête des mères:

Ma chère Maman,

"Je n’ai jamais pu te dire je t’aime," te serrer sur mon coeur si fort que j’en aurais sûrement perdu ma respiration.
Je t’ai attendu si longtemps en priant tous les saints du ciel pour qu’ils te protègent afin qu’il ne t’arrive jamais rien.
En ce début juin 1940, les aviateurs allemands sillonnaient le ciel de Paris.
Impérieux, ils s’étaient emparés de nos rues, de nos bars, de nos théâtres en ce croyant les maîtres de notre univers.
Toi Maman que faisais tu ce soir là parmi ces occupants? Lequel d’entre eux avait su te séduire pour que tu lui donne tes seize ans?
Tu te fis arrêter dans un bar par la police française qui t’emmena aux enfants secourus de la Seine. Qu’avais tu fais pour que ton père ne revint pas te chercher?
Ma petite Maman tu as payé très cher ce moment d’abandon de toi même.

Je n’ai jamais pu te dire "Maman je t’aime." Tu n’a jamais pu comblé mon manque de toi.
Un homme c’est octroyé le droit de nous séparés. Il était directeur responsable de l’assistance Publique. Cette fonction lui donnait le droit de te juger coupable d’aimer. Que c’était-il passé pour que ce directeur nous empêche de nous revoir?
Tu voulais être une bonne Maman digne d’élever ton enfant, mais, tu n’étais encore qu’une adolescente de seize ans, et tu avais cru à l’amour de ce séducteur.
Tu ma laissée à la garde d’une famille d’accueil dans le centre de la France. Toi, tu es repartie à Paris.
Tu voulais retrouver cet homme qui était mon père. Tu désirais qu’il assume sa paternité.
Le directeur te fis rechercher par la police, il disait que tu étais une fugitive. Tu pris peur et alla demander de l’aide à ton père qui n’avait eu d’autre solution que celle de t’en mener en Allemagne ou il était requis pour le travail obligatoire. Tu le suivis.
De Berlin tu écrivit des lettres que tu envoya à ma famille d’accueil. Celle ci ne le dira jamais au directeur de l’assistance Publique. A cause de ce non-dit on considéra que tu m’avais abandonnée.
En Allemagne tu as commis un acte de sabotage pendant ton travail. On te fit prisonnière, tu revins du camp d’internement malade.
A ton retour en France tu voulu me récupérer. Ma douce Maman … tu ne le savais pas encore… mais je ne t’appartenais plus. J’étais devenue un numéro matricule, j’étais une enfant de l’assistance Publique.
Je sais Maman, que tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir pour me reprendre, mais ce fut sans compter sur l’autorité de ce directeur qui t’informa que tu n’avais plus aucun droit sur moi.
Tes lettres manifeste tes nombreuses demandes pour me reprendre. Elles furent archivées par l’Administration des services sociaux, elles sont aujourd’hui en ma possession.
Maman, dans ton petit coin de ciel tu peux à présent te reposer.
Un jour viendra où j’irais te retrouver dans ton ciel étoilés pour ne plus jamais être séparée de toi.

                                                                                                                                          Ton enfant.

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